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FACTEURS ASSOCIÉS AU MAUVAIS CONTRÔLE GLYCÉMIQUE CHEZ LES PATIENTS DIABÉTIQUES TYPE 2 SUIVIS À L’HÔPITAL DE KYESHERO DU 1er OCTOBRE 2026 AU 31 MARS 2027
Résumé
Auteur : BENEDICT MANZEKELE
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-12 21:02:32
Mots clés
Facteurs associés, Mauvais contrôle glycémique, Diabète sucré, Patient diabétique
Intérêt
1. Pour la pratique médicale :
Identifier précocement les patients à risque de mauvais contrôle glycémique.
Permettre une prise en charge plus individualisée des patients.
Améliorer l’éducation thérapeutique et l’observance du traitement.
Contribuer à prévenir les complications aiguës et chroniques du diabète.
2. Pour les patients :
Favoriser un meilleur contrôle de la glycémie.
Réduire le risque de complications liées au diabète.
Améliorer la qualité de vie.
Réduire les hospitalisations et les coûts liés aux complications.
3. Intérêt pour la science et la recherche
Produire des données locales fiables sur les facteurs associés au mauvais contrôle
glycémique.
Combler le déficit de données scientifiques sur le diabète dans le contexte de la RDC.
Identifier les facteurs modifiables pouvant faire l’objet d’interventions préventives.
Constituer une base de référence pour de futures recherches et interventions sur le diabète.
Contribuer au développement de stratégies de prise en charge adaptées au contexte local.
4. Pour la communauté
Contribuer à réduire le poids socio-économique du diabète sur les familles et la communauté.
Renforcer la sensibilisation sur l’importance du suivi régulier et du respect du traitement.
Promouvoir des comportements favorables à la santé, notamment une alimentation équilibrée et l’activité physique.
Problématique
Le diabète de type 2 (DT2) constitue aujourd’hui un problème majeur de santé publique dans le monde. Sa fréquence ne cesse d’augmenter, particulièrement dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le nombre de personnes vivant avec le diabète est passé d’environ 200 millions en 1990 à 830 millions en 2022. L’hyperglycémie chronique insuffisamment contrôlée expose les patients à des complications cardiovasculaires, rénales, neurologiques, ophtalmologiques et vasculaires, responsables d’une importante morbidité et mortalité [1]. La Fédération Internationale du Diabète estime qu’en 2024, environ 589 millions d’adultes âgés de 20 à 79 ans vivaient avec le diabète dans le monde, dont 81 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Ce nombre pourrait atteindre 853 millions en 2050 [2].
En Afrique subsaharienne, la situation est particulièrement préoccupante. En 2024, environ 24,6 millions d’adultes âgés de 20 à 79 ans vivaient avec le diabète dans la région africaine, et près de 73 % des cas seraient non diagnostiqués [2]. Au-delà du diagnostic, le contrôle glycémique demeure insuffisant chez une grande proportion des patients. Une revue systématique et méta-analyse portant sur les patients atteints de DT2 en Afrique subsaharienne a montré que le contrôle glycémique était globalement médiocre et a mis en évidence l’influence de plusieurs facteurs individuels, thérapeutiques, comportementaux et socio-économiques [3]. Parmi les facteurs fréquemment rapportés figurent la mauvaise observance thérapeutique, l’irrégularité du suivi, la durée prolongée du diabète, les comorbidités, les habitudes de vie et les difficultés d’accès aux soins.
En République Démocratique du Congo (RDC), le DT2 représente également un problème de santé croissant. Les données de la FID estiment à environ 2,9 millions le nombre d’adultes vivant avec le diabète en RDC en 2024, avec une proportion importante de personnes non diagnostiquées [2]. Plusieurs études congolaises ont par ailleurs montré que le contrôle glycémique reste insuffisant chez les patients diabétiques.
À l’Hôpital Évangélique de Vanga, une étude menée auprès de 300 patients diabétiques a trouvé un mauvais contrôle glycémique chez 78 % des participants ; la non-observance thérapeutique, le non-respect des rendez-vous, les comorbidités, le tabagisme et certains facteurs favorisant l’hyperglycémie étaient significativement associés au mauvais contrôle glycémique [4]. À Kinshasa, une étude multicentrique réalisée auprès de 620 patients atteints de DT2 a montré que 67,6 % avaient un mauvais contrôle glycémique, défini par une HbA1c ≥ 7 %. Le traitement par insuline seule et une durée de traitement du diabète d’au moins sept ans étaient notamment associés à une probabilité plus élevée de mauvais contrôle glycémique [5].
À Goma, comme dans d’autres contextes de la RDC, la prise en charge du DT2 peut être influencée par les difficultés économiques, l’accès aux médicaments et aux soins, les habitudes alimentaires, l’éducation thérapeutique et l’adhésion aux recommandations médicales. Des travaux réalisés en RDC ont également montré que les contraintes financières, les difficultés à adopter certaines modifications du mode de vie, le faible niveau de connaissances sur le diabète et l’insuffisance du soutien du système de santé peuvent contribuer au mauvais contrôle glycémique [6].
Ainsi, malgré l’importance croissante du DT2 et la fréquence élevée du mauvais contrôle glycémique rapportée en Afrique et en RDC, il existe un déficit de données locales permettant d’identifier les facteurs associés à cette situation dans le contexte particulier de Goma et plus spécifiquement à l’Hôpital de Kyeshero. L’identification de ces facteurs permettrait de mieux orienter l’éducation thérapeutique, le suivi médical, l’amélioration de l’observance et la prise en charge globale des patients. C’est dans cette perspective que s’inscrit la présente étude intitulée : « Facteurs associés au mauvais contrôle glycémique chez les patients atteints de diabète de type 2 suivis à l’Hôpital de Kyeshero du 1er octobre 2026 au 31 mars 2027 ».
Plan provisoire
TABLE DES MATIÈRES
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET SIGLES
DÉDICACE
REMERCIEMENTS
RÉSUMÉ
ABSTRACT
CHAPITRE I : INTRODUCTION
1.1.Problematique
1.2. Hypothèse
1.3. Objectifs
1.3.1. Objectif général
1.3.2. Objectifs spécifiques
1.4. Intérêt de l’étude
CHAPITRE II : REVUE DE LA LITTÉRATURE
2.1. Généralités sur le paludisme
2.2. Épidémiologie du paludisme
2.3. Agent causal et mode de transmission
2.4. Physiopathologie du paludisme
2.5. Manifestations cliniques du paludisme chez l’enfant
2.6. Diagnostic du paludisme
2.7. Prise en charge du paludisme chez l’enfant
2.8. Prévention du paludisme
2.9. Complications et pronostic du paludisme chez l’enfant
2.10. Études antérieures sur la prise en charge du paludisme
Chapitre III : Méthodologie
Chapitre IV : Présentation des résultats
Chapitre V : Discussion
Conclusion et recommandations
Références bibliographiques
Annexes Hypothèses
1. Hypothèse Générale
Le mauvais contrôle glycémique chez les patients diabétiques suivis à l’Hôpital de Kyeshero serait associé à des facteurs sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques, comportementaux, nutritionnels et liés à l’accès aux soins.
2. Hypothèse Spécifique
La non-observance du traitement antidiabétique serait associée à un risque accru de mauvais contrôle glycémique.
Les habitudes alimentaires inadéquates et l’insuffisance d’activité physique seraient associées au mauvais contrôle glycémique.
Une longue durée d’évolution du diabète, ainsi que la présence de comorbidités ou de complications, seraient associées au mauvais contrôle glycémique.
L’irrégularité du suivi médical et les difficultés d’accès aux soins et aux médicaments seraient associées au mauvais contrôle glycémique.
Après ajustement des facteurs de confusion, certains facteurs cliniques, thérapeutiques et comportementaux demeureraient significativement associés au mauvais contrôle glycémique.
Méthodes
1. Type et période d’étude
Il s’agira d’une étude transversale analytique visant à déterminer les facteurs associés au mauvais contrôle glycémique chez les patients diabétiques suivis à l’Hôpital de Kyeshero.
L’étude sera menée du 1er octobre 2026 au 30 mars 2027.
2. Cadre d’étude
L’étude sera réalisée à l’Hôpital de Kyeshero, dans le service de médecine interne.
3. Population d’étude et Population Cible
La population d’étude sera constituée de tous les patients diabétiques Et la population cible faites des Patients ayant le Diabète type 2 suivis à l’Hôpital de Kyeshero du 1er octobre 2026 au 30 mars 2027.
4. Critères d’inclusion
Seront inclus dans l’étude :
• les patients ayant un diagnostic de diabète 2 ;
• les patients suivis à l’Hôpital de Kyeshero du 1er octobre 2026 au 30 mars 2027;
• les patients ayant donné leur consentement éclairé à participer à l’étude ;
• les patients ayant fait l’hémoglobine Glyqué ;
• les patients disposant des informations nécessaires à l’évaluation du contrôle glycémique.
5. Critères d’exclusion
Ne seront pas inclus :
• les patients refusant de participer à l’étude ;
• les patients dont les données essentielles seront insuffisantes ou inexploitables.
6. Échantillonnage
Un échantillonnage consécutif pourra être utilisé : tous les patients répondant aux critères d’inclusion et se présentant au service pendant la période d’étude seront recrutés jusqu’à atteindre la taille d’échantillon requise.
La taille minimale de l’échantillon sera calculée à partir d’une formule adaptée à une étude transversale.
7. Variables de l’étude
7.1. Variable dépendante
La variable dépendante principale sera le contrôle glycémique, classé en :
• bon contrôle glycémique ;
• mauvais contrôle glycémique.
Le contrôle glycémique sera évalué prioritairement à partir de l’HbA1c.
7.2. Variables indépendantes
Les principaux facteurs étudiés seront :
• facteurs sociodémographiques : âge, sexe, résidence, niveau d’instruction, profession, situation matrimoniale et niveau socioéconomique ;
• facteurs cliniques : type de diabète, durée d’évolution, IMC, pression artérielle, comorbidités et complications ;
• facteurs thérapeutiques : type de traitement, nombre de médicaments, ancienneté du traitement et observance thérapeutique ;
• facteurs comportementaux : activité physique, consommation d’alcool, tabagisme et habitudes alimentaires ;
• facteurs liés au suivi : fréquence des consultations, régularité du suivi, contrôle de la glycémie et accès aux médicaments ;
• facteurs socioéconomiques : coût des soins, disponibilité des médicaments et capacité à assurer régulièrement le traitement.
8. Techniques et outils de collecte des données
Les données seront recueillies à l’aide d’un questionnaire structuré et prétesté, administré aux participants, complété par la consultation des dossiers médicaux et, lorsque disponibles, des résultats biologiques.
Les données relatives à l’HbA1c, à la glycémie, au traitement, aux comorbidités et aux complications seront vérifiées dans le dossier médical afin de limiter les biais liés aux déclarations des patients.
9. Déroulement de l’étude
Après obtention des autorisations administratives et éthiques, les patients répondant aux critères d’éligibilité seront identifiés lors de leurs consultations.
Après explication des objectifs de l’étude et obtention du consentement éclairé, les informations sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et comportementales seront recueillies.
Les données seront ensuite codées, vérifiées et saisies dans une base de données pour analyse statistique.
10. Analyse statistique
Les données seront analysées à l’aide d’un logiciel statistique SPSS.
L’analyse descriptive permettra de présenter les variables qualitatives sous forme de fréquences et pourcentages, tandis que les variables quantitatives seront présentées sous forme de moyenne ± écart-type ou de médiane avec intervalle interquartile, selon leur distribution.
Une analyse bivariée sera réalisée afin de rechercher l’association entre le mauvais contrôle glycémique et les différentes variables indépendantes.
Les tests statistiques appropriés seront utilisés, notamment le test du χ² ou le test exact de Fisher pour les variables qualitatives et, selon les conditions, le test t de Student ou le test de Mann-Whitney pour les variables quantitatives.
Une régression logistique multivariée sera ensuite réalisée afin d’identifier les facteurs indépendamment associés au mauvais contrôle glycémique.
Les résultats seront exprimés notamment par les odds ratios (OR) ajustés, accompagnés de leurs intervalles de confiance à 95 %. Le seuil de significativité statistique sera fixé à p < 0,05.
11. Considérations éthiques
L’étude sera réalisée dans le respect des principes éthiques applicables à la recherche biomédicale.
L’autorisation des responsables de l’Hôpital de Kyeshero et l’approbation de la structure d’éthique de l’Université Libre des Pays des grands Lacs0 seront obtenues avant le début de la collecte.
La participation sera libre et volontaire. Un consentement éclairé sera obtenu auprès de chaque participant. La confidentialité et l’anonymat des informations recueillies seront garantis.
Les données seront utilisées uniquement dans le cadre de la présente étude.
Bibliographie
1. Organisation mondiale de la Santé. Diabète [Internet]. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 2024.
2. Fédération internationale du diabète. Atlas du diabète de la FID. 11e éd. Bruxelles: Fédération internationale du diabète; 2025.
3. Fina Lubaki JP, Omole OB, Francis JM. Contrôle glycémique chez les patients atteints de diabète de type 2 en Afrique subsaharienne de 2012 à 2022: revue systématique et méta-analyse. Diabetol Metab Syndr. 2022;14:134. doi:10.1186/s13098-022-00902-0.
4. Cedrick LM, Fina Lubaki JP, Bompeka Francois L, Gboyega OA, Lukanu NP. Prévalence et déterminants d’un mauvais contrôle glycémique chez les patients diabétiques suivis à l’hôpital évangélique de Vanga, République démocratique du Congo. Afr J Prim Health Care Fam Med. 2021;13(1):a2664. doi:10.4102/phcfm.v13i1.2664.
5. Fina Lubaki JP, Omole OB, Francis JM. Mauvais contrôle glycémique: prévalence, facteurs et implications pour la prise en charge des patients atteints de diabète de type 2 à Kinshasa, République démocratique du Congo: étude transversale. Front Clin Diabetes Healthc. 2023;4:1241882. doi:10.3389/fcdhc.2023.1241882.
6. Fina Lubaki JP, Omole OB, Francis JM. Le diabète de type 2 en République démocratique du Congo: un besoin urgent d’un cadre de prise en charge. Health Promot Int. 2023
Directeur & Encadreur
Status
Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
FACTEURS ASSOCIÉS AU MAUVAIS CONTRÔLE GLYCÉMIQUE CHEZ LES PATIENTS DIABÉTIQUES TYPE 2 SUIVIS À L’HÔPITAL DE KYESHERO DU 1er OCTOBRE 2026 AU 31 MARS 2027
Résumé
Auteur : BENEDICT MANZEKELE
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-12 21:02:32
Mots clés
Facteurs associés, Mauvais contrôle glycémique, Diabète sucré, Patient diabétiqueIntérêt
1. Pour la pratique médicale : Identifier précocement les patients à risque de mauvais contrôle glycémique.
Permettre une prise en charge plus individualisée des patients.
Améliorer l’éducation thérapeutique et l’observance du traitement.
Contribuer à prévenir les complications aiguës et chroniques du diabète.
2. Pour les patients :
Favoriser un meilleur contrôle de la glycémie.
Réduire le risque de complications liées au diabète.
Améliorer la qualité de vie.
Réduire les hospitalisations et les coûts liés aux complications.
3. Intérêt pour la science et la recherche
Produire des données locales fiables sur les facteurs associés au mauvais contrôle
glycémique.
Combler le déficit de données scientifiques sur le diabète dans le contexte de la RDC.
Identifier les facteurs modifiables pouvant faire l’objet d’interventions préventives.
Constituer une base de référence pour de futures recherches et interventions sur le diabète.
Contribuer au développement de stratégies de prise en charge adaptées au contexte local.
4. Pour la communauté
Contribuer à réduire le poids socio-économique du diabète sur les familles et la communauté.
Renforcer la sensibilisation sur l’importance du suivi régulier et du respect du traitement.
Promouvoir des comportements favorables à la santé, notamment une alimentation équilibrée et l’activité physique.
Problématique
Le diabète de type 2 (DT2) constitue aujourd’hui un problème majeur de santé publique dans le monde. Sa fréquence ne cesse d’augmenter, particulièrement dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, le nombre de personnes vivant avec le diabète est passé d’environ 200 millions en 1990 à 830 millions en 2022. L’hyperglycémie chronique insuffisamment contrôlée expose les patients à des complications cardiovasculaires, rénales, neurologiques, ophtalmologiques et vasculaires, responsables d’une importante morbidité et mortalité [1]. La Fédération Internationale du Diabète estime qu’en 2024, environ 589 millions d’adultes âgés de 20 à 79 ans vivaient avec le diabète dans le monde, dont 81 % dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Ce nombre pourrait atteindre 853 millions en 2050 [2].En Afrique subsaharienne, la situation est particulièrement préoccupante. En 2024, environ 24,6 millions d’adultes âgés de 20 à 79 ans vivaient avec le diabète dans la région africaine, et près de 73 % des cas seraient non diagnostiqués [2]. Au-delà du diagnostic, le contrôle glycémique demeure insuffisant chez une grande proportion des patients. Une revue systématique et méta-analyse portant sur les patients atteints de DT2 en Afrique subsaharienne a montré que le contrôle glycémique était globalement médiocre et a mis en évidence l’influence de plusieurs facteurs individuels, thérapeutiques, comportementaux et socio-économiques [3]. Parmi les facteurs fréquemment rapportés figurent la mauvaise observance thérapeutique, l’irrégularité du suivi, la durée prolongée du diabète, les comorbidités, les habitudes de vie et les difficultés d’accès aux soins.
En République Démocratique du Congo (RDC), le DT2 représente également un problème de santé croissant. Les données de la FID estiment à environ 2,9 millions le nombre d’adultes vivant avec le diabète en RDC en 2024, avec une proportion importante de personnes non diagnostiquées [2]. Plusieurs études congolaises ont par ailleurs montré que le contrôle glycémique reste insuffisant chez les patients diabétiques.
À l’Hôpital Évangélique de Vanga, une étude menée auprès de 300 patients diabétiques a trouvé un mauvais contrôle glycémique chez 78 % des participants ; la non-observance thérapeutique, le non-respect des rendez-vous, les comorbidités, le tabagisme et certains facteurs favorisant l’hyperglycémie étaient significativement associés au mauvais contrôle glycémique [4]. À Kinshasa, une étude multicentrique réalisée auprès de 620 patients atteints de DT2 a montré que 67,6 % avaient un mauvais contrôle glycémique, défini par une HbA1c ≥ 7 %. Le traitement par insuline seule et une durée de traitement du diabète d’au moins sept ans étaient notamment associés à une probabilité plus élevée de mauvais contrôle glycémique [5].
À Goma, comme dans d’autres contextes de la RDC, la prise en charge du DT2 peut être influencée par les difficultés économiques, l’accès aux médicaments et aux soins, les habitudes alimentaires, l’éducation thérapeutique et l’adhésion aux recommandations médicales. Des travaux réalisés en RDC ont également montré que les contraintes financières, les difficultés à adopter certaines modifications du mode de vie, le faible niveau de connaissances sur le diabète et l’insuffisance du soutien du système de santé peuvent contribuer au mauvais contrôle glycémique [6].
Ainsi, malgré l’importance croissante du DT2 et la fréquence élevée du mauvais contrôle glycémique rapportée en Afrique et en RDC, il existe un déficit de données locales permettant d’identifier les facteurs associés à cette situation dans le contexte particulier de Goma et plus spécifiquement à l’Hôpital de Kyeshero. L’identification de ces facteurs permettrait de mieux orienter l’éducation thérapeutique, le suivi médical, l’amélioration de l’observance et la prise en charge globale des patients. C’est dans cette perspective que s’inscrit la présente étude intitulée : « Facteurs associés au mauvais contrôle glycémique chez les patients atteints de diabète de type 2 suivis à l’Hôpital de Kyeshero du 1er octobre 2026 au 31 mars 2027 ».
Plan provisoire
TABLE DES MATIÈRESLISTE DES TABLEAUX
LISTE DES FIGURES
LISTE DES ABRÉVIATIONS ET SIGLES
DÉDICACE
REMERCIEMENTS
RÉSUMÉ
ABSTRACT
CHAPITRE I : INTRODUCTION
1.1.Problematique
1.2. Hypothèse
1.3. Objectifs
1.3.1. Objectif général
1.3.2. Objectifs spécifiques
1.4. Intérêt de l’étude
CHAPITRE II : REVUE DE LA LITTÉRATURE
2.1. Généralités sur le paludisme
2.2. Épidémiologie du paludisme
2.3. Agent causal et mode de transmission
2.4. Physiopathologie du paludisme
2.5. Manifestations cliniques du paludisme chez l’enfant
2.6. Diagnostic du paludisme
2.7. Prise en charge du paludisme chez l’enfant
2.8. Prévention du paludisme
2.9. Complications et pronostic du paludisme chez l’enfant
2.10. Études antérieures sur la prise en charge du paludisme
Chapitre III : Méthodologie
Chapitre IV : Présentation des résultats
Chapitre V : Discussion
Conclusion et recommandations
Références bibliographiques
Annexes
Hypothèses
1. Hypothèse GénéraleLe mauvais contrôle glycémique chez les patients diabétiques suivis à l’Hôpital de Kyeshero serait associé à des facteurs sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques, comportementaux, nutritionnels et liés à l’accès aux soins.
2. Hypothèse Spécifique
La non-observance du traitement antidiabétique serait associée à un risque accru de mauvais contrôle glycémique.
Les habitudes alimentaires inadéquates et l’insuffisance d’activité physique seraient associées au mauvais contrôle glycémique.
Une longue durée d’évolution du diabète, ainsi que la présence de comorbidités ou de complications, seraient associées au mauvais contrôle glycémique.
L’irrégularité du suivi médical et les difficultés d’accès aux soins et aux médicaments seraient associées au mauvais contrôle glycémique.
Après ajustement des facteurs de confusion, certains facteurs cliniques, thérapeutiques et comportementaux demeureraient significativement associés au mauvais contrôle glycémique.
Méthodes
1. Type et période d’étudeIl s’agira d’une étude transversale analytique visant à déterminer les facteurs associés au mauvais contrôle glycémique chez les patients diabétiques suivis à l’Hôpital de Kyeshero.
L’étude sera menée du 1er octobre 2026 au 30 mars 2027.
2. Cadre d’étude
L’étude sera réalisée à l’Hôpital de Kyeshero, dans le service de médecine interne.
3. Population d’étude et Population Cible
La population d’étude sera constituée de tous les patients diabétiques Et la population cible faites des Patients ayant le Diabète type 2 suivis à l’Hôpital de Kyeshero du 1er octobre 2026 au 30 mars 2027.
4. Critères d’inclusion
Seront inclus dans l’étude :
• les patients ayant un diagnostic de diabète 2 ;
• les patients suivis à l’Hôpital de Kyeshero du 1er octobre 2026 au 30 mars 2027;
• les patients ayant donné leur consentement éclairé à participer à l’étude ;
• les patients ayant fait l’hémoglobine Glyqué ;
• les patients disposant des informations nécessaires à l’évaluation du contrôle glycémique.
5. Critères d’exclusion
Ne seront pas inclus :
• les patients refusant de participer à l’étude ;
• les patients dont les données essentielles seront insuffisantes ou inexploitables.
6. Échantillonnage
Un échantillonnage consécutif pourra être utilisé : tous les patients répondant aux critères d’inclusion et se présentant au service pendant la période d’étude seront recrutés jusqu’à atteindre la taille d’échantillon requise.
La taille minimale de l’échantillon sera calculée à partir d’une formule adaptée à une étude transversale.
7. Variables de l’étude
7.1. Variable dépendante
La variable dépendante principale sera le contrôle glycémique, classé en :
• bon contrôle glycémique ;
• mauvais contrôle glycémique.
Le contrôle glycémique sera évalué prioritairement à partir de l’HbA1c.
7.2. Variables indépendantes
Les principaux facteurs étudiés seront :
• facteurs sociodémographiques : âge, sexe, résidence, niveau d’instruction, profession, situation matrimoniale et niveau socioéconomique ;
• facteurs cliniques : type de diabète, durée d’évolution, IMC, pression artérielle, comorbidités et complications ;
• facteurs thérapeutiques : type de traitement, nombre de médicaments, ancienneté du traitement et observance thérapeutique ;
• facteurs comportementaux : activité physique, consommation d’alcool, tabagisme et habitudes alimentaires ;
• facteurs liés au suivi : fréquence des consultations, régularité du suivi, contrôle de la glycémie et accès aux médicaments ;
• facteurs socioéconomiques : coût des soins, disponibilité des médicaments et capacité à assurer régulièrement le traitement.
8. Techniques et outils de collecte des données
Les données seront recueillies à l’aide d’un questionnaire structuré et prétesté, administré aux participants, complété par la consultation des dossiers médicaux et, lorsque disponibles, des résultats biologiques.
Les données relatives à l’HbA1c, à la glycémie, au traitement, aux comorbidités et aux complications seront vérifiées dans le dossier médical afin de limiter les biais liés aux déclarations des patients.
9. Déroulement de l’étude
Après obtention des autorisations administratives et éthiques, les patients répondant aux critères d’éligibilité seront identifiés lors de leurs consultations.
Après explication des objectifs de l’étude et obtention du consentement éclairé, les informations sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et comportementales seront recueillies.
Les données seront ensuite codées, vérifiées et saisies dans une base de données pour analyse statistique.
10. Analyse statistique
Les données seront analysées à l’aide d’un logiciel statistique SPSS.
L’analyse descriptive permettra de présenter les variables qualitatives sous forme de fréquences et pourcentages, tandis que les variables quantitatives seront présentées sous forme de moyenne ± écart-type ou de médiane avec intervalle interquartile, selon leur distribution.
Une analyse bivariée sera réalisée afin de rechercher l’association entre le mauvais contrôle glycémique et les différentes variables indépendantes.
Les tests statistiques appropriés seront utilisés, notamment le test du χ² ou le test exact de Fisher pour les variables qualitatives et, selon les conditions, le test t de Student ou le test de Mann-Whitney pour les variables quantitatives.
Une régression logistique multivariée sera ensuite réalisée afin d’identifier les facteurs indépendamment associés au mauvais contrôle glycémique.
Les résultats seront exprimés notamment par les odds ratios (OR) ajustés, accompagnés de leurs intervalles de confiance à 95 %. Le seuil de significativité statistique sera fixé à p < 0,05.
11. Considérations éthiques
L’étude sera réalisée dans le respect des principes éthiques applicables à la recherche biomédicale.
L’autorisation des responsables de l’Hôpital de Kyeshero et l’approbation de la structure d’éthique de l’Université Libre des Pays des grands Lacs0 seront obtenues avant le début de la collecte.
La participation sera libre et volontaire. Un consentement éclairé sera obtenu auprès de chaque participant. La confidentialité et l’anonymat des informations recueillies seront garantis.
Les données seront utilisées uniquement dans le cadre de la présente étude.
Bibliographie
1. Organisation mondiale de la Santé. Diabète [Internet]. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 2024.2. Fédération internationale du diabète. Atlas du diabète de la FID. 11e éd. Bruxelles: Fédération internationale du diabète; 2025.
3. Fina Lubaki JP, Omole OB, Francis JM. Contrôle glycémique chez les patients atteints de diabète de type 2 en Afrique subsaharienne de 2012 à 2022: revue systématique et méta-analyse. Diabetol Metab Syndr. 2022;14:134. doi:10.1186/s13098-022-00902-0.
4. Cedrick LM, Fina Lubaki JP, Bompeka Francois L, Gboyega OA, Lukanu NP. Prévalence et déterminants d’un mauvais contrôle glycémique chez les patients diabétiques suivis à l’hôpital évangélique de Vanga, République démocratique du Congo. Afr J Prim Health Care Fam Med. 2021;13(1):a2664. doi:10.4102/phcfm.v13i1.2664.
5. Fina Lubaki JP, Omole OB, Francis JM. Mauvais contrôle glycémique: prévalence, facteurs et implications pour la prise en charge des patients atteints de diabète de type 2 à Kinshasa, République démocratique du Congo: étude transversale. Front Clin Diabetes Healthc. 2023;4:1241882. doi:10.3389/fcdhc.2023.1241882.
6. Fina Lubaki JP, Omole OB, Francis JM. Le diabète de type 2 en République démocratique du Congo: un besoin urgent d’un cadre de prise en charge. Health Promot Int. 2023
Directeur & Encadreur
Status
Décision ou observation:Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
