Détails du sujet
Profil clinique, biologique et facteurs associés au paludisme grave chez les moins de 0-5ans: CAS DE L'HÔPITAL DE KYESHERO
Résumé
Auteur : POKA SIPOWA
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-16 20:13:39
Mots clés
Profil biologique ; profil clinique
Intérêt
L’intérêt de ce mémoire se situe à plusieurs niveaux.
Sur le plan scientifique, cette étude permettra de mieux décrire le profil clinique et biologique du paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans. Elle permettra également d’identifier les principaux facteurs associés à la survenue des formes graves. Les résultats pourront servir de référence pour d’autres recherches sur le paludisme pédiatrique dans la ville de Goma et au Nord-Kivu.
Sur le plan clinique, l’étude permettra d’identifier les signes cliniques et les anomalies biologiques fréquemment rencontrés chez les enfants atteints de paludisme grave. Ces informations pourront aider les professionnels de santé à reconnaître rapidement les signes de gravité et à orienter la prise en charge des enfants à risque de complications.
Sur le plan de santé publique, l’étude permettra d’identifier certains facteurs associés au paludisme grave, notamment les facteurs liés à la prévention, au recours aux soins, à l’état nutritionnel et au retard de consultation. Ces informations pourront contribuer à renforcer les stratégies de prévention et à réduire les complications et les décès liés au paludisme chez les enfants de moins de 5 ans.
Sur le plan hospitalier, les résultats pourront fournir à l’Hôpital de Kyeshero des données locales sur les caractéristiques des enfants atteints de paludisme grave. Ils pourront contribuer à améliorer la surveillance, le diagnostic précoce et la prise en charge des cas graves.
Sur le plan académique, ce travail contribuera à l’enrichissement des connaissances sur le paludisme grave chez l’enfant en RDC. Il pourra également servir de document de référence pour les étudiants, chercheurs et professionnels de santé intéressés par cette problématique.
Problématique
Le paludisme grave constitue une urgence médicale chez l’enfant. Son évolution peut être rapide et entraîner des complications neurologiques, respiratoires, hématologiques, métaboliques ou rénales. Chez les enfants de moins de 5 ans, l’anémie sévère, l’hypoglycémie, les convulsions, les troubles de la conscience et la détresse respiratoire font partie des complications particulièrement importantes. [4,5]
La charge du paludisme reste particulièrement élevée en Afrique subsaharienne. En 2024, la Région africaine de l’OMS comptait environ 265 millions de cas et 579 000 décès dus au paludisme. Les enfants de moins de 5 ans représentaient environ 76 % des décès liés au paludisme dans cette région. Cette forte mortalité souligne la nécessité d’identifier rapidement les enfants présentant un risque élevé de développer une forme grave. [2]
La RDC contribue de manière importante à cette mortalité. Elle figurait en 2024 parmi les trois pays représentant ensemble plus de la moitié des décès dus au paludisme dans la Région africaine de l’OMS, avec environ 11,7 % des décès régionaux. La persistance de cette situation montre que les stratégies de prévention, de diagnostic précoce et de prise en charge doivent continuer à être renforcées, particulièrement chez les jeunes enfants. [2]
La situation devient plus préoccupante lorsque le paludisme survient chez un enfant présentant d’autres facteurs de vulnérabilité. La malnutrition, l’anémie, les infections associées et le retard dans l’accès aux soins peuvent aggraver l’état clinique. En 2024, une situation de morbidité observée dans la zone de santé de Panzi, en RDC, a notamment montré que les enfants de moins de 5 ans étaient disproportionnellement touchés par les formes sévères et les décès, dans un contexte associant paludisme, infections respiratoires, malnutrition et difficultés d’accès aux soins. [9]
L’identification des facteurs associés au paludisme grave présente donc un intérêt clinique et de santé publique. La connaissance de ces facteurs peut permettre aux professionnels de santé d’identifier plus rapidement les enfants à risque, de renforcer leur surveillance et d’orienter rapidement les examens complémentaires et les mesures thérapeutiques nécessaires.
Malgré l’existence de données nationales et de travaux réalisés dans certaines villes de la RDC, les données locales concernant le profil clinique et biologique du paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans restent limitées dans plusieurs structures hospitalières. Il est donc pertinent d’étudier cette situation à l’Hôpital de Kyeshero afin de déterminer les manifestations observées chez les enfants concernés et les facteurs associés à la gravité.
La présente étude cherchera ainsi à répondre à la nécessité de disposer de données propres à l’Hôpital de Kyeshero sur le paludisme grave chez les moins de 5 ans. Ces données pourront contribuer à améliorer la reconnaissance précoce des signes de gravité, la prise en charge hospitalière et la prévention des complications. Plan provisoire
Hypothèses
HYPOTHÈSES DE RECHERCHE
Hypothèse générale
Le paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans pris en charge à l’Hôpital de Kyeshero présenterait un profil clinique et biologique caractéristique et serait associé à certains facteurs sociodémographiques, cliniques, nutritionnels, préventifs et liés au recours aux soins.
Hypothèses spécifiques
Le paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans à l’Hôpital de Kyeshero serait principalement caractérisé par la fièvre, l’anémie sévère, les convulsions, les troubles de la conscience, la détresse respiratoire et la prostration.
Les principales anomalies biologiques associées au paludisme grave seraient l’anémie sévère, l’hypoglycémie, l’hyperparasitémie et les anomalies de la fonction rénale.
L’âge inférieur à 5 ans, la malnutrition, l’anémie, l’absence ou la mauvaise utilisation de moustiquaires imprégnées, l’automédication et le retard de consultation seraient associés à la survenue du paludisme grave.
La présence de plusieurs critères de gravité clinique ou biologique serait associée à une évolution défavorable, notamment aux complications et au décès.
La précocité de la consultation et de la prise en charge serait associée à une meilleure évolution clinique des enfants atteints de paludisme grave Méthodes
Rétrospective Bibliographie
1. Organisation mondiale de la Santé. Paludisme. Genève : OMS, 2025.
2. World Health Organization. World malaria report 2025. Geneva: World Health Organization; 2025.
World Health Organization. Malaria 2025: 3.Democratic Republic of the Congo country profile. Geneva: WHO; 2026.
4. World Health Organization. WHO Guidelines for malaria. Geneva: World Health Organization; 2022.
World Health Organization. WHO Guidelines for malaria. Geneva: World Health Organization; 2022. 5.Critères de définition et de prise en charge du paludisme grave.
7.Likwela JL, et al. Influence of the age and the level of transmission on the clinical and biological expression of severe malaria in children. Kinshasa, Democratic Republic of Congo. 2016.
8. Tshefu A, et al. Severe malaria in children: a descriptive report from Kinshasa, the Democratic Republic of Congo. Malaria Journal. 2015.
9. Organisation mondiale de la Santé. Prise en charge du paludisme grave : guide pratique. Troisième édition. Genève : OMS; 2013.
10. World Health Organization. Acute respiratory infections complicated by malaria, Democratic Republic of the Congo. Disease Outbreak News. 27 December 2024.
11. Hôpital de Kyeshero. Présentation et informations institutionnelles de l’Hôpital 8ème CEPAC de Kyeshero, Goma, Nord-Kivu, République démocratique du Congo.
Directeur & Encadreur
Directeur: Prof Munyumu Prof MUNYUMU
Encadreur: Dr Aimée Dr Aimée
Status
Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
Profil clinique, biologique et facteurs associés au paludisme grave chez les moins de 0-5ans: CAS DE L'HÔPITAL DE KYESHERO
Résumé
Auteur : POKA SIPOWA
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-16 20:13:39
Mots clés
Profil biologique ; profil cliniqueIntérêt
L’intérêt de ce mémoire se situe à plusieurs niveaux.Sur le plan scientifique, cette étude permettra de mieux décrire le profil clinique et biologique du paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans. Elle permettra également d’identifier les principaux facteurs associés à la survenue des formes graves. Les résultats pourront servir de référence pour d’autres recherches sur le paludisme pédiatrique dans la ville de Goma et au Nord-Kivu.
Sur le plan clinique, l’étude permettra d’identifier les signes cliniques et les anomalies biologiques fréquemment rencontrés chez les enfants atteints de paludisme grave. Ces informations pourront aider les professionnels de santé à reconnaître rapidement les signes de gravité et à orienter la prise en charge des enfants à risque de complications.
Sur le plan de santé publique, l’étude permettra d’identifier certains facteurs associés au paludisme grave, notamment les facteurs liés à la prévention, au recours aux soins, à l’état nutritionnel et au retard de consultation. Ces informations pourront contribuer à renforcer les stratégies de prévention et à réduire les complications et les décès liés au paludisme chez les enfants de moins de 5 ans.
Sur le plan hospitalier, les résultats pourront fournir à l’Hôpital de Kyeshero des données locales sur les caractéristiques des enfants atteints de paludisme grave. Ils pourront contribuer à améliorer la surveillance, le diagnostic précoce et la prise en charge des cas graves.
Sur le plan académique, ce travail contribuera à l’enrichissement des connaissances sur le paludisme grave chez l’enfant en RDC. Il pourra également servir de document de référence pour les étudiants, chercheurs et professionnels de santé intéressés par cette problématique.
Problématique
Le paludisme grave constitue une urgence médicale chez l’enfant. Son évolution peut être rapide et entraîner des complications neurologiques, respiratoires, hématologiques, métaboliques ou rénales. Chez les enfants de moins de 5 ans, l’anémie sévère, l’hypoglycémie, les convulsions, les troubles de la conscience et la détresse respiratoire font partie des complications particulièrement importantes. [4,5]La charge du paludisme reste particulièrement élevée en Afrique subsaharienne. En 2024, la Région africaine de l’OMS comptait environ 265 millions de cas et 579 000 décès dus au paludisme. Les enfants de moins de 5 ans représentaient environ 76 % des décès liés au paludisme dans cette région. Cette forte mortalité souligne la nécessité d’identifier rapidement les enfants présentant un risque élevé de développer une forme grave. [2]
La RDC contribue de manière importante à cette mortalité. Elle figurait en 2024 parmi les trois pays représentant ensemble plus de la moitié des décès dus au paludisme dans la Région africaine de l’OMS, avec environ 11,7 % des décès régionaux. La persistance de cette situation montre que les stratégies de prévention, de diagnostic précoce et de prise en charge doivent continuer à être renforcées, particulièrement chez les jeunes enfants. [2]
La situation devient plus préoccupante lorsque le paludisme survient chez un enfant présentant d’autres facteurs de vulnérabilité. La malnutrition, l’anémie, les infections associées et le retard dans l’accès aux soins peuvent aggraver l’état clinique. En 2024, une situation de morbidité observée dans la zone de santé de Panzi, en RDC, a notamment montré que les enfants de moins de 5 ans étaient disproportionnellement touchés par les formes sévères et les décès, dans un contexte associant paludisme, infections respiratoires, malnutrition et difficultés d’accès aux soins. [9]
L’identification des facteurs associés au paludisme grave présente donc un intérêt clinique et de santé publique. La connaissance de ces facteurs peut permettre aux professionnels de santé d’identifier plus rapidement les enfants à risque, de renforcer leur surveillance et d’orienter rapidement les examens complémentaires et les mesures thérapeutiques nécessaires.
Malgré l’existence de données nationales et de travaux réalisés dans certaines villes de la RDC, les données locales concernant le profil clinique et biologique du paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans restent limitées dans plusieurs structures hospitalières. Il est donc pertinent d’étudier cette situation à l’Hôpital de Kyeshero afin de déterminer les manifestations observées chez les enfants concernés et les facteurs associés à la gravité.
La présente étude cherchera ainsi à répondre à la nécessité de disposer de données propres à l’Hôpital de Kyeshero sur le paludisme grave chez les moins de 5 ans. Ces données pourront contribuer à améliorer la reconnaissance précoce des signes de gravité, la prise en charge hospitalière et la prévention des complications.
Plan provisoire
Hypothèses
HYPOTHÈSES DE RECHERCHEHypothèse générale
Le paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans pris en charge à l’Hôpital de Kyeshero présenterait un profil clinique et biologique caractéristique et serait associé à certains facteurs sociodémographiques, cliniques, nutritionnels, préventifs et liés au recours aux soins.
Hypothèses spécifiques
Le paludisme grave chez les enfants de moins de 5 ans à l’Hôpital de Kyeshero serait principalement caractérisé par la fièvre, l’anémie sévère, les convulsions, les troubles de la conscience, la détresse respiratoire et la prostration.
Les principales anomalies biologiques associées au paludisme grave seraient l’anémie sévère, l’hypoglycémie, l’hyperparasitémie et les anomalies de la fonction rénale.
L’âge inférieur à 5 ans, la malnutrition, l’anémie, l’absence ou la mauvaise utilisation de moustiquaires imprégnées, l’automédication et le retard de consultation seraient associés à la survenue du paludisme grave.
La présence de plusieurs critères de gravité clinique ou biologique serait associée à une évolution défavorable, notamment aux complications et au décès.
La précocité de la consultation et de la prise en charge serait associée à une meilleure évolution clinique des enfants atteints de paludisme grave
Méthodes
RétrospectiveBibliographie
1. Organisation mondiale de la Santé. Paludisme. Genève : OMS, 2025.2. World Health Organization. World malaria report 2025. Geneva: World Health Organization; 2025.
World Health Organization. Malaria 2025: 3.Democratic Republic of the Congo country profile. Geneva: WHO; 2026.
4. World Health Organization. WHO Guidelines for malaria. Geneva: World Health Organization; 2022.
World Health Organization. WHO Guidelines for malaria. Geneva: World Health Organization; 2022. 5.Critères de définition et de prise en charge du paludisme grave.
7.Likwela JL, et al. Influence of the age and the level of transmission on the clinical and biological expression of severe malaria in children. Kinshasa, Democratic Republic of Congo. 2016.
8. Tshefu A, et al. Severe malaria in children: a descriptive report from Kinshasa, the Democratic Republic of Congo. Malaria Journal. 2015.
9. Organisation mondiale de la Santé. Prise en charge du paludisme grave : guide pratique. Troisième édition. Genève : OMS; 2013.
10. World Health Organization. Acute respiratory infections complicated by malaria, Democratic Republic of the Congo. Disease Outbreak News. 27 December 2024.
11. Hôpital de Kyeshero. Présentation et informations institutionnelles de l’Hôpital 8ème CEPAC de Kyeshero, Goma, Nord-Kivu, République démocratique du Congo.
Directeur & Encadreur
Directeur: Prof Munyumu Prof MUNYUMUEncadreur: Dr Aimée Dr Aimée
Status
Décision ou observation:Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
