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Détails du sujet

EVALUATION DES CONNAISSANCES, ATTITUDES ET PRATIQUES DES INFIRMIERS DU CENTRE HOSPITALIER BETHESDA SUR LES EPISTAXIS CHEZ L’ENFANT.


Résumé


Auteur : KAMASITHA KIBUYA
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-12 21:06:48

Mots clés

Épistaxis, Enfant, Infirmiers, Connaissances, Attitudes, Pratiques, Urgences pédiatriques, Hémorragie nasale

Intérêt

Les épistaxis sont l’un des symptômes majeur de la sphère ORL et ces derniers constituent l’un des motifs les plus fréquents de consultation dans le milieu hospitalier, sans oublier que certaines épistaxis peuvent comporter un risque vital du fait de leur importance ou de la fragilité du terrain sur lequel ils surviennent. Ce qui nous pousse à faire de ce sujet notre travail de fin d’étude.
Ce travail nous permettra de mettre à jour nos connaissances sur les épistaxis ainsi que les modalités de leur prise en charge qui demande de prendre en compte plus d’aspect que ceux qui d’habitude sont exploités afin d’alerter la société en général et en particulier les infirmiers du CHB pour que leurs pratiques des soins soient plus efficaces.
Ainsi pour les futurs chercheurs, notre travail pourrait servir d’outils de base pour les investigations ultérieures.

Problématique

L’épistaxis se produit chez plus de la moitié des enfants avant qu’ils aient atteint l’âge de 10 ans, et on rapporte que chez 9 % des enfants, les épisodes sont récurrents. Dans la plupart des cas, l’affection est d’origine bénigne et ne nécessitera pas d’investigation plus poussée. Pour ceux qui demandent une intervention, l’hydratation des muqueuses nasales, comme l’application d’émollients ou l’humidification, règle jusqu’à 65 % des cas. Il a été démontré que des questionnaires normalisés sur les saignements sont utiles dans la prise de décisions sur la poursuite d’autres analyses de la coagulation, en tenant compte des caractéristiques historiques comme la fréquence, la durée, le site des saignements, les corrélations saisonnières et la gravité.(1)
L’épistaxis a été documentée chez plus de la moitié des enfants avant qu’ils aient atteint l’âge de 10 ans, et elle est la cause d’environ 1 visite aux services d’urgence sur 260 aux États-Unis par des enfants de moins de 19 ans. Quoiqu’il n’y ait pas de consensus sur ce qui constitue une épistaxis récurrence selon la durée ou la fréquence des épisodes, certaines études ont défini l’épistaxis récurrente comme étant 5 épisodes ou plus par année. Dans une étude transversale, l’épistaxis récurrente était signalée chez 9 % de 1218 enfants de 11 à 14 ans. L’épistaxis récurrente peut affecter considérablement la qualité de vie de la famille; dans une étude effectuée en Irlande, 28 % des enfants et 44 % des aidants naturels ont rapporté un haut niveau de stress, le plus communément attribué à la crainte d’une perte excessive de sang ou de taches sur les vêtements de nuit. (1)
A l’échelle mondiale, l’épistaxis représente un motif fréquent de consultation médicale et concerne particulièrement les enfants et les personnes âgées. Les données épidémiologiques montrent cependant une grande variabilité selon les populations étudiées, les définitions utilisées et les conditions climatiques. Une revue épidémiologique internationale rapporte qu’environ 60 % de la population générale connaîtra au moins un épisode d’épistaxis au cours de sa vie, même si seule une minorité des personnes concernées consulte dans une structure de santé. (2)
En Afrique, l’épistaxis constitue également un motif de consultation dans les services d’oto-rhino-laryngologie et d’urgence. Les caractéristiques épidémiologiques peuvent cependant être influencées par les conditions climatiques, les infections, les traumatismes, les maladies hématologiques et les difficultés d’accès aux soins spécialisés.
Une étude réalisée dans un établissement hospitalier tertiaire au Nigeria a montré une incidence importante de l’épistaxis parmi les patients consultant en ORL. Les enfants et les jeunes adultes représentaient une proportion importante des patients concernés. L’étude a également observé une augmentation des consultations pendant la saison chaude et sèche, suggérant une influence des conditions environnementales sur la survenue des saignements nasaux [3].
Dans le contexte africain, l’épistaxis doit également être considérée en relation avec certaines pathologies pouvant favoriser ou aggraver les manifestations hémorragiques. La drépanocytose constitue notamment une affection importante à prendre en compte chez l’enfant africain. Une étude menée en Ouganda a rapporté une prévalence de l’épistaxis de 32,9 % chez les enfants atteints de drépanocytose, contre 23,4 % chez les enfants témoins, avec des épisodes récidivants ou sévères plus fréquemment observés chez les enfants drépanocytaires [4].
Ces données montrent que la prise en charge de l’épistaxis en Afrique ne doit pas se limiter à l’arrêt immédiat du saignement. Le professionnel de santé doit également rechercher les facteurs favorisants, les antécédents pathologiques et les signes d’alerte pouvant orienter vers une affection sous-jacente [4,5].
En République Démocratique du Congo, les données scientifiques consacrées spécifiquement à l’épistaxis chez l’enfant restent limitées. Les publications disponibles concernent davantage certaines pathologies particulières susceptibles de s’accompagner de manifestations hémorragiques, notamment la drépanocytose, que l’épistaxis dans la population pédiatrique générale.
Une étude portant sur des enfants drépanocytaires en République Démocratique du Congo a notamment rapporté la présence d’antécédents d’épistaxis chez certains enfants, illustrant l’existence de cette manifestation dans la population pédiatrique congolaise présentant des troubles hématologiques [5].
Cette insuffisance de données nationales constitue une limite importante pour l’appréciation de l’ampleur réelle du problème. En effet, l’absence d’une étude épidémiologique nationale récente ne permet pas de déterminer avec précision la fréquence de l’épistaxis chez l’enfant congolais, ses principales causes, la proportion de formes récidivantes ou sévères, ni la qualité de sa prise en charge dans les différentes structures sanitaires.
Cette lacune est d’autant plus importante que la prise en charge initiale d’une épistaxis repose sur des gestes simples qui nécessitent néanmoins des connaissances précises. Or, l’étude multicentrique menée auprès de 597 professionnels de santé a montré que même des professionnels médicalement formés pouvaient présenter des connaissances insuffisantes concernant certains gestes fondamentaux de premiers secours devant une épistaxis [6].

Plan provisoire

CHAPITRE I: INTRODUCTION
1. Généralités sur le sujet
2. Problématique
3. Questions de recherche
3.1. Question générale
3.2. Questions spécifiques
4. Hypothèses de recherche
5. Objectifs de l’étude
5.1. Objectif général
5.2. Objectifs spécifiques
6. Choix et Intérêt du sujet
7. Délimitation de l’étude
8. Subdivision du travail
CHAPITRE II : GÉNÉRALITÉS SUR L’ÉPISTAXIS CHEZ L’ENFANT
1.1. Définition et terminologie
1.2. Rappels anatomiques du nez
1.3. Physiologie de l'hémostase nasale
1.4. Etiopathogenie
1.5. Manifestation
1.6. Méthode diagnostic
1.7. Prise en charge
CHAPITRE III : MÉTHODOLOGIE
CHAPITRE IV : PRÉSENTATION DES RÉSULTATS
CHAPITRE V : DISCUSSION
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES

Hypothèses

Nous pensons que les infirmiers du CHB possèdent des bonnes connaissances théoriques sur les épistaxis, mais que leurs pratiques pour y faire face sont insuffisantes et pourraient être significativement influencées par certaines caractéristiques professionnelles, notamment la formation reçue, l’ancienneté professionnelle et l’expérience en pédiatrie.

Méthodes

Notre étude étant prospective, les données seront collectées au fur et à mesure de l’inclusion des infirmiers durant la période d’étude, à l’aide d’un questionnaire préalablement élaboré. Les informations seront recueillies directement auprès des participants à travers un entretien individuel. Le questionnaire portera principalement sur l’évaluation des connaissances, attitudes et pratiques des infirmiers face à l’épistaxis chez l’enfant. Les données recueillies concerneront notamment la définition, les causes, les facteurs favorisants, les manifestations cliniques, les mesures de prise en charge, les complications de l’épistaxis ainsi que les attitudes et pratiques adoptées par les infirmiers devant un enfant présentant une épistaxis. Les données seront recueillies de manière anonyme et confidentielle, dans le respect des principes éthiques de la recherche.

Bibliographie

[1] Épistaxis récurrente chez l’enfant Tyler Yan Ran D. Goldman MD FRCPC
[2] Pallin DJ, Chng YM, McKay MP, Emond JA, Pelletier AJ, Camargo CA Jr. Epidemiology of epistaxis in US emergency departments, 1992 to 2001. Annals of Emergency Medicine. 2005;46(1):77-81.
[3] Nwawolo CC et al. Epistaxis and its management in a tertiary health facility in Nigeria: a need for thorough evaluation. Nigerian Journal of Clinical Practice. Données épidémiologiques africaines sur l'épistaxis et sa prise en charge.
[4] Nardo-Marino A, Williams TN, Olupot-Olupot P. The frequency and severity of epistaxis in children with sickle cell anaemia in eastern Uganda: a case-control study. BMC Hematology. 2017;17:14. doi:10.1186/s12878-017-0085-9. PMID: 28912951
[5] Étude sur les manifestations cliniques de la drépanocytose chez l'enfant en République Démocratique du Congo, rapportant notamment des antécédents d'épistaxis dans certaines tranches d'âge.
[6] Boldes T, Zahalka N, Kassem F, Nageris B, Sowerby LJ, Biadsee A. Epistaxis first-aid: a multi-center knowledge assessment study among medical workers. European Archives of Oto-Rhino-Laryngology. 2024;281:4855-4862. DOI: 10.1007/s00405-024-08681-2. PMID: 38748311.

Directeur & Encadreur

Status

Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON