Détails du sujet
Connaissances, attitudes et pratiques des habitants de Goma concernant la maladie à virus Ebola : Cas des adultes de l’aire de santé de Kyeshero, du 1er septembre au 31 décembre 2026.
Résumé
Auteur : BAKANGANA MWIZA
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-13 10:32:33
Mots clés
-Maladie à virus Ebola ; -Santé communautaire ; -Epidémie ; -Connaissances, attitudes et pratiques ; -Goma ; République démocratique du Congo.
Intérêt
1. Intérêt scientifique
Cette étude présente un intérêt scientifique en ce qu’elle permettra de produire des données locales sur le niveau de connaissances, les attitudes et les pratiques des habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero concernant la maladie à virus Ebola.
2. Intérêt en santé publique
Cette étude permettra d’identifier les éventuelles insuffisances en matière d’information sanitaire, les perceptions erronées et les comportements susceptibles de limiter l’efficacité des mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola. Les résultats pourront contribuer à l’amélioration des stratégies de communication des risques et d’engagement communautaire dans la Zone de santé de Goma. Ils pourront également aider les acteurs sanitaires à adapter les messages de sensibilisation aux réalités locales, en tenant compte des connaissances et représentations de la population.
3. Intérêt communautaire
Pour la communauté de l’aire de santé de Kyeshero, cette étude représente une opportunité de mieux comprendre les perceptions et les pratiques locales concernant la maladie à virus Ebola.
Les informations obtenues pourront contribuer à renforcer les actions d’éducation sanitaire, à promouvoir les comportements favorables à la prévention et à réduire les obstacles liés à la désinformation, à la peur ou à la stigmatisation.
Une meilleure compréhension des réalités communautaires permettra également de favoriser une relation plus efficace entre la population et les structures sanitaires, élément indispensable dans la gestion des maladies à potentiel épidémique.
4. Intérêt pour la zone de santé de Goma et les décideurs sanitaires
Les résultats de cette étude pourront fournir aux responsables de la Zone de santé de Goma et aux autres acteurs impliqués dans la surveillance épidémiologique des informations utiles pour :
-Planifier des interventions de sensibilisation ciblées ;
-Renforcer la préparation communautaire ;
-Améliorer les stratégies de communication des risques ;
-Identifier les groupes nécessitant une attention particulière ;
-Orienter les décisions relatives à la prévention et au contrôle de la maladie à virus Ebola.
Ainsi, cette étude pourra constituer une base de données locale pouvant soutenir les actions futures de santé publique dans l’aire de santé de Kyeshero et contribuer aux efforts globaux de lutte contre la maladie à virus Ebola.
Problématique
La maladie à virus Ebola (MVE) est une zoonose virale aiguë, grave et potentiellement mortelle, provoquée par des virus appartenant au genre Ebolavirus de la famille des Filoviridae. Elle se manifeste généralement par un syndrome fébrile aigu pouvant évoluer vers des formes sévères caractérisées notamment par des troubles digestifs, des manifestations hémorragiques, une défaillance multiviscérale et un état de choc dans les formes avancées. Le taux de létalité varie selon les espèces virales impliquées, les conditions de prise en charge et la rapidité d’accès aux soins de soutien précoces et à un traitement spécifique, pouvant atteindre des proportions importantes lors des flambées non contrôlée. Au cours des épidémies passées, on a enregistré des taux allant de 25 % à 90 %. La transmission du virus Ebola survient principalement par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou les liquides biologiques d’une personne infectée, vivante ou décédée. Les pratiques funéraires impliquant un contact rapproché avec les corps des personnes décédées ainsi que certains comportements communautaires peuvent favoriser la propagation du virus lors des flambées. La transmission zoonotique, notamment à partir d’animaux sauvages infectés, constitue également une voie d’introduction possible du virus dans la population humaine. Son contrôle repose sur un ensemble d’interventions comprenant la surveillance épidémiologique, la recherche des contacts, le diagnostic précoce, la prévention et le contrôle des infections, les soins de soutien, les enterrements sûrs et dignes, la vaccination lorsqu’elle est indiquée, ainsi que la communication des risques et l’engagement communautaire (1-4).
La première apparition documentée par la communauté scientifique de la MVE remonte à 1976, lors de deux flambées simultanées au Soudan du Sud (alors Soudan) et dans l’actuelle République démocratique du Congo (RDC) dans un village situé aux abords de la rivière Ebola dans la localité de Yambuku dans l`ancienne province de l’Équateur. Depuis lors, plusieurs épisodes épidémiques ont été rapportés principalement en Afrique centrale et occidentale, faisant d’Ebola une menace récurrente pour la santé publique mondiale. La RDC a depuis connu de nombreuses flambées, et celle survenue principalement au Nord-Kivu et en Ituri entre août 2018 et juin 2020 a constitué la deuxième plus importante épidémie de MVE jamais enregistrée, avec 3 470 cas, dont 3 317 confirmés et 153 probables, et 2 287 décès, soit une létalité globale de 66 %. Plus de 250 000 contacts ont été enregistrés au cours de cette épidémie (4,5).
Cette expérience a montré que la maîtrise d’une épidémie ne dépend pas uniquement des capacités médicales et épidémiologiques, mais également de l’adhésion des populations aux mesures de prévention. Dans une enquête populationnelle menée auprès de 961 adultes à Beni et Butembo, seuls 31,9 % des participants déclaraient faire confiance aux autorités locales pour représenter leurs intérêts, tandis que 25,5 % estimaient que l’épidémie d’Ebola n’était pas réelle. La faible confiance institutionnelle et la croyance en certaines informations erronées étaient associées à une moindre adoption de comportements préventifs, notamment l’acceptation de la vaccination et le recours aux soins formels (6,7).
Dans le même contexte, une étude menée dans l’Est de la RDC a montré que la résistance sociale à la riposte pouvait être alimentée par la méfiance envers les équipes d’intervention, la perception d’insuffisances dans la réponse et le sentiment que certaines pratiques culturelles, notamment funéraires, n’étaient pas suffisamment prises en compte (8).
Une étude mixte réalisée auprès de 800 adultes dans le Nord-Kivu et l’Ituri a par ailleurs montré que les communautés participaient principalement à la diffusion de l’information, alors qu’elles estimaient pouvoir contribuer davantage si elles étaient plus pleinement associées à la réponse (9). L’implication des organisations de la société civile et des groupes communautaires a également été jugée importante, malgré des difficultés liées notamment à l’insécurité, à la sensibilisation insuffisante et au non-respect de certaines mesures de sécurité (10).
Les attitudes communautaires sont également importantes dans l’acceptation des interventions préventives. Dans le Nord-Kivu, une étude réalisée auprès de 438 professionnels de santé en 2021 a montré que, parmi ceux auxquels le vaccin contre Ebola avait été proposé, 99,0 % l’avaient finalement reçu, mais seulement 70,2 % l’avaient accepté dès la première proposition, suggérant l’influence de facteurs liés aux perceptions et à la confiance (11). Chez les membres des communautés considérées à haut risque dans le Nord-Kivu, les perceptions relatives à la gravité d’Ebola, à l’efficacité et à la sécurité du vaccin ainsi que la confiance envers les acteurs de la vaccination étaient également associées à l’acceptation vaccinale (12).
Les expériences d’autres pays africains confirment l’importance de ces dimensions. Au Nigeria, une enquête CAP multicentrique menée auprès de 1035 participants a mis en évidence des niveaux variables de connaissances, attitudes et pratiques, avec des insuffisances particulièrement marquées concernant les pratiques préventives et la persistance de certaines croyances erronées (13). En Sierra Leone, une enquête nationale réalisée auprès de 1413 personnes a montré que, malgré une connaissance largement répandue de la maladie, certaines lacunes persistaient : seuls 60 % des participants pouvaient citer spontanément la fièvre, la diarrhée et les vomissements comme signes d’Ebola, tandis que 41 % croyaient que le lavage avec de l’eau salée et chaude pouvait prévenir la maladie. Par ailleurs, 95 % exprimaient au moins une attitude discriminatoire envers les survivants (14).
Une enquête menée dans trois communautés de Sierra Leone auprès de 466 personnes a également montré l’intérêt d’évaluer conjointement les connaissances, les attitudes, les pratiques et la perception du risque dans la prévention et le contrôle d’Ebola (15). D’autres enquêtes nationales ont montré que la perception du risque était influencée par les connaissances, les informations reçues et les comportements adoptés (16). Au cours de l’épidémie de Sierra Leone, l’évolution des connaissances, attitudes et pratiques a d’ailleurs accompagné une amélioration de plusieurs comportements préventifs, notamment l’acceptation des survivants et le recours aux pratiques funéraires sûres, soulignant l’importance d’un engagement communautaire adapté au contexte et évolutif au cours de l’épidémie (17).
Les représentations familiales, sociales et culturelles peuvent également conditionner l’acceptabilité des mesures de contrôle. Une étude qualitative menée en Sierra Leone a montré que certaines interventions pouvaient être perçues comme difficiles à concilier avec les normes familiales et culturelles, notamment lorsqu’elles concernaient l’isolement des malades ou les pratiques funéraires (18). La stigmatisation constitue par ailleurs une conséquence durable de l’expérience d’Ebola : une étude menée auprès de 358 survivants en Sierra Leone a montré une association entre la stigmatisation liée à Ebola et le recours aux soins informels, tandis qu’une étude réalisée en 2021 auprès de 595 survivants et 403 contacts proches a retrouvé une persistance importante de la stigmatisation plusieurs années après l’épidémie (19-20).
La menace des maladies à virus Ebola demeure par ailleurs actuelle en RDC. En septembre 2025, une seizième flambée de MVE a été déclarée dans la province du Kasaï, avec 64 cas, dont 53 confirmés et 11 probables, et 45 décès, soit une létalité de 70,3 %, avant sa déclaration de fin le 1er décembre 2025 (6). En mai 2026, une nouvelle flambée, cette fois due au virus Bundibugyo, a été déclarée en RDC. Au 15 juillet 2026, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rapportait 2124 cas confirmés et 828 décès en RDC, avec des cas rapportés dans 46 zones de santé, dont 11 au Nord-Kivu (21).
Cette situation récente rappelle la nécessité de maintenir des communautés informées, préparées et capables d’adopter rapidement les mesures de prévention et de contrôle recommandées. Ainsi, les connaissances, attitudes et pratiques constituent des dimensions essentielles à explorer dans une population exposée à un risque épidémique récurrent.
Dans la ville de Goma, particulièrement l’aire de santé de Kyeshero comprise dans la Zone de santé de Goma, les données spécifiques décrivant le niveau de connaissances, les attitudes et les pratiques des habitants adultes concernant la maladie à virus Ebola restent limitées. Cette absence d’informations locales constitue une difficulté pour l’adaptation des interventions de communication des risques, de sensibilisation communautaire et de préparation aux éventuelles flambées futures.
La réalisation d’une enquête CAP auprès des habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero permettra donc de mieux comprendre leur niveau d’information, leurs perceptions ainsi que leurs comportements face à la maladie à virus Ebola. Les résultats obtenus pourront contribuer à l’identification des besoins en éducation sanitaire et à l’amélioration des stratégies locales de prévention et de contrôle des infections.
Ainsi, cette étude se propose de répondre à la question suivante :
Quelles sont les connaissances, attitudes et pratiques des habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero dans la Zone de santé de Goma concernant la maladie à virus Ebola, durant la période de septembre à décembre 2026 ? Plan provisoire
Notre travail sera structuré selon le plan suivant :
INTRODUCTION GÉNÉRALE
1.Le contexte général de la maladie à virus Ebola et son importance en santé publique ;
2.La situation épidémiologique mondiale, africaine et congolaise de la maladie à virus Ebola ;
3.L’importance des connaissances, attitudes et pratiques communautaires dans la prévention des épidémies ;
4.La problématique ;
5.L’intérêt de l’étude ;
6.Les objectifs ;
7.Les hypothèses.
CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTÉRATURE
I.1. Généralités sur la maladie à virus Ebola :
1.Définition ;
2.Historique et découverte du virus ;
3.Agent causal ;
4.Réservoir naturel ;
5.Modes de transmission ;
6.Physiopathologie ;
7.Manifestations cliniques ;
8.Diagnostic ;
9.Prise en charge ;
10.Prévention et contrôle ;
11.Vaccination contre Ebola.
I.2. Épidémiologie de la maladie à virus Ebola :
1.Situation mondiale ;
2.Situation en Afrique ;
3.Historique des flambées en République démocratique du Congo ;
4.Particularités des épidémies du Nord-Kivu et de l’Ituri ;
5.Enjeux de surveillance et de préparation.
I.3. Approche communautaire dans la lutte contre Ebola :
1.Rôle des communautés dans la prévention ;
2.Communication des risques ;
3.Engagement communautaire ;
4.Influence des perceptions sociales et culturelles ;
5.Impact des rumeurs et de la désinformation.
I.4. Études sur les connaissances, attitudes et pratiques concernant Ebola :
1.Les principales études CAP réalisées en Afrique ;
2.Les niveaux de connaissances rapportés ;
3.Les attitudes des populations face à Ebola ;
4.Les pratiques préventives observées ;
5.Les facteurs associés aux bons ou mauvais comportements.
CHAPITRE II : MATÉRIELS ET MÉTHODES
II.1. Cadre de l’étude
1.Présentation de la RDC ;
2.Province du Nord-Kivu ;
3.Ville de Goma ;
4.Zone de santé de Goma ;
5.Aire de santé de Kyeshero.
II.2. Type et période d’étude
1.Type d’étude ;
2.Période d’étude.
II.3. Population d’étude
1.Population cible ;
2.Critères d’inclusion ;
3.Critères d’exclusion.
II.4. Échantillonnage
1.Méthode d’échantillonnage ;
2.Calcul de la taille de l’échantillon.
II.5. Variables étudiées
1.Variables dépendantes ;
2.Variables indépendantes.
II.6. Technique et outil de collecte des données
1.Questionnaire ;
2.Procédure de collecte.
II.7. Analyse des données
1.Traitement informatique ;
2.Méthodes statistiques.
II.8. Considérations éthiques
1.Consentement ;
2.Confidentialité ;
3.Autorisations.
CHAPITRE III : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS
III.1. Caractéristiques sociodémographiques des participants
1.Âge ;
2.Sexe ;
3.Niveau d’instruction ;
4.Profession ;
5.Autres caractéristiques.
III.2. Niveau de connaissances sur Ebola
1.Réponses aux différentes questions ;
2.Score global de connaissances.
III.3. Attitudes des participants
1.Perceptions ;
2.Opinions ;
3.Niveau d’acceptabilité des mesures préventives.
III.4. Pratiques communautaires
1.Comportements préventifs ;
2.Recours aux soins ;
3.Pratiques à risque éventuelles.
III.5. Facteurs associés aux connaissances, attitudes et pratiques
1.Caractéristiques sociodémographiques ;
2.Exposition à l’information ;
3.Expérience antérieure ;
4.Niveau de CAP.
CHAPITRE IV : DISCUSSION
CONCLUSION
RECOMMANDATIONS
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES Hypothèses
1. Hypothèse générale
Les habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero dans la Zone de santé de Goma disposent d’un niveau de connaissances, d’attitudes et de pratiques variables concernant la maladie à virus Ebola, avec l’existence possible d’insuffisances pouvant influencer l’adoption des mesures de prévention.
2. Hypothèses spécifiques
-Une proportion importante des habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero possède des connaissances insuffisantes concernant la maladie à virus Ebola, notamment sur ses modes de transmission, ses signes cliniques et les moyens de prévention.
-Les attitudes des habitants adultes envers la maladie à virus Ebola sont influencées par leurs perceptions du risque, leur niveau de confiance envers les structures sanitaires et les informations reçues.
-Certaines pratiques communautaires des habitants adultes pourraient ne pas être totalement conformes aux mesures recommandées de prévention et de contrôle de la maladie à virus Ebola.
-Le niveau de connaissances, les attitudes et les pratiques concernant la maladie à virus Ebola pourraient varier selon certaines caractéristiques sociodémographiques des participants (âge, sexe, niveau d’instruction, profession, antécédents d’exposition à l’information sanitaire sur Ebola). Méthodes
1. Type et période d`étude
-Il s’agira d’une étude prospective, analytique, de type transversal.
-L’étude sera menée durant la période allant du 1er septembre au 31 décembre 2026.
2. Cadre d`étude
L’étude sera réalisée dans l’aire de santé de Kyeshero, appartenant à la Zone de santé de Goma, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Le choix de cette aire de santé se justifie par son appartenance à un environnement urbain caractérisé par une forte densité de population, une mobilité importante des habitants et une exposition aux enjeux liés aux maladies infectieuses émergentes.
3. Population d`étude
La population d’étude sera constituée d`individus adultes résidant dans l’aire de santé de Kyeshero, Zone de santé de Goma.
Le choix de cette population se justifie par le fait que les adultes participent activement aux décisions familiales et communautaires relatives à la prévention, à la recherche des soins et à l’adoption des comportements sanitaires.
4. Critères de sélection
Critères d’inclusion
Seront inclus dans l’étude : toute personne âgée de 18 ans ou plus, résidant dans l’aire de santé de Kyeshero pendant la période de l’étude et acceptant volontairement de participer à l’enquête après information et consentement éclairé.
Critères d`exclusion
Seront exclus : les personnes âgées de moins de 18 ans ; les personnes ne résidant pas dans l’aire de santé de Kyeshero pendant la période de l’étude ; les personnes incapables de répondre au questionnaire au moment de l’enquête ; les personnes refusant de participer à l’étude.
5.5. Echantillonnage et taille de l`échantillon
Technique d’échantillonnage
Un échantillonnage probabiliste en grappes à deux degrés sera utilisé.
Taille de l’échantillon
La taille de l’échantillon sera calculée à partir de la formule de Schwartz :
n =
Où :
-n = taille minimale de l’échantillon ;
-Z = valeur correspondant au niveau de confiance de 95% (soit 1,96) ;
-p = proportion attendue du phénomène étudié. En absence de données locales précises sur le niveau de connaissances concernant Ebola, une proportion théorique de 50 % pourra être utilisée afin d’obtenir la taille maximale nécessaire ;
-q = proportion complémentaire de p (q=1-p) ;
-d = marge d’erreur souhaitée (fixée à 0,05%).
6. Variables de l’étude
Les variables étudiées seront regroupées en deux catégories :
6.1. Variables dépendantes
Niveau de connaissances concernant la maladie à virus Ebola
Cette variable évaluera les informations détenues par les participants concernant : La définition de la maladie à virus Ebola ; Les signes et symptômes ; Les modes de transmission ; Les moyens de prévention ; La conduite à tenir devant un cas suspect ; L’existence des moyens de prise en charge.
Le niveau de connaissances sera évalué à partir d’un score obtenu grâce aux réponses au questionnaire.
Attitudes vis-à-vis de la maladie à virus Ebola
Cette dimension évaluera les perceptions et opinions des participants concernant : La gravité perçue de la maladie ; La perception du risque d’infection ; La confiance envers les services de santé ; L’acceptation des mesures de prévention ; La volonté de collaborer avec les équipes sanitaires en cas d’épidémie.
Les attitudes seront mesurées à l’aide d’une série d’affirmations auxquelles les participants répondront selon une échelle adaptée.
Pratiques de prévention contre Ebola
Cette variable évaluera les comportements réellement adoptés par les participants, notamment : Lavage régulier des mains ; Recours aux services de santé en cas de symptômes suspects ; Évitement des contacts à risque ; Respect des mesures recommandées lors des alertes sanitaires ; Comportement face à une personne suspectée ou décédée d’Ebola.
6.2. Variables indépendantes
Ces variables sont :
-Caractéristiques sociodémographiques : Âge ; Sexe ; Niveau d’instruction ; Profession ; Situation matrimoniale ; Religion ; Durée de résidence dans l’aire de santé.
-Variables liées à l’exposition à l’information sanitaire : Avoir déjà entendu parler d’Ebola ; Source principale d’information (Personnel de santé ; Radio ; Télévision ; Réseaux sociaux ; Entourage ; Campagnes de sensibilisation).
-Variables liées à l’expérience avec Ebola : Connaissance d’une personne ayant été touchée par Ebola ; Participation antérieure à une activité de sensibilisation ; Antécédent de vaccination contre Ebola.
7. Définitions opérationnelles
Afin d’assurer une interprétation uniforme des résultats, les termes suivants seront définis :
-Connaissance satisfaisante
-Connaissance insuffisante
-Attitude favorable
-Attitude défavorable
-Pratiques adéquates
-Pratiques inadéquates
8. Outil et technique de collecte des données
Les données seront recueillies à l’aide d’un questionnaire administré directement aux participants. Le questionnaire sera structuré comme suit :
-Partie I : Données sociodémographiques
Âge ; Sexe ; Niveau d’instruction ; Profession ; Autres caractéristiques pertinentes.
-Partie II : Évaluation des connaissances sur Ebola
Les questions porteront sur : Transmission ; Symptômes ; Prévention ; Prise en charge.
-Partie III : Évaluation des attitudes
Des questions exploreront : Perception du risque ; Confiance envers le système de santé ; Acceptabilité des mesures de prévention.
-Partie IV : Évaluation des pratiques
Ces questions porteront sur : Comportements préventifs ; Recours aux soins ; Réactions face à un cas suspect.
9. Traitement et analyses des données
Après la collecte, les données recueillies seront vérifiées, codifiées et saisies dans une base de données électronique à l’aide du logiciel approprié d’analyse statistique SPSS.
9.1. Analyse descriptive
Une analyse descriptive sera réalisée afin de présenter les caractéristiques générales des participants.
-Les variables qualitatives seront présentées sous forme d`effectifs et de proportions (pourcentages).
-Les variables quantitatives seront présentées sous forme de moyenne et écart-type lorsque la distribution est normale, de médiane et intervalle lorsque la distribution ne suit pas une loi normale.
-Les résultats seront présentés sous forme de tableaux, de graphiques et de figures.
9.2. Évaluation des connaissances, attitudes et pratiques
-Un score sera attribué aux réponses des participants afin d’évaluer : Le niveau de connaissances ; Le niveau d’attitudes favorables ; Le niveau de pratiques adéquates.
-Les scores obtenus permettront de classer les participants en différentes catégories, selon des seuils préalablement définis, après validation du questionnaire.
9.3. Analyse analytique
-Une analyse analytique pourra être réalisée afin d’identifier les facteurs associés aux connaissances, attitudes et pratiques.
-Les associations entre les variables seront recherchées à l’aide de tests statistiques adaptés : Test du Chi carré de Pearson ou test exact de Fisher pour les variables qualitatives ; Test t de Student ou test de Mann-Whitney pour certaines variables quantitatives selon leur distribution.
-Une analyse multivariée pourra être envisagée afin d’identifier les facteurs indépendamment associés à un bon niveau de connaissances, à une attitude favorable ou à des pratiques adéquates. Le seuil de significativité statistique sera fixé à : P < 0,05.
10. Considérations éthiques
L’étude sera menée conformément aux principes éthiques de la recherche médicale impliquant des sujets humains :
-Une autorisation sera demandée auprès des autorités académiques ;
-L’accord des responsables sanitaires locaux sera obtenu ;
-Les participants seront informés des objectifs, de la procédure et de l’intérêt de l’étude.
-La participation sera : libre ; volontaire ; basée sur un consentement éclairé.
-Les participants auront la possibilité de refuser ou d’interrompre leur participation à tout moment sans conséquence.
-La confidentialité des informations recueillies sera garantie par : l’anonymisation des questionnaires ; l’utilisation des données uniquement dans un cadre scientifique ; la limitation de l’accès aux données aux membres autorisés de l’équipe de recherche.
11.Limites potentielles de l’étude
Les limites seront détectées progressivement durant le déroulement de la recherche. Bibliographie
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Directeur & Encadreur
Status
Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
Connaissances, attitudes et pratiques des habitants de Goma concernant la maladie à virus Ebola : Cas des adultes de l’aire de santé de Kyeshero, du 1er septembre au 31 décembre 2026.
Résumé
Auteur : BAKANGANA MWIZA
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-13 10:32:33
Mots clés
-Maladie à virus Ebola ; -Santé communautaire ; -Epidémie ; -Connaissances, attitudes et pratiques ; -Goma ; République démocratique du Congo.Intérêt
1. Intérêt scientifiqueCette étude présente un intérêt scientifique en ce qu’elle permettra de produire des données locales sur le niveau de connaissances, les attitudes et les pratiques des habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero concernant la maladie à virus Ebola.
2. Intérêt en santé publique
Cette étude permettra d’identifier les éventuelles insuffisances en matière d’information sanitaire, les perceptions erronées et les comportements susceptibles de limiter l’efficacité des mesures de prévention contre la maladie à virus Ebola. Les résultats pourront contribuer à l’amélioration des stratégies de communication des risques et d’engagement communautaire dans la Zone de santé de Goma. Ils pourront également aider les acteurs sanitaires à adapter les messages de sensibilisation aux réalités locales, en tenant compte des connaissances et représentations de la population.
3. Intérêt communautaire
Pour la communauté de l’aire de santé de Kyeshero, cette étude représente une opportunité de mieux comprendre les perceptions et les pratiques locales concernant la maladie à virus Ebola.
Les informations obtenues pourront contribuer à renforcer les actions d’éducation sanitaire, à promouvoir les comportements favorables à la prévention et à réduire les obstacles liés à la désinformation, à la peur ou à la stigmatisation.
Une meilleure compréhension des réalités communautaires permettra également de favoriser une relation plus efficace entre la population et les structures sanitaires, élément indispensable dans la gestion des maladies à potentiel épidémique.
4. Intérêt pour la zone de santé de Goma et les décideurs sanitaires
Les résultats de cette étude pourront fournir aux responsables de la Zone de santé de Goma et aux autres acteurs impliqués dans la surveillance épidémiologique des informations utiles pour :
-Planifier des interventions de sensibilisation ciblées ;
-Renforcer la préparation communautaire ;
-Améliorer les stratégies de communication des risques ;
-Identifier les groupes nécessitant une attention particulière ;
-Orienter les décisions relatives à la prévention et au contrôle de la maladie à virus Ebola.
Ainsi, cette étude pourra constituer une base de données locale pouvant soutenir les actions futures de santé publique dans l’aire de santé de Kyeshero et contribuer aux efforts globaux de lutte contre la maladie à virus Ebola.
Problématique
La maladie à virus Ebola (MVE) est une zoonose virale aiguë, grave et potentiellement mortelle, provoquée par des virus appartenant au genre Ebolavirus de la famille des Filoviridae. Elle se manifeste généralement par un syndrome fébrile aigu pouvant évoluer vers des formes sévères caractérisées notamment par des troubles digestifs, des manifestations hémorragiques, une défaillance multiviscérale et un état de choc dans les formes avancées. Le taux de létalité varie selon les espèces virales impliquées, les conditions de prise en charge et la rapidité d’accès aux soins de soutien précoces et à un traitement spécifique, pouvant atteindre des proportions importantes lors des flambées non contrôlée. Au cours des épidémies passées, on a enregistré des taux allant de 25 % à 90 %. La transmission du virus Ebola survient principalement par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou les liquides biologiques d’une personne infectée, vivante ou décédée. Les pratiques funéraires impliquant un contact rapproché avec les corps des personnes décédées ainsi que certains comportements communautaires peuvent favoriser la propagation du virus lors des flambées. La transmission zoonotique, notamment à partir d’animaux sauvages infectés, constitue également une voie d’introduction possible du virus dans la population humaine. Son contrôle repose sur un ensemble d’interventions comprenant la surveillance épidémiologique, la recherche des contacts, le diagnostic précoce, la prévention et le contrôle des infections, les soins de soutien, les enterrements sûrs et dignes, la vaccination lorsqu’elle est indiquée, ainsi que la communication des risques et l’engagement communautaire (1-4).La première apparition documentée par la communauté scientifique de la MVE remonte à 1976, lors de deux flambées simultanées au Soudan du Sud (alors Soudan) et dans l’actuelle République démocratique du Congo (RDC) dans un village situé aux abords de la rivière Ebola dans la localité de Yambuku dans l`ancienne province de l’Équateur. Depuis lors, plusieurs épisodes épidémiques ont été rapportés principalement en Afrique centrale et occidentale, faisant d’Ebola une menace récurrente pour la santé publique mondiale. La RDC a depuis connu de nombreuses flambées, et celle survenue principalement au Nord-Kivu et en Ituri entre août 2018 et juin 2020 a constitué la deuxième plus importante épidémie de MVE jamais enregistrée, avec 3 470 cas, dont 3 317 confirmés et 153 probables, et 2 287 décès, soit une létalité globale de 66 %. Plus de 250 000 contacts ont été enregistrés au cours de cette épidémie (4,5).
Cette expérience a montré que la maîtrise d’une épidémie ne dépend pas uniquement des capacités médicales et épidémiologiques, mais également de l’adhésion des populations aux mesures de prévention. Dans une enquête populationnelle menée auprès de 961 adultes à Beni et Butembo, seuls 31,9 % des participants déclaraient faire confiance aux autorités locales pour représenter leurs intérêts, tandis que 25,5 % estimaient que l’épidémie d’Ebola n’était pas réelle. La faible confiance institutionnelle et la croyance en certaines informations erronées étaient associées à une moindre adoption de comportements préventifs, notamment l’acceptation de la vaccination et le recours aux soins formels (6,7).
Dans le même contexte, une étude menée dans l’Est de la RDC a montré que la résistance sociale à la riposte pouvait être alimentée par la méfiance envers les équipes d’intervention, la perception d’insuffisances dans la réponse et le sentiment que certaines pratiques culturelles, notamment funéraires, n’étaient pas suffisamment prises en compte (8).
Une étude mixte réalisée auprès de 800 adultes dans le Nord-Kivu et l’Ituri a par ailleurs montré que les communautés participaient principalement à la diffusion de l’information, alors qu’elles estimaient pouvoir contribuer davantage si elles étaient plus pleinement associées à la réponse (9). L’implication des organisations de la société civile et des groupes communautaires a également été jugée importante, malgré des difficultés liées notamment à l’insécurité, à la sensibilisation insuffisante et au non-respect de certaines mesures de sécurité (10).
Les attitudes communautaires sont également importantes dans l’acceptation des interventions préventives. Dans le Nord-Kivu, une étude réalisée auprès de 438 professionnels de santé en 2021 a montré que, parmi ceux auxquels le vaccin contre Ebola avait été proposé, 99,0 % l’avaient finalement reçu, mais seulement 70,2 % l’avaient accepté dès la première proposition, suggérant l’influence de facteurs liés aux perceptions et à la confiance (11). Chez les membres des communautés considérées à haut risque dans le Nord-Kivu, les perceptions relatives à la gravité d’Ebola, à l’efficacité et à la sécurité du vaccin ainsi que la confiance envers les acteurs de la vaccination étaient également associées à l’acceptation vaccinale (12).
Les expériences d’autres pays africains confirment l’importance de ces dimensions. Au Nigeria, une enquête CAP multicentrique menée auprès de 1035 participants a mis en évidence des niveaux variables de connaissances, attitudes et pratiques, avec des insuffisances particulièrement marquées concernant les pratiques préventives et la persistance de certaines croyances erronées (13). En Sierra Leone, une enquête nationale réalisée auprès de 1413 personnes a montré que, malgré une connaissance largement répandue de la maladie, certaines lacunes persistaient : seuls 60 % des participants pouvaient citer spontanément la fièvre, la diarrhée et les vomissements comme signes d’Ebola, tandis que 41 % croyaient que le lavage avec de l’eau salée et chaude pouvait prévenir la maladie. Par ailleurs, 95 % exprimaient au moins une attitude discriminatoire envers les survivants (14).
Une enquête menée dans trois communautés de Sierra Leone auprès de 466 personnes a également montré l’intérêt d’évaluer conjointement les connaissances, les attitudes, les pratiques et la perception du risque dans la prévention et le contrôle d’Ebola (15). D’autres enquêtes nationales ont montré que la perception du risque était influencée par les connaissances, les informations reçues et les comportements adoptés (16). Au cours de l’épidémie de Sierra Leone, l’évolution des connaissances, attitudes et pratiques a d’ailleurs accompagné une amélioration de plusieurs comportements préventifs, notamment l’acceptation des survivants et le recours aux pratiques funéraires sûres, soulignant l’importance d’un engagement communautaire adapté au contexte et évolutif au cours de l’épidémie (17).
Les représentations familiales, sociales et culturelles peuvent également conditionner l’acceptabilité des mesures de contrôle. Une étude qualitative menée en Sierra Leone a montré que certaines interventions pouvaient être perçues comme difficiles à concilier avec les normes familiales et culturelles, notamment lorsqu’elles concernaient l’isolement des malades ou les pratiques funéraires (18). La stigmatisation constitue par ailleurs une conséquence durable de l’expérience d’Ebola : une étude menée auprès de 358 survivants en Sierra Leone a montré une association entre la stigmatisation liée à Ebola et le recours aux soins informels, tandis qu’une étude réalisée en 2021 auprès de 595 survivants et 403 contacts proches a retrouvé une persistance importante de la stigmatisation plusieurs années après l’épidémie (19-20).
La menace des maladies à virus Ebola demeure par ailleurs actuelle en RDC. En septembre 2025, une seizième flambée de MVE a été déclarée dans la province du Kasaï, avec 64 cas, dont 53 confirmés et 11 probables, et 45 décès, soit une létalité de 70,3 %, avant sa déclaration de fin le 1er décembre 2025 (6). En mai 2026, une nouvelle flambée, cette fois due au virus Bundibugyo, a été déclarée en RDC. Au 15 juillet 2026, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rapportait 2124 cas confirmés et 828 décès en RDC, avec des cas rapportés dans 46 zones de santé, dont 11 au Nord-Kivu (21).
Cette situation récente rappelle la nécessité de maintenir des communautés informées, préparées et capables d’adopter rapidement les mesures de prévention et de contrôle recommandées. Ainsi, les connaissances, attitudes et pratiques constituent des dimensions essentielles à explorer dans une population exposée à un risque épidémique récurrent.
Dans la ville de Goma, particulièrement l’aire de santé de Kyeshero comprise dans la Zone de santé de Goma, les données spécifiques décrivant le niveau de connaissances, les attitudes et les pratiques des habitants adultes concernant la maladie à virus Ebola restent limitées. Cette absence d’informations locales constitue une difficulté pour l’adaptation des interventions de communication des risques, de sensibilisation communautaire et de préparation aux éventuelles flambées futures.
La réalisation d’une enquête CAP auprès des habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero permettra donc de mieux comprendre leur niveau d’information, leurs perceptions ainsi que leurs comportements face à la maladie à virus Ebola. Les résultats obtenus pourront contribuer à l’identification des besoins en éducation sanitaire et à l’amélioration des stratégies locales de prévention et de contrôle des infections.
Ainsi, cette étude se propose de répondre à la question suivante :
Quelles sont les connaissances, attitudes et pratiques des habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero dans la Zone de santé de Goma concernant la maladie à virus Ebola, durant la période de septembre à décembre 2026 ?
Plan provisoire
Notre travail sera structuré selon le plan suivant :INTRODUCTION GÉNÉRALE
1.Le contexte général de la maladie à virus Ebola et son importance en santé publique ;
2.La situation épidémiologique mondiale, africaine et congolaise de la maladie à virus Ebola ;
3.L’importance des connaissances, attitudes et pratiques communautaires dans la prévention des épidémies ;
4.La problématique ;
5.L’intérêt de l’étude ;
6.Les objectifs ;
7.Les hypothèses.
CHAPITRE I : REVUE DE LA LITTÉRATURE
I.1. Généralités sur la maladie à virus Ebola :
1.Définition ;
2.Historique et découverte du virus ;
3.Agent causal ;
4.Réservoir naturel ;
5.Modes de transmission ;
6.Physiopathologie ;
7.Manifestations cliniques ;
8.Diagnostic ;
9.Prise en charge ;
10.Prévention et contrôle ;
11.Vaccination contre Ebola.
I.2. Épidémiologie de la maladie à virus Ebola :
1.Situation mondiale ;
2.Situation en Afrique ;
3.Historique des flambées en République démocratique du Congo ;
4.Particularités des épidémies du Nord-Kivu et de l’Ituri ;
5.Enjeux de surveillance et de préparation.
I.3. Approche communautaire dans la lutte contre Ebola :
1.Rôle des communautés dans la prévention ;
2.Communication des risques ;
3.Engagement communautaire ;
4.Influence des perceptions sociales et culturelles ;
5.Impact des rumeurs et de la désinformation.
I.4. Études sur les connaissances, attitudes et pratiques concernant Ebola :
1.Les principales études CAP réalisées en Afrique ;
2.Les niveaux de connaissances rapportés ;
3.Les attitudes des populations face à Ebola ;
4.Les pratiques préventives observées ;
5.Les facteurs associés aux bons ou mauvais comportements.
CHAPITRE II : MATÉRIELS ET MÉTHODES
II.1. Cadre de l’étude
1.Présentation de la RDC ;
2.Province du Nord-Kivu ;
3.Ville de Goma ;
4.Zone de santé de Goma ;
5.Aire de santé de Kyeshero.
II.2. Type et période d’étude
1.Type d’étude ;
2.Période d’étude.
II.3. Population d’étude
1.Population cible ;
2.Critères d’inclusion ;
3.Critères d’exclusion.
II.4. Échantillonnage
1.Méthode d’échantillonnage ;
2.Calcul de la taille de l’échantillon.
II.5. Variables étudiées
1.Variables dépendantes ;
2.Variables indépendantes.
II.6. Technique et outil de collecte des données
1.Questionnaire ;
2.Procédure de collecte.
II.7. Analyse des données
1.Traitement informatique ;
2.Méthodes statistiques.
II.8. Considérations éthiques
1.Consentement ;
2.Confidentialité ;
3.Autorisations.
CHAPITRE III : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS
III.1. Caractéristiques sociodémographiques des participants
1.Âge ;
2.Sexe ;
3.Niveau d’instruction ;
4.Profession ;
5.Autres caractéristiques.
III.2. Niveau de connaissances sur Ebola
1.Réponses aux différentes questions ;
2.Score global de connaissances.
III.3. Attitudes des participants
1.Perceptions ;
2.Opinions ;
3.Niveau d’acceptabilité des mesures préventives.
III.4. Pratiques communautaires
1.Comportements préventifs ;
2.Recours aux soins ;
3.Pratiques à risque éventuelles.
III.5. Facteurs associés aux connaissances, attitudes et pratiques
1.Caractéristiques sociodémographiques ;
2.Exposition à l’information ;
3.Expérience antérieure ;
4.Niveau de CAP.
CHAPITRE IV : DISCUSSION
CONCLUSION
RECOMMANDATIONS
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
Hypothèses
1. Hypothèse généraleLes habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero dans la Zone de santé de Goma disposent d’un niveau de connaissances, d’attitudes et de pratiques variables concernant la maladie à virus Ebola, avec l’existence possible d’insuffisances pouvant influencer l’adoption des mesures de prévention.
2. Hypothèses spécifiques
-Une proportion importante des habitants adultes de l’aire de santé de Kyeshero possède des connaissances insuffisantes concernant la maladie à virus Ebola, notamment sur ses modes de transmission, ses signes cliniques et les moyens de prévention.
-Les attitudes des habitants adultes envers la maladie à virus Ebola sont influencées par leurs perceptions du risque, leur niveau de confiance envers les structures sanitaires et les informations reçues.
-Certaines pratiques communautaires des habitants adultes pourraient ne pas être totalement conformes aux mesures recommandées de prévention et de contrôle de la maladie à virus Ebola.
-Le niveau de connaissances, les attitudes et les pratiques concernant la maladie à virus Ebola pourraient varier selon certaines caractéristiques sociodémographiques des participants (âge, sexe, niveau d’instruction, profession, antécédents d’exposition à l’information sanitaire sur Ebola).
Méthodes
1. Type et période d`étude-Il s’agira d’une étude prospective, analytique, de type transversal.
-L’étude sera menée durant la période allant du 1er septembre au 31 décembre 2026.
2. Cadre d`étude
L’étude sera réalisée dans l’aire de santé de Kyeshero, appartenant à la Zone de santé de Goma, dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo. Le choix de cette aire de santé se justifie par son appartenance à un environnement urbain caractérisé par une forte densité de population, une mobilité importante des habitants et une exposition aux enjeux liés aux maladies infectieuses émergentes.
3. Population d`étude
La population d’étude sera constituée d`individus adultes résidant dans l’aire de santé de Kyeshero, Zone de santé de Goma.
Le choix de cette population se justifie par le fait que les adultes participent activement aux décisions familiales et communautaires relatives à la prévention, à la recherche des soins et à l’adoption des comportements sanitaires.
4. Critères de sélection
Critères d’inclusion
Seront inclus dans l’étude : toute personne âgée de 18 ans ou plus, résidant dans l’aire de santé de Kyeshero pendant la période de l’étude et acceptant volontairement de participer à l’enquête après information et consentement éclairé.
Critères d`exclusion
Seront exclus : les personnes âgées de moins de 18 ans ; les personnes ne résidant pas dans l’aire de santé de Kyeshero pendant la période de l’étude ; les personnes incapables de répondre au questionnaire au moment de l’enquête ; les personnes refusant de participer à l’étude.
5.5. Echantillonnage et taille de l`échantillon
Technique d’échantillonnage
Un échantillonnage probabiliste en grappes à deux degrés sera utilisé.
Taille de l’échantillon
La taille de l’échantillon sera calculée à partir de la formule de Schwartz :
n =
Où :
-n = taille minimale de l’échantillon ;
-Z = valeur correspondant au niveau de confiance de 95% (soit 1,96) ;
-p = proportion attendue du phénomène étudié. En absence de données locales précises sur le niveau de connaissances concernant Ebola, une proportion théorique de 50 % pourra être utilisée afin d’obtenir la taille maximale nécessaire ;
-q = proportion complémentaire de p (q=1-p) ;
-d = marge d’erreur souhaitée (fixée à 0,05%).
6. Variables de l’étude
Les variables étudiées seront regroupées en deux catégories :
6.1. Variables dépendantes
Niveau de connaissances concernant la maladie à virus Ebola
Cette variable évaluera les informations détenues par les participants concernant : La définition de la maladie à virus Ebola ; Les signes et symptômes ; Les modes de transmission ; Les moyens de prévention ; La conduite à tenir devant un cas suspect ; L’existence des moyens de prise en charge.
Le niveau de connaissances sera évalué à partir d’un score obtenu grâce aux réponses au questionnaire.
Attitudes vis-à-vis de la maladie à virus Ebola
Cette dimension évaluera les perceptions et opinions des participants concernant : La gravité perçue de la maladie ; La perception du risque d’infection ; La confiance envers les services de santé ; L’acceptation des mesures de prévention ; La volonté de collaborer avec les équipes sanitaires en cas d’épidémie.
Les attitudes seront mesurées à l’aide d’une série d’affirmations auxquelles les participants répondront selon une échelle adaptée.
Pratiques de prévention contre Ebola
Cette variable évaluera les comportements réellement adoptés par les participants, notamment : Lavage régulier des mains ; Recours aux services de santé en cas de symptômes suspects ; Évitement des contacts à risque ; Respect des mesures recommandées lors des alertes sanitaires ; Comportement face à une personne suspectée ou décédée d’Ebola.
6.2. Variables indépendantes
Ces variables sont :
-Caractéristiques sociodémographiques : Âge ; Sexe ; Niveau d’instruction ; Profession ; Situation matrimoniale ; Religion ; Durée de résidence dans l’aire de santé.
-Variables liées à l’exposition à l’information sanitaire : Avoir déjà entendu parler d’Ebola ; Source principale d’information (Personnel de santé ; Radio ; Télévision ; Réseaux sociaux ; Entourage ; Campagnes de sensibilisation).
-Variables liées à l’expérience avec Ebola : Connaissance d’une personne ayant été touchée par Ebola ; Participation antérieure à une activité de sensibilisation ; Antécédent de vaccination contre Ebola.
7. Définitions opérationnelles
Afin d’assurer une interprétation uniforme des résultats, les termes suivants seront définis :
-Connaissance satisfaisante
-Connaissance insuffisante
-Attitude favorable
-Attitude défavorable
-Pratiques adéquates
-Pratiques inadéquates
8. Outil et technique de collecte des données
Les données seront recueillies à l’aide d’un questionnaire administré directement aux participants. Le questionnaire sera structuré comme suit :
-Partie I : Données sociodémographiques
Âge ; Sexe ; Niveau d’instruction ; Profession ; Autres caractéristiques pertinentes.
-Partie II : Évaluation des connaissances sur Ebola
Les questions porteront sur : Transmission ; Symptômes ; Prévention ; Prise en charge.
-Partie III : Évaluation des attitudes
Des questions exploreront : Perception du risque ; Confiance envers le système de santé ; Acceptabilité des mesures de prévention.
-Partie IV : Évaluation des pratiques
Ces questions porteront sur : Comportements préventifs ; Recours aux soins ; Réactions face à un cas suspect.
9. Traitement et analyses des données
Après la collecte, les données recueillies seront vérifiées, codifiées et saisies dans une base de données électronique à l’aide du logiciel approprié d’analyse statistique SPSS.
9.1. Analyse descriptive
Une analyse descriptive sera réalisée afin de présenter les caractéristiques générales des participants.
-Les variables qualitatives seront présentées sous forme d`effectifs et de proportions (pourcentages).
-Les variables quantitatives seront présentées sous forme de moyenne et écart-type lorsque la distribution est normale, de médiane et intervalle lorsque la distribution ne suit pas une loi normale.
-Les résultats seront présentés sous forme de tableaux, de graphiques et de figures.
9.2. Évaluation des connaissances, attitudes et pratiques
-Un score sera attribué aux réponses des participants afin d’évaluer : Le niveau de connaissances ; Le niveau d’attitudes favorables ; Le niveau de pratiques adéquates.
-Les scores obtenus permettront de classer les participants en différentes catégories, selon des seuils préalablement définis, après validation du questionnaire.
9.3. Analyse analytique
-Une analyse analytique pourra être réalisée afin d’identifier les facteurs associés aux connaissances, attitudes et pratiques.
-Les associations entre les variables seront recherchées à l’aide de tests statistiques adaptés : Test du Chi carré de Pearson ou test exact de Fisher pour les variables qualitatives ; Test t de Student ou test de Mann-Whitney pour certaines variables quantitatives selon leur distribution.
-Une analyse multivariée pourra être envisagée afin d’identifier les facteurs indépendamment associés à un bon niveau de connaissances, à une attitude favorable ou à des pratiques adéquates. Le seuil de significativité statistique sera fixé à : P < 0,05.
10. Considérations éthiques
L’étude sera menée conformément aux principes éthiques de la recherche médicale impliquant des sujets humains :
-Une autorisation sera demandée auprès des autorités académiques ;
-L’accord des responsables sanitaires locaux sera obtenu ;
-Les participants seront informés des objectifs, de la procédure et de l’intérêt de l’étude.
-La participation sera : libre ; volontaire ; basée sur un consentement éclairé.
-Les participants auront la possibilité de refuser ou d’interrompre leur participation à tout moment sans conséquence.
-La confidentialité des informations recueillies sera garantie par : l’anonymisation des questionnaires ; l’utilisation des données uniquement dans un cadre scientifique ; la limitation de l’accès aux données aux membres autorisés de l’équipe de recherche.
11.Limites potentielles de l’étude
Les limites seront détectées progressivement durant le déroulement de la recherche.
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