Détails du sujet
Facteurs prédictifs de la survenue du paludisme gestationnel chez les gestantes fréquentant les consultations prénatales au centre hospitalier Besthesda du 15 Juin 2026 au 15Juin 2027
Résumé
Auteur : MBABONYE SIFA
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-10 17:25:05
Mots clés
Paludisme, gestante , paludisme gestationnel , facteur , facteur prédictif , parité
Intérêt
• Intérêt personnel : approfondir nos connaissances sur le facteur prédictif du paludisme chez les femmes enceinte.
• Intérêt scientifique : notre étude sera menée dans le but d’aider les personnels soignants ainsi que les autorités étatiques dans les renforcements des mécanismes des sensibilisations en fin de réduire les conséquences du paludisme sur la grossesse.
• Intérêt académique : ce travail sera mené en vue de l’obtention du grade en Médecin en médecine humaine.
Problématique
Le paludisme demeure l’une des maladies parasitaires les plus importantes au monde et
constitue encore aujourd’hui un problème majeur de santé publique. Malgré les progrès
considérables réalisés au cours des deux dernières décennies grâce à la mise en œuvre
des stratégies de prévention, de diagnostic précoce et de traitement recommandées par
l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette maladie continue d’occasionner une
lourde morbidité et une mortalité élevée, particulièrement dans les pays à revenu faible
et intermédiaire. Au-delà de ses conséquences sanitaires, le paludisme exerce un impact
considérable sur le développement socio-économique en raison des coûts directs liés à
sa prise en charge, des dépenses engagées pour les programmes de lutte ainsi que des
pertes de productivité qu’il entraîne au sein des populations actives.[1]
Selon le World Malaria Report 2024, environ 263 millions de cas de paludisme et 597
000 décès ont été enregistrés dans le monde en 2023, soit une augmentation par rapport
aux années précédentes. Cette évolution traduit les difficultés rencontrées par plusieurs
pays dans l’atteinte des objectifs d’élimination du paludisme, notamment en raison des
changements climatiques, de l’émergence de résistances aux insecticides et aux
antipaludiques, des conflits armés, des déplacements massifs de populations et des
insuffisances observées dans la couverture des interventions préventives [1]
L’Afrique demeure toutefois l’épicentre mondial du paludisme. Selon l’OMS, près de
94 % des cas et 95 % des décès dus au paludisme surviennent dans la Région africaine.
Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes représentent les groupes les
plus vulnérables. Au cours de la grossesse, les modifications physiologiques et
immunologiques favorisent la séquestration placentaire de Plasmodium falciparum,
augmentant ainsi la susceptibilité des gestantes à l’infection, particulièrement chez les
primigestes et les paucigestes [1,2]
Le paludisme gestationnel constitue un problème majeur de santé maternelle et néonatale en Afrique subsaharienne. L’infection palustre pendant la grossesse est associée à de nombreuses complications, notamment l’anémie maternelle, le paludisme grave, l’avortement spontané, la mort fœtale in utero, l’accouchement prématuré, le retard de croissance intra-utérin ainsi que le faible poids de naissance. Cescomplications augmentent significativement la morbidité et la mortalité maternelles,fœtales et néonatales dans les zones d’endémie palustre [2,3].
Selon les estimations de l’OMS, près de 36 millions de grossesses surviennent chaque
année dans les zones de transmission modérée ou élevée du paludisme en Afrique.
Malgré la mise en œuvre des stratégies recommandées, notamment l’administration du
traitement préventif intermittent à la sulfadoxine-pyriméthamine (TPI-SP), l’utilisation
des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA) ainsi que le renforcement des consultations prénatales, plusieurs millions de femmes enceintes demeurent exposées chaque année à une infection palustre, compromettant ainsi les efforts de réduction de la mortalité maternelle et néonatale [1,4].
Les conséquences du paludisme gestationnel varient selon l’intensité de la transmission, le niveau d’immunité acquis par les populations ainsi que les caractéristiques socio-économiques et environnementales des régions concernées. Dans les zones de forte endémicité, les femmes développent progressivement une immunité partielle contre les formes cliniques du paludisme ; cependant, cette protection diminue au cours de la grossesse en raison des modifications immunologiques induites par celle-ci. Cette diminution est particulièrement marquée chez les primigestes, chez qui le risque d’infection placentaire et de complications obstétricales demeure plus élevé que chez
les multipares [2,5].
En Afrique, la République Démocratique du Congo (RDC) figure parmi les pays supportant la plus lourde charge du paludisme. Selon le World Malaria Report 2024, la RDC fait partie des quatre pays qui concentrent à eux seuls plus de la moitié des cas et
des décès liés au paludisme dans le monde. Cette situation s’explique par la transmission permanente du parasite sur la quasi-totalité du territoire national, les conditions climatiques favorables au développement des vecteurs, les difficultés d’accès aux services de santé, les mouvements de populations liés aux conflits armés ainsi que les contraintes socio-économiques qui limitent l’accès aux mesures de prévention et de prise en charge [1]
Le paludisme demeure ainsi la première cause de morbidité et l’une des principales causes de mortalité en République Démocratique du Congo, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Les statistiques du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) montrent que plusieurs millions de cas
sont notifiés chaque année dans les formations sanitaires du pays, représentant une proportion importante des consultations ambulatoires, des hospitalisations et des décès enregistrés. Malgré les progrès réalisés dans la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA), l’administration du traitement préventif intermittent à la sulfadoxine-pyriméthamine (TPI-SP) et la généralisation du diagnostic parasitologique, le paludisme reste une endémie majeure en RDC [6]
L’administration du traitement préventif intermittent chez les femmes enceintes conformément aux directives nationales de deux doses de la SP/Fansidar, a été projeté pour au moins de 80% de cas d’ici la fin de 2015(PNLP-RDC, 2013). Cependant,malgré toutes ces prévisions, la proportion des femmes enceintes ayant bénéficié du
traitement préventif intermittent reste encore faible même si on note une légère augmentation : 5% en
2007 et 14 % en 2013 (respectivement EDS-RDC I et EDS-RDC II) [7]
Chez la femme enceinte, cette infection demeure une préoccupation particulière. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé et du Programme National de Lutte contre le Paludisme préconisent la consultation prénatale précoce,
l’administration d’au moins trois doses de traitement préventif intermittent à la sulfadoxine-pyriméthamine, l’utilisation régulière des moustiquaires imprégnées ainsi que le diagnostic et le traitement rapides des épisodes fébriles. Toutefois, plusieurs études montrent que la couverture de ces interventions demeure insuffisante dans certaines provinces de la RDC en raison des consultations prénatales tardives, de la faible observance des mesures préventives, des ruptures occasionnelles de stocks de médicaments et des difficultés d’accessibilité géographique ou financière aux services de santé [4]
La province du Nord-Kivu demeure une zone importante de transmission du paludisme
en République Démocratique du Congo. Selon le profil pays de la RDC présenté lors de la Conférence ministérielle sur le paludisme de l’OMS en 2024, le Nord-Kivu figurait parmi les provinces contribuant fortement à la charge nationale du paludisme, avec plus de deux millions de cas rapportés en 2023, représentant environ 7 % des cas nationaux.
Cette situation s’explique par la persistance de facteurs favorisant la transmission, notamment les conditions environnementales favorables au développement des vecteurs, les difficultés d’accès aux soins, les mouvements importants de populations ainsi que les conséquences humanitaires liées aux conflits dans l’Est de la RDC. [8]
La question étant d´actualité nous avions souhaité mener une étude observationnelle, analytique à collecte prospective, pour connaitre les facteurs prédictifs sur la survenue du paludisme gestationnel chez les gestantes fréquentant le centre hospitalier Bethesda Plan provisoire
Dans le cadre de la réalisation de ce mémoire portant sur « Les facteurs prédictifs de la survenue du paludisme gestationnel chez les gestantes fréquentant les consultations prénatales au Centre Hospitalier Bethesda », le temps de réalisation des différents chapitres sera réparti comme suit:
Chapitre I : Généralités et revue de la littérature
Ce chapitre sera consacré aux notions générales sur le paludisme gestationnel,
notamment sa définition, son épidémiologie, sa physiopathologie, ses facteurs de risque,
ses conséquences maternelles et fœtales, ainsi que les stratégies de prévention et de
prise en charge.
Durée prévue : environ 3 à 4 mois.
Chapitre II : Cadre d’étude et méthodologie
Ce chapitre présentera le milieu d’étude, la population concernée, le type et la période
d’étude, les critères d’inclusion et d’exclusion, les méthodes de collecte des données,
les variables étudiées ainsi que les techniques d’analyse des données.
Durée prévue : environ 1 mois.
Chapitre III : Présentation des résultats
Ce chapitre portera sur l’analyse et la présentation des données recueillies auprès des
gestantes, notamment la fréquence du paludisme gestationnel et l’identification des
facteurs prédictifs associés.
Durée prévue : environ 2 à 3 mois après la fin de la collecte des données.
Chapitre IV : Discussion des résultats
Ce chapitre consistera à interpréter les résultats obtenus et à les comparer avec ceux des
études antérieures réalisées dans différents contextes, afin de dégager les similitudes,
les différences et les explications possibles.
Durée prévue : environ 1 à 2 mois.
Chapitre V : Conclusion et recommandations
Ce dernier chapitre présentera la synthèse des principaux résultats, les limites de l’étude
ainsi que les recommandations destinées à améliorer la prévention et la prise en chargedu paludisme gestationnel.
Durée prévue : environ 2 à 3 semaines Hypothèses
Les facteurs sociodémographiques tels que : l’âge, le niveau d’étude, le statut marital seraient les facteurs prédictifs du paludisme chez les femmes enceintes
- Les antécédents obstétricaux : la parité, âge gestationnel, nombre d’enfant vivant ; nombre de CPN, âge gestationnel lors de la première CPN seraient les facteurs prédictifs du paludisme chez les femmes enceintes
- Les facteurs environnementaux et comportementaux : Utilisation du MILDA, exposition de facteur prédisposant au paludisme (Flaques d’eau stagnante / Gouttières bouchées, Hautes herbes / Broussailles non entretenues, puits à ciel ouvert / Bassins de rétention seraient les facteurs prédictifs du paludisme chez les femmes enceintes
- L’utilisation du MILDA, l’usage des sulfadoxine pyriméthamine serait un facteur préventif dans la survenue du paludisme gestationnel Méthodes
Notre étude étant prospective les données seront collectées au fur et meure du suivi des gestantes à l’aide d’une fiche de collecte préalablement élaborées. Les informations seront recueillies à partir des entretiens avec les participantes, les carnets prénatals et dossiers médicaux. Bibliographie
1. World Health Organization. World malaria report 2024: addressing inequity in the global malaria response. Geneva: World Health Organization; 2024.
2. Desai M, ter Kuile FO, Nosten F, McGready R, Asamoa K, Brabin B, et al.Epidemiology and burden of malaria in pregnancy. Lancet Infect Dis. 2007;7(2):93-104.
3. Dellicour S, Tatem AJ, Guerra CA, Snow RW, ter Kuile FO. Quantifying the number of pregnancies at risk of malaria in 2007: a demographic study. PLoS Med.2010;7(1):e1000221.
4. World Health Organization. WHO guidelines for malaria. Geneva: World Health Organization; 2023.
5. Rogerson SJ, Hviid L, Duffy PE, Leke RFG, Taylor DW. Malaria in pregnancy:pathogenesis and immunity. Lancet Infect Dis. 2007;7(2):105-117.
6. Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP-RDC). Plan stratégique national de lutte contre le paludisme en République Démocratique du Congo 2020-2023. Kinshasa: Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention ; 2020.
7. MINPLAN-ICF Int, 2014, « Enquête démographique et de santé », Rapport Final, Kinshasa-RDC, 678p.
8. World Health Organization. Malaria Ministerial Conference: Tackling malaria in countries is hardest hit by the disease. Democratic Republic of the Congo country profile. Geneva: World Health Organization; 2024.
Directeur & Encadreur
Status
Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
Facteurs prédictifs de la survenue du paludisme gestationnel chez les gestantes fréquentant les consultations prénatales au centre hospitalier Besthesda du 15 Juin 2026 au 15Juin 2027
Résumé
Auteur : MBABONYE SIFA
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-08-10 17:25:05
Mots clés
Paludisme, gestante , paludisme gestationnel , facteur , facteur prédictif , paritéIntérêt
• Intérêt personnel : approfondir nos connaissances sur le facteur prédictif du paludisme chez les femmes enceinte.• Intérêt scientifique : notre étude sera menée dans le but d’aider les personnels soignants ainsi que les autorités étatiques dans les renforcements des mécanismes des sensibilisations en fin de réduire les conséquences du paludisme sur la grossesse.
• Intérêt académique : ce travail sera mené en vue de l’obtention du grade en Médecin en médecine humaine.
Problématique
Le paludisme demeure l’une des maladies parasitaires les plus importantes au monde etconstitue encore aujourd’hui un problème majeur de santé publique. Malgré les progrès
considérables réalisés au cours des deux dernières décennies grâce à la mise en œuvre
des stratégies de prévention, de diagnostic précoce et de traitement recommandées par
l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), cette maladie continue d’occasionner une
lourde morbidité et une mortalité élevée, particulièrement dans les pays à revenu faible
et intermédiaire. Au-delà de ses conséquences sanitaires, le paludisme exerce un impact
considérable sur le développement socio-économique en raison des coûts directs liés à
sa prise en charge, des dépenses engagées pour les programmes de lutte ainsi que des
pertes de productivité qu’il entraîne au sein des populations actives.[1]
Selon le World Malaria Report 2024, environ 263 millions de cas de paludisme et 597
000 décès ont été enregistrés dans le monde en 2023, soit une augmentation par rapport
aux années précédentes. Cette évolution traduit les difficultés rencontrées par plusieurs
pays dans l’atteinte des objectifs d’élimination du paludisme, notamment en raison des
changements climatiques, de l’émergence de résistances aux insecticides et aux
antipaludiques, des conflits armés, des déplacements massifs de populations et des
insuffisances observées dans la couverture des interventions préventives [1]
L’Afrique demeure toutefois l’épicentre mondial du paludisme. Selon l’OMS, près de
94 % des cas et 95 % des décès dus au paludisme surviennent dans la Région africaine.
Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes représentent les groupes les
plus vulnérables. Au cours de la grossesse, les modifications physiologiques et
immunologiques favorisent la séquestration placentaire de Plasmodium falciparum,
augmentant ainsi la susceptibilité des gestantes à l’infection, particulièrement chez les
primigestes et les paucigestes [1,2]
Le paludisme gestationnel constitue un problème majeur de santé maternelle et néonatale en Afrique subsaharienne. L’infection palustre pendant la grossesse est associée à de nombreuses complications, notamment l’anémie maternelle, le paludisme grave, l’avortement spontané, la mort fœtale in utero, l’accouchement prématuré, le retard de croissance intra-utérin ainsi que le faible poids de naissance. Cescomplications augmentent significativement la morbidité et la mortalité maternelles,fœtales et néonatales dans les zones d’endémie palustre [2,3].
Selon les estimations de l’OMS, près de 36 millions de grossesses surviennent chaque
année dans les zones de transmission modérée ou élevée du paludisme en Afrique.
Malgré la mise en œuvre des stratégies recommandées, notamment l’administration du
traitement préventif intermittent à la sulfadoxine-pyriméthamine (TPI-SP), l’utilisation
des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA) ainsi que le renforcement des consultations prénatales, plusieurs millions de femmes enceintes demeurent exposées chaque année à une infection palustre, compromettant ainsi les efforts de réduction de la mortalité maternelle et néonatale [1,4].
Les conséquences du paludisme gestationnel varient selon l’intensité de la transmission, le niveau d’immunité acquis par les populations ainsi que les caractéristiques socio-économiques et environnementales des régions concernées. Dans les zones de forte endémicité, les femmes développent progressivement une immunité partielle contre les formes cliniques du paludisme ; cependant, cette protection diminue au cours de la grossesse en raison des modifications immunologiques induites par celle-ci. Cette diminution est particulièrement marquée chez les primigestes, chez qui le risque d’infection placentaire et de complications obstétricales demeure plus élevé que chez
les multipares [2,5].
En Afrique, la République Démocratique du Congo (RDC) figure parmi les pays supportant la plus lourde charge du paludisme. Selon le World Malaria Report 2024, la RDC fait partie des quatre pays qui concentrent à eux seuls plus de la moitié des cas et
des décès liés au paludisme dans le monde. Cette situation s’explique par la transmission permanente du parasite sur la quasi-totalité du territoire national, les conditions climatiques favorables au développement des vecteurs, les difficultés d’accès aux services de santé, les mouvements de populations liés aux conflits armés ainsi que les contraintes socio-économiques qui limitent l’accès aux mesures de prévention et de prise en charge [1]
Le paludisme demeure ainsi la première cause de morbidité et l’une des principales causes de mortalité en République Démocratique du Congo, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Les statistiques du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) montrent que plusieurs millions de cas
sont notifiés chaque année dans les formations sanitaires du pays, représentant une proportion importante des consultations ambulatoires, des hospitalisations et des décès enregistrés. Malgré les progrès réalisés dans la distribution des moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILDA), l’administration du traitement préventif intermittent à la sulfadoxine-pyriméthamine (TPI-SP) et la généralisation du diagnostic parasitologique, le paludisme reste une endémie majeure en RDC [6]
L’administration du traitement préventif intermittent chez les femmes enceintes conformément aux directives nationales de deux doses de la SP/Fansidar, a été projeté pour au moins de 80% de cas d’ici la fin de 2015(PNLP-RDC, 2013). Cependant,malgré toutes ces prévisions, la proportion des femmes enceintes ayant bénéficié du
traitement préventif intermittent reste encore faible même si on note une légère augmentation : 5% en
2007 et 14 % en 2013 (respectivement EDS-RDC I et EDS-RDC II) [7]
Chez la femme enceinte, cette infection demeure une préoccupation particulière. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé et du Programme National de Lutte contre le Paludisme préconisent la consultation prénatale précoce,
l’administration d’au moins trois doses de traitement préventif intermittent à la sulfadoxine-pyriméthamine, l’utilisation régulière des moustiquaires imprégnées ainsi que le diagnostic et le traitement rapides des épisodes fébriles. Toutefois, plusieurs études montrent que la couverture de ces interventions demeure insuffisante dans certaines provinces de la RDC en raison des consultations prénatales tardives, de la faible observance des mesures préventives, des ruptures occasionnelles de stocks de médicaments et des difficultés d’accessibilité géographique ou financière aux services de santé [4]
La province du Nord-Kivu demeure une zone importante de transmission du paludisme
en République Démocratique du Congo. Selon le profil pays de la RDC présenté lors de la Conférence ministérielle sur le paludisme de l’OMS en 2024, le Nord-Kivu figurait parmi les provinces contribuant fortement à la charge nationale du paludisme, avec plus de deux millions de cas rapportés en 2023, représentant environ 7 % des cas nationaux.
Cette situation s’explique par la persistance de facteurs favorisant la transmission, notamment les conditions environnementales favorables au développement des vecteurs, les difficultés d’accès aux soins, les mouvements importants de populations ainsi que les conséquences humanitaires liées aux conflits dans l’Est de la RDC. [8]
La question étant d´actualité nous avions souhaité mener une étude observationnelle, analytique à collecte prospective, pour connaitre les facteurs prédictifs sur la survenue du paludisme gestationnel chez les gestantes fréquentant le centre hospitalier Bethesda
Plan provisoire
Dans le cadre de la réalisation de ce mémoire portant sur « Les facteurs prédictifs de la survenue du paludisme gestationnel chez les gestantes fréquentant les consultations prénatales au Centre Hospitalier Bethesda », le temps de réalisation des différents chapitres sera réparti comme suit:Chapitre I : Généralités et revue de la littérature
Ce chapitre sera consacré aux notions générales sur le paludisme gestationnel,
notamment sa définition, son épidémiologie, sa physiopathologie, ses facteurs de risque,
ses conséquences maternelles et fœtales, ainsi que les stratégies de prévention et de
prise en charge.
Durée prévue : environ 3 à 4 mois.
Chapitre II : Cadre d’étude et méthodologie
Ce chapitre présentera le milieu d’étude, la population concernée, le type et la période
d’étude, les critères d’inclusion et d’exclusion, les méthodes de collecte des données,
les variables étudiées ainsi que les techniques d’analyse des données.
Durée prévue : environ 1 mois.
Chapitre III : Présentation des résultats
Ce chapitre portera sur l’analyse et la présentation des données recueillies auprès des
gestantes, notamment la fréquence du paludisme gestationnel et l’identification des
facteurs prédictifs associés.
Durée prévue : environ 2 à 3 mois après la fin de la collecte des données.
Chapitre IV : Discussion des résultats
Ce chapitre consistera à interpréter les résultats obtenus et à les comparer avec ceux des
études antérieures réalisées dans différents contextes, afin de dégager les similitudes,
les différences et les explications possibles.
Durée prévue : environ 1 à 2 mois.
Chapitre V : Conclusion et recommandations
Ce dernier chapitre présentera la synthèse des principaux résultats, les limites de l’étude
ainsi que les recommandations destinées à améliorer la prévention et la prise en chargedu paludisme gestationnel.
Durée prévue : environ 2 à 3 semaines
Hypothèses
Les facteurs sociodémographiques tels que : l’âge, le niveau d’étude, le statut marital seraient les facteurs prédictifs du paludisme chez les femmes enceintes- Les antécédents obstétricaux : la parité, âge gestationnel, nombre d’enfant vivant ; nombre de CPN, âge gestationnel lors de la première CPN seraient les facteurs prédictifs du paludisme chez les femmes enceintes
- Les facteurs environnementaux et comportementaux : Utilisation du MILDA, exposition de facteur prédisposant au paludisme (Flaques d’eau stagnante / Gouttières bouchées, Hautes herbes / Broussailles non entretenues, puits à ciel ouvert / Bassins de rétention seraient les facteurs prédictifs du paludisme chez les femmes enceintes
- L’utilisation du MILDA, l’usage des sulfadoxine pyriméthamine serait un facteur préventif dans la survenue du paludisme gestationnel
Méthodes
Notre étude étant prospective les données seront collectées au fur et meure du suivi des gestantes à l’aide d’une fiche de collecte préalablement élaborées. Les informations seront recueillies à partir des entretiens avec les participantes, les carnets prénatals et dossiers médicaux.Bibliographie
1. World Health Organization. World malaria report 2024: addressing inequity in the global malaria response. Geneva: World Health Organization; 2024.2. Desai M, ter Kuile FO, Nosten F, McGready R, Asamoa K, Brabin B, et al.Epidemiology and burden of malaria in pregnancy. Lancet Infect Dis. 2007;7(2):93-104.
3. Dellicour S, Tatem AJ, Guerra CA, Snow RW, ter Kuile FO. Quantifying the number of pregnancies at risk of malaria in 2007: a demographic study. PLoS Med.2010;7(1):e1000221.
4. World Health Organization. WHO guidelines for malaria. Geneva: World Health Organization; 2023.
5. Rogerson SJ, Hviid L, Duffy PE, Leke RFG, Taylor DW. Malaria in pregnancy:pathogenesis and immunity. Lancet Infect Dis. 2007;7(2):105-117.
6. Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP-RDC). Plan stratégique national de lutte contre le paludisme en République Démocratique du Congo 2020-2023. Kinshasa: Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévention ; 2020.
7. MINPLAN-ICF Int, 2014, « Enquête démographique et de santé », Rapport Final, Kinshasa-RDC, 678p.
8. World Health Organization. Malaria Ministerial Conference: Tackling malaria in countries is hardest hit by the disease. Democratic Republic of the Congo country profile. Geneva: World Health Organization; 2024.
Directeur & Encadreur
Status
Décision ou observation:Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
