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Détails du sujet

ÉTUDE ET DIMENSIONNEMENT DES RENFORCEMENTS STRUCTURAUX EN BÉTON ARMÉ SUITE À UNE MODIFICATION DES CHARGES : CAS DE RECONVERSION D'UN BÂTIMENT PUBLIQUE


Résumé


Auteur : Hekima Bigirimana
Niveau: G3
Département: Genie civil
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-02-18 18:13:00

Mots clés

Dimensionnement, renforcement, reconversion

Intérêt

I. L'Intérêt Technique et Scientifique (Le défi de l'ingénieur)
Contrairement à un projet de construction neuve où l'on part d'une page blanche, ici je dois composer avec l'existant.
​Maîtrise du diagnostic : Apprendre à interpréter des plans de récolement et à évaluer la résistance résiduelle d'un béton ancien.
​Complexité du calcul : Comprendre comment les nouvelles charges se répartissent entre l'ancienne structure et les renforcements (problématique de la liaison béton-béton ou béton-acier).
​Innovation : Étudier des matériaux modernes comme les PRFC (Plats en fibres de carbone) ou le micro-béton.
​II. L'Intérêt Économique (L'optimisation des coûts)
​Pour un gestionnaire de bâtiment public, la question est souvent : « Faut-il démolir et reconstruire ou renforcer ? »
​Réduction des coûts : Le renforcement structurel coûte généralement bien moins cher qu'une reconstruction totale.
​Gain de temps : Les travaux de renforcement permettent souvent une remise en service plus rapide du bâtiment, ce qui est crucial pour un service public.
​Valorisation du patrimoine : Prolonger la durée de vie d'un ouvrage de 30 ou 50 ans grâce à une intervention ciblée.
​III. L'Intérêt Environnemental et Durable
​C'est un argument de plus en plus décisif dans le génie civil moderne.
​Économie de ressources : Réutiliser une structure existante permet d'économiser des tonnes de ciment, d'agrégats et d'eau.
​Réduction de l'empreinte carbone : Éviter la démolition réduit considérablement les émissions de CO_2 liées à la production de nouveaux matériaux et au transport des gravats.
​Lutte contre l'étalement urbain : Densifier l'existant (ajouter des étages) évite de construire sur de nouveaux terrains naturels.
​IV. L'Intérêt Sécuritaire et Social (La protection du public)
​Comme il s'agit d'un bâtiment public (ERP), la responsabilité de l'ingénieur est engagée à un niveau supérieur.
​Mise aux normes : Adapter le bâtiment aux nouvelles réglementations parasismiques ou incendie en vigueur.
​Confort et Sécurité : Garantir que le changement d'usage (ex: transformer des bureaux en bibliothèque, où le poids des livres est énorme) ne créera pas de fissures ou d'effondrements.

Problématique

​I. L’évaluation de la capacité portante résiduelle
​La question fondamentale est : Le bâtiment actuel est-il capable d’absorber une partie des nouvelles charges, ou est-il déjà à sa limite critique ?
​Comment quantifier avec précision la résistance actuelle des matériaux (vieillissement du béton, corrosion des armatures) ?
​Le bâtiment a-t-il été construit selon des normes désormais obsolètes (passage d'anciens règlements aux Eurocodes ou RPA/BAEL) ?
​II. La transmission des efforts (Continuité structurelle)
​Augmenter les charges ou ajouter des niveaux modifie la descente de charge.
​Comment assurer la liaison entre l’ancien béton et les nouveaux éléments de renfort pour qu’ils travaillent de manière monolithique ?
​Les fondations existantes peuvent-elles supporter l’augmentation de la pression sur le sol sans tassements différentiels ?
​III. Le choix de la méthode de renforcement
​Il existe plusieurs techniques, mais laquelle est la plus adaptée à un bâtiment public (où le temps de travaux et l'esthétique comptent) ?
​Chemisage en béton armé : Très résistant mais augmente l'encombrement et le poids propre.
​Plats en carbone (PRFC) : Légers et rapides à poser, mais coûteux et sensibles au feu (point critique pour un ERP - Établissement Recevant du Public).
​Profilés métalliques : Efficaces mais nécessitent une protection anticorrosion et coupe-feu.
​IV. La sécurité et la conformité réglementaire
​Comment garantir que la reconversion respecte les nouvelles normes de sécurité incendie et de confort (souvent liées au changement de catégorie de bâtiment public) ?
​Le renforcement local d'un poteau ne risque-t-il pas de créer un point de rigidité excessive qui fragiliserait le reste de la structure face à un séisme ?

Plan provisoire

Introduction Générale
​Contexte du projet (Reconversion d'un bâtiment public).
​Problématique et hypothèses.
​Objectifs du mémoire.
​Chapitre I : Généralités sur la réhabilitation et le renforcement
​I.1. Définitions : Réhabilitation, confortement et renforcement structurel.
​I.2. Causes de renforcement : Changement de destination, ajout de niveaux, erreurs de conception ou vieillissement.
​I.3. Réglementations en vigueur : Présentation des normes de calcul utilisées (Eurocodes, BAEL, RPA, etc.).
​I.4. Panorama des techniques de renforcement : * Chemisage en béton armé.
​Renforcement par fibres de carbone (PRFC).
​Addition de structures métalliques.
​Chapitre II : Diagnostic et État des lieux du bâtiment existant
​II.1. Présentation de l’ouvrage : Architecture, historique et plans d'origine.
​II.2. Inspection visuelle : Relevé des pathologies (fissures, éclats, humidité).
​II.3. Campagne d’essais in situ :
​Essais non-destructifs (Scléromètre, Pachomètre).
​Prélèvements et essais en laboratoire (Carottage).
​II.4. Analyse des caractéristiques des matériaux : Détermination des résistances réelles du béton et de l'acier.
​Chapitre III : Modélisation et Évaluation de la structure actuelle
​III.1. Hypothèses de calcul : Caractéristiques des matériaux et règlements choisis.
​III.2. Évaluation des nouvelles charges : Calcul des surcharges liées à la reconversion ou à l'étage supplémentaire.
​III.3. Modélisation numérique : Utilisation d'un logiciel (ex: Robot, SAP2000 ou ETABS).
​III.4. Analyse des résultats : Identification des éléments sous-dimensionnés (Poteaux, Poutres, Semelles).
​Chapitre IV : Étude et Dimensionnement des renforcements
​IV.1. Choix de la méthode de renfort : Justification technique selon le bâtiment public.
​IV.2. Dimensionnement du renforcement des éléments verticaux : Chemisage des poteaux.
​IV.3. Dimensionnement du renforcement des éléments horizontaux : Renforcement des poutres (flexion et effort tranchant).
​IV.4. Vérification de l’infrastructure : Dimensionnement du renforcement des semelles (si nécessaire).
​IV.5. Détails constructifs et dispositions de mise en œuvre.
​Chapitre V : Analyse technico-économique et Sécurité
​V.1. Estimation quantitative : Devis descriptif et quantitatif des travaux de renfort.
​V.2. Comparaison économique : Coût du renforcement vs reconstruction partielle.
​V.3. Sécurité incendie et durabilité : Protection des renforts (cas spécifique d'un ERP).

Hypothèses

I. Hypothèse sur l'état structural existant
​ La structure d'origine possède une réserve de capacité portante inexploitée, mais insuffisante pour répondre aux nouvelles normes de sécurité liées à son changement de destination.
​Explication : le bâtiment est solide, mais que le passage (par exemple) d'un bureau à une bibliothèque (charge beaucoup plus lourde) dépasse les limites de sécurité initiales.
​II. Hypothèse sur la technique de renforcement
​ Le renforcement par chemisage en béton armé des poteaux et l'ajout de plats en fibre de carbone (PRFC) sur les poutres constituent la solution technico-économique la plus adaptée pour ce bâtiment public.
​Explication : Le chemisage traite la compression (poteaux) et le carbone traite la flexion (poutres) sans trop alourdir la structure ni réduire l'espace intérieur (important pour le public).
*Hypothèse sur les fondations et le sol
​ L'augmentation des charges d'exploitation nécessite une vérification rigoureuse des semelles de fondation, car le tassement différentiel induit par les nouveaux niveaux pourrait compromettre la stabilité globale de l'ouvrage.
​Explication : le problème n'est pas seulement en l'air (poteaux), mais aussi sous terre (fondations), ce qui justifie une étude géotechnique complémentaire.
​III. Hypothèse sur la conformité réglementaire
​ Le dimensionnement selon les règlements actuels (type Eurocodes ou RPA) révélera des déficits de ferraillage importants dans les nœuds de structure, rendant obligatoire un renforcement parasismique. »
​Explication : Les anciens bâtiments n'étaient pas toujours calculés pour le séisme. l'hypothèse que la mise aux normes moderne est le moteur principal du renforcement.

Méthodes

​I. Phase de Diagnostic et Collecte de Données (L'état des lieux)
​Avant de calculer, il faut connaître "la santé" de l'existant.
​Revue documentaire : Analyse des plans de coffrage et de ferraillage d'origine (plans de récolement).
​Reconnaissance sur site : Inspection visuelle pour repérer les fissures, éclats de béton ou traces de corrosion.
​Campagne d'essais (Sondages) : * Essais non destructifs : Scléromètre (dureté du béton) et Pachomètre (détection des armatures).
​II. Évaluation de la Nouvelle Descente de Charges
​C'est ici que je vais quantifiez l'impact de la reconversion ou de l'étage supplémentaire.
​Calcul des nouvelles charges permanentes (G) et d'exploitation (Q) selon les normes
​Modélisation de la structure existante sur un logiciel (Robot Structural Analysis,).
​III. Analyse Structurelle et Vérification de Capacité
​Il s'agit de comparer ce que le bâtiment a et ce qu'il doit supporter.
​Vérification des ratios de ferraillage actuels par rapport aux sollicitations augmentées.
​Identification des éléments critiques (poteaux qui flambent, poutres dont le moment fléchissant dépasse la capacité, ou semelles qui poinçonnent le sol).
​IV. Dimensionnement des Renforcements (Le cœur technique)
​Une fois les points faibles identifiés, vous passez au calcul des renforts :
​Pour les poteaux : Calcul du chemisage (ajout d'une "chemise" en béton armé tout autour) pour augmenter la section.
​Pour les poutres : Calcul du renforcement par collage de plats en carbone ou par ajout d'armatures et projection de béton.
​Pour les fondations : Dimensionnement de l'élargissement des semelles si la contrainte admissible du sol est dépassée.
​V. Étude Comparative et Validation
​Vérification finale : Réintroduire les renforcements dans modèle numérique pour vérifier que les flèches et les contraintes sont désormais dans les limites admissibles (ELU et ELS).
​Analyse technico-économique : Comparer le coût des différentes méthodes (ex: béton vs carbone) pour justifier votre choix

Bibliographie

​I. Ouvrages de référence sur le Béton Armé
​Jean-Pierre Mougin : Béton armé : Théorie et applications selon l'Eurocode 2.
​Henry Thonier : Conception et calcul des structures de bâtiment.
​II. Guides Techniques Spécialisés en Renforcement
​Guides du CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) : Notamment sur les renforcements par chemisage.
​Guides techniques de l'AFGC (Association Française de Génie
​III. Documentation sur les Logiciels
​Autodesk Robot Structural Analysis Professional : Manuel de vérification des sections de béton armé.
​Graitec Arche : Pour la descente de charges traditionnelle.

Directeur & Encadreur

Directeur: David MUGANZA
Encadreur: CIRHUZA Paterne BADESIRE

Status

Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON