Détails du sujet
Épidémiologie et facteurs pronostiques de comas diabétiques au service d' urgence de l' hôpital Heal Africa
Résumé
Auteur : MALUNGA TSONGO
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2024-2025 , | 2025-08-24 04:00:28
Mots clés
Coma diabétique , Acidocétose , Hypoglycémie , hyperosmolarité
Intérêt
Ce sujet est crucial pour améliorer la prise en charge des patients diabétiques, de réduire la morbidité et mortalité associées aux complications aigues et optimiser les ressources de santé dans un contexte d’urgence
Problématique
Il est reconnu par l’OMS comme une épidémie mondiale ; le diabète inflige aujourd’hui un lourd fardeau aux systèmes de santé déjà, fort dépourvus, des pays à bas et moyens revenus et pourrait devenir la 7ème principale cause de décès dans le monde d’ici 2030. En effet, du point de vue épidémiologique, selon la Fédération Internationale de Diabète, FID en sigle, environ 382 millions de personnes adultes dans le monde auraient été atteintes de diabète en 2013 et 463 millions en 2019. Et ce nombre, devraient atteindre 578 millions en 2030 et 700 millions en 2045. Les deux tiers des personnes vivant avec le diabète vivent en milieu urbain et trois personnes sur quatre sont en âge de travailler. En 2013, le nombre des hommes atteints s’élevait à environ 14 millions de plus que les femmes, soit 198 millions Il est reconnu par l’OMS comme une épidémie mondiale ; le diabète inflige aujourd’hui un lourd fardeau aux systèmes de santé déjà, fort dépourvus, des pays à bas et moyens revenus et pourrait devenir la 7ème principale cause de décès dans le monde d’ici 2030. En effet, du point de vue épidémiologique, selon la Fédération Internationale de Diabète, FID en sigle, environ 382 millions de personnes adultes dans le monde auraient été atteintes de diabète en 2013 et 463 millions en 2019. Et ce d’hommes contre 184 millions de femmes. La majorité des 382 millions d’adultes atteints existerait dans la tranche d’âge de 40 et 59 ans. Le diabète sucré de type 2 demeure le type le plus fréquent chez les adultes. En 2019, la prévalence estimée du diabète chez les femmes de 20 à 79 ans est légèrement inférieure à celle des hommes (9,0 % vs 9,6 %), soit environ 17,2 millions d’hommes de plus que de femmes. La prévalence du diabète devrait augmenter chez les hommes comme chez les femmes d’ici à 2030 et 2045.
En ce qui concerne les enfants et les jeunes gens, le diabète de type 1 reste la forme la plus fréquente, exactement comme chez les adultes. La prévalence du diabète de type 1 augmente partout dans le monde. Selon la FID (2019), il y a eu plus de quatre millions de personnes âgées de 20 à 79 ans qui sont mortes des causes liées au diabète en 2019. Le nombre d’enfants et d’adolescents (jusqu’à 19 ans) vivant avec le diabète augmente chaque année. En 2019, les chiffres indiquent que plus d’un million d’enfants et d’adolescents vivaient avec le diabète de type 1, en 2013 on a dénombré 497100 de personnes et dont l’âge varie entre 0 et 15 ans. Il y a environ 128 900 nouveaux cas de diabète de type 1 qui sont diagnostiqués chaque année chez les jeunes dont l’âge varie entre 0 et 19 ans. L’Europe à elle seule contient 24 % d’enfants atteints de diabète de type 1, suivie de près par l’Asie du Sud Est, qui abrite 23% des jeunes de la planète atteints de diabète de type 1, et par l’Amérique du Nord et les caraïbes, avec 19% des cas (GUARIGUATA, 2011). L’absence de données dans d’autres régions du monde telle que l’Afrique, rend difficile l’estimation de diabète sucré de type 1. Le diabète sucré, étant l’une des causes majeures de morbidité et de mortalité, aurait causé en 2013 dans le monde, le décès de 5.1 millions de personnes selon la FID. La FID estime en 2019 que le nombre de décès imputables au diabète et à ses complications chez des personnes âgées de 20 à 79 ans serait de 4,2 millions. On pense qu’il y a chaque six secondes une personne qui meurt du diabète. Cette maladie aurait occasionné au moins 548 milliards USD en 2013 et 760 milliards en 2019 pour sa prévention et son traitement, représentant ainsi un lourd fardeau économique pour l’humanité. La répartition géographique du diabète sucré en 2013, en termes des personnes atteintes, se présente de la manière suivante selon un ordre décroissant (millions de personnes): la chine (98,4), l’Inde (65,1), les Etats Unis d’Amérique (24,4), le Brésil (11,9), la Fédération de Russie (10,9), le Mexique (8,7), l’Indonésie (8,5), l’Allemagne (7,6), l’Egypte (7,5) et le Japon (7,2) (OMS, 2013). En Afrique, face à l’évolution des modes de vie des habitants, dans les centres urbains et même dans les zones rurales, qui contraste malheureusement avec la précarité budgétaire de nombreux pays de ce continent, les ripostes contre cette nouvelle épidémie sont très limitées, avec comme conséquence, le diabète sucré voit sa prévalence augmenter dans ces derniers pays. A cet égard, l’Afrique présente des difficultés énormes dans le diagnostic du diabète sucré notamment du type 1, faute de personnel compétent par exemple ; et lorsqu’il est diagnostiqué, souvent un coma inaugural est révélateur dans un quart des cas; ce dernier est parfois confondu avec d’autres causes des comas et seulement peu d’enfants qui en sont atteints ont le moyen de se procurer de l’insuline, des seringues et des matériels de surveillance, au point que la plupart décèdent. Il y a lieu de noter cependant que le diabète du type 2 est celui dont la progression est en relation directe avec l’urbanisation. Son occurrence est prédominante chez les personnes âgées de plus de 40 ans. Les estimations de la prévalence, selon l’âge dans les villes africaines, sont souvent égales ou supérieures à celles des pays à revenu élevé. Selon les estimations de la FID (2013), 19,8 millions d’adultes de la région d’Afrique sont actuellement atteints de diabète, soit une prévalence de 5.7 % pour la région. La prévalence la plus élevée du diabète dans la région d’Afrique est observée sur l’île de la Réunion (15,4 %), suivie par les Seychelles (12,1 %), le Gabon (10,7 %) et le Zimbabwe (9,7 %). Certains pays les plus peuplés d’Afrique tels que le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie ainsi que la République unie de Tanzanie comptent le plus grand nombre de personnes atteintes de diabète, dont respectivement 3,9 millions, 2,6 millions, 1,9 millions et 1,7 millions de personnes. La région d’Afrique, constitue selon la même source, la région où la proportion des cas de diabète sucré non diagnostiquée est élevée, soit 63 %. En ce qui concerne les facteurs de risque, le diabète est attribué à de nombreux facteurs génétiques, épi génétiques, environnementaux et biologiques sur lesquels les personnes qui sont touchées n’ont aucun contrôle. Les risques modifiables, imputables au développement du diabète de type 2 varient en fonction des populations et couvrent l’obésité, l’hypertension artérielle, la dyslipidémie, la surnutrition, la malnutrition, la sédentarité, l’avancement de l’âge, l’origine ethnique et les antécédents familiaux liés au diabète.
Quant à ses complications, GUIMET et al. (2012) dans le document cadre du Handicap International sur le diabète et les autres facteurs de risque cardiovasculaire publié en juillet 2012 considèrent le diabète sucré comme une maladie invalidante. Il a un fort potentiel invalidant, lié aux symptômes quotidiens, et aux potentielles complications à long terme telles que : la rétinopathie diabétique (10% à 47% des diabétiques), l’accident vasculaire cérébral (1% à 12% des diabétiques), l’insuffisance cardiaque (1% à 43% des diabétiques), l’insuffisance rénale (0,3% à 33% des diabétiques), la neuropathie diabétique (13% à 65% des diabétiques). L’Afrique présente une grande sévérité par rapport à certains continents du monde tels que l’Europe, l’Amérique en raison de la méconnaissance initiale de la maladie, de sa prise en charge tardive, de la mauvaise qualité des soins et des affections transmissibles intercurrentes qui aggravent la maladie. En ce qui concerne la mortalité, 8.6% des décès survenant en Afrique sont attribués au diabète, 76.4% de ces décès ont concerné des individus de moins de 60 ans en 2013, le nombre de femmes décédées du diabète était supérieur de plus de 50 % à celui des hommes. Le diabète sucré étant à l’heure actuelle l’un des problèmes graves de santé publique dans les pays en voie de développement, la connaissance parfaite de ses aspects cliniques et épidémiologiques, en vue de procéder, non seulement au dépistage mais également à l’élaboration et à la mise en œuvre des programmes visant la prévention collective de la maladie et de ses complications, revêtent un caractère impérieux. En République Démocratique du Congo, selon l’OMS (2006), la prévalence du diabète sucré varie environ entre 7% et 10%. Au cours du congrès de médecine tropicale tenue du 30 septembre au 05 octobre 2013 à l’université Félix Houphouët Boigny sur le diabète sucré en Afrique sub saharienne, il a été annoncé que la RDC présente une prévalence de 14.5% pour le diabète sucré de type 2.
Plan provisoire
1. Introduction générale ;
2. Revue de la littérature ;
3. Matériels et méthode ;
4. Présentation des résultats ;
5. Discussion ;
6. Conclusion
Hypothèses
1. La prévalence des comas diabétiques au service des urgences de l' hôpital Heal Africa serait significativement plus élevé chez les patients de plus de 50 ans , en comparaison avec les patients plus jeunes , en raison de la présence accrue de comorbidité également d' une gestion moins efficace de la maladie ;
2. Les patients admis pour coma diabétiques présentant de niveau de glycémie supérieures à 400mg/dl à leur arrivée auraient un pronostic moins favorable avec une durée d' hospitalisation plus longue et un risque accrue de complications par rapport à ceux ayant de niveaux de glycémie inférieurs;
3. Un accès limité à de soins de santé préventifs et à une éducation sur la gestion du diabète serait associé à une incidence plus élevée de comas diabétiques chez les patients de la région de Goma influençant ainsi le pronostic et les résultats clinique à court terme Méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive à visée analytique réalisée sur une période d’une année. La population d’étude sera constituée par l’ensemble des patients admis durant la période d’étude. Seront inclus les patients hospitalisés pour coma diabétique avec une durée de séjour supérieure à 24h. Les données étaient colligées sur une fiche de recueil préconçue, à l’aide des dossiers médicaux des patients et des registres d’hospitalisations. Les paramètres étudiés étaient les caractéristiques sociodémographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives. Les données recueillis étaient saisies sur un tableau Excel. Le logiciel SPSS version 20 était utilisé pour les analyses statistiques. Bibliographie
1. Richard RISASI , Christian MOTUTA Amis ;Profil épidémiologique, clinique et facteurs de risque de diabète sucré. Cas de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Kinshasa Richard RISASI Etutu Juniora, Adolphe LUKUSA Mbayab, Christian MOTUTA Amisic
2. Odou KONE : thèse de doctorat ; Aspects epidemio-cliniques therapeuiquesetpronostiques des complications metaboliques aigues du diabete au service d’accueil des urgences du chu gabriel toure de bamako
3. Ngomas JF ET Sima Zué A ; Epidémiologie et facteurs pronostiques des comas diabétiques en réanimation au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville
4. Atlas du diabète de la FID [en ligne]. 6e ed. Fédération internationale du diabète.2013[Consultéle05052015] Disponible sur http//www.santédiabète.org/fr/le –diabète en chiffres
5. Jemea B, Bengono Bengono R, Ndongo AS, et al. Complications Aiguës Métaboliques du Diabète en Réanimation : Epidémiologie, Prise en Charge et Pronostic à Yaoundé Health Sci. Dis, 2021;22 (8):42-46
Directeur & Encadreur
Directeur: Dr Maurice Dr Maurice MASODA
Encadreur: KAHATWA Dr SERGE
Status
Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
Épidémiologie et facteurs pronostiques de comas diabétiques au service d' urgence de l' hôpital Heal Africa
Résumé
Auteur : MALUNGA TSONGO
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2024-2025 , | 2025-08-24 04:00:28
Mots clés
Coma diabétique , Acidocétose , Hypoglycémie , hyperosmolaritéIntérêt
Ce sujet est crucial pour améliorer la prise en charge des patients diabétiques, de réduire la morbidité et mortalité associées aux complications aigues et optimiser les ressources de santé dans un contexte d’urgenceProblématique
Il est reconnu par l’OMS comme une épidémie mondiale ; le diabète inflige aujourd’hui un lourd fardeau aux systèmes de santé déjà, fort dépourvus, des pays à bas et moyens revenus et pourrait devenir la 7ème principale cause de décès dans le monde d’ici 2030. En effet, du point de vue épidémiologique, selon la Fédération Internationale de Diabète, FID en sigle, environ 382 millions de personnes adultes dans le monde auraient été atteintes de diabète en 2013 et 463 millions en 2019. Et ce nombre, devraient atteindre 578 millions en 2030 et 700 millions en 2045. Les deux tiers des personnes vivant avec le diabète vivent en milieu urbain et trois personnes sur quatre sont en âge de travailler. En 2013, le nombre des hommes atteints s’élevait à environ 14 millions de plus que les femmes, soit 198 millions Il est reconnu par l’OMS comme une épidémie mondiale ; le diabète inflige aujourd’hui un lourd fardeau aux systèmes de santé déjà, fort dépourvus, des pays à bas et moyens revenus et pourrait devenir la 7ème principale cause de décès dans le monde d’ici 2030. En effet, du point de vue épidémiologique, selon la Fédération Internationale de Diabète, FID en sigle, environ 382 millions de personnes adultes dans le monde auraient été atteintes de diabète en 2013 et 463 millions en 2019. Et ce d’hommes contre 184 millions de femmes. La majorité des 382 millions d’adultes atteints existerait dans la tranche d’âge de 40 et 59 ans. Le diabète sucré de type 2 demeure le type le plus fréquent chez les adultes. En 2019, la prévalence estimée du diabète chez les femmes de 20 à 79 ans est légèrement inférieure à celle des hommes (9,0 % vs 9,6 %), soit environ 17,2 millions d’hommes de plus que de femmes. La prévalence du diabète devrait augmenter chez les hommes comme chez les femmes d’ici à 2030 et 2045.En ce qui concerne les enfants et les jeunes gens, le diabète de type 1 reste la forme la plus fréquente, exactement comme chez les adultes. La prévalence du diabète de type 1 augmente partout dans le monde. Selon la FID (2019), il y a eu plus de quatre millions de personnes âgées de 20 à 79 ans qui sont mortes des causes liées au diabète en 2019. Le nombre d’enfants et d’adolescents (jusqu’à 19 ans) vivant avec le diabète augmente chaque année. En 2019, les chiffres indiquent que plus d’un million d’enfants et d’adolescents vivaient avec le diabète de type 1, en 2013 on a dénombré 497100 de personnes et dont l’âge varie entre 0 et 15 ans. Il y a environ 128 900 nouveaux cas de diabète de type 1 qui sont diagnostiqués chaque année chez les jeunes dont l’âge varie entre 0 et 19 ans. L’Europe à elle seule contient 24 % d’enfants atteints de diabète de type 1, suivie de près par l’Asie du Sud Est, qui abrite 23% des jeunes de la planète atteints de diabète de type 1, et par l’Amérique du Nord et les caraïbes, avec 19% des cas (GUARIGUATA, 2011). L’absence de données dans d’autres régions du monde telle que l’Afrique, rend difficile l’estimation de diabète sucré de type 1. Le diabète sucré, étant l’une des causes majeures de morbidité et de mortalité, aurait causé en 2013 dans le monde, le décès de 5.1 millions de personnes selon la FID. La FID estime en 2019 que le nombre de décès imputables au diabète et à ses complications chez des personnes âgées de 20 à 79 ans serait de 4,2 millions. On pense qu’il y a chaque six secondes une personne qui meurt du diabète. Cette maladie aurait occasionné au moins 548 milliards USD en 2013 et 760 milliards en 2019 pour sa prévention et son traitement, représentant ainsi un lourd fardeau économique pour l’humanité. La répartition géographique du diabète sucré en 2013, en termes des personnes atteintes, se présente de la manière suivante selon un ordre décroissant (millions de personnes): la chine (98,4), l’Inde (65,1), les Etats Unis d’Amérique (24,4), le Brésil (11,9), la Fédération de Russie (10,9), le Mexique (8,7), l’Indonésie (8,5), l’Allemagne (7,6), l’Egypte (7,5) et le Japon (7,2) (OMS, 2013). En Afrique, face à l’évolution des modes de vie des habitants, dans les centres urbains et même dans les zones rurales, qui contraste malheureusement avec la précarité budgétaire de nombreux pays de ce continent, les ripostes contre cette nouvelle épidémie sont très limitées, avec comme conséquence, le diabète sucré voit sa prévalence augmenter dans ces derniers pays. A cet égard, l’Afrique présente des difficultés énormes dans le diagnostic du diabète sucré notamment du type 1, faute de personnel compétent par exemple ; et lorsqu’il est diagnostiqué, souvent un coma inaugural est révélateur dans un quart des cas; ce dernier est parfois confondu avec d’autres causes des comas et seulement peu d’enfants qui en sont atteints ont le moyen de se procurer de l’insuline, des seringues et des matériels de surveillance, au point que la plupart décèdent. Il y a lieu de noter cependant que le diabète du type 2 est celui dont la progression est en relation directe avec l’urbanisation. Son occurrence est prédominante chez les personnes âgées de plus de 40 ans. Les estimations de la prévalence, selon l’âge dans les villes africaines, sont souvent égales ou supérieures à celles des pays à revenu élevé. Selon les estimations de la FID (2013), 19,8 millions d’adultes de la région d’Afrique sont actuellement atteints de diabète, soit une prévalence de 5.7 % pour la région. La prévalence la plus élevée du diabète dans la région d’Afrique est observée sur l’île de la Réunion (15,4 %), suivie par les Seychelles (12,1 %), le Gabon (10,7 %) et le Zimbabwe (9,7 %). Certains pays les plus peuplés d’Afrique tels que le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie ainsi que la République unie de Tanzanie comptent le plus grand nombre de personnes atteintes de diabète, dont respectivement 3,9 millions, 2,6 millions, 1,9 millions et 1,7 millions de personnes. La région d’Afrique, constitue selon la même source, la région où la proportion des cas de diabète sucré non diagnostiquée est élevée, soit 63 %. En ce qui concerne les facteurs de risque, le diabète est attribué à de nombreux facteurs génétiques, épi génétiques, environnementaux et biologiques sur lesquels les personnes qui sont touchées n’ont aucun contrôle. Les risques modifiables, imputables au développement du diabète de type 2 varient en fonction des populations et couvrent l’obésité, l’hypertension artérielle, la dyslipidémie, la surnutrition, la malnutrition, la sédentarité, l’avancement de l’âge, l’origine ethnique et les antécédents familiaux liés au diabète.
Quant à ses complications, GUIMET et al. (2012) dans le document cadre du Handicap International sur le diabète et les autres facteurs de risque cardiovasculaire publié en juillet 2012 considèrent le diabète sucré comme une maladie invalidante. Il a un fort potentiel invalidant, lié aux symptômes quotidiens, et aux potentielles complications à long terme telles que : la rétinopathie diabétique (10% à 47% des diabétiques), l’accident vasculaire cérébral (1% à 12% des diabétiques), l’insuffisance cardiaque (1% à 43% des diabétiques), l’insuffisance rénale (0,3% à 33% des diabétiques), la neuropathie diabétique (13% à 65% des diabétiques). L’Afrique présente une grande sévérité par rapport à certains continents du monde tels que l’Europe, l’Amérique en raison de la méconnaissance initiale de la maladie, de sa prise en charge tardive, de la mauvaise qualité des soins et des affections transmissibles intercurrentes qui aggravent la maladie. En ce qui concerne la mortalité, 8.6% des décès survenant en Afrique sont attribués au diabète, 76.4% de ces décès ont concerné des individus de moins de 60 ans en 2013, le nombre de femmes décédées du diabète était supérieur de plus de 50 % à celui des hommes. Le diabète sucré étant à l’heure actuelle l’un des problèmes graves de santé publique dans les pays en voie de développement, la connaissance parfaite de ses aspects cliniques et épidémiologiques, en vue de procéder, non seulement au dépistage mais également à l’élaboration et à la mise en œuvre des programmes visant la prévention collective de la maladie et de ses complications, revêtent un caractère impérieux. En République Démocratique du Congo, selon l’OMS (2006), la prévalence du diabète sucré varie environ entre 7% et 10%. Au cours du congrès de médecine tropicale tenue du 30 septembre au 05 octobre 2013 à l’université Félix Houphouët Boigny sur le diabète sucré en Afrique sub saharienne, il a été annoncé que la RDC présente une prévalence de 14.5% pour le diabète sucré de type 2.
Plan provisoire
1. Introduction générale ;2. Revue de la littérature ;
3. Matériels et méthode ;
4. Présentation des résultats ;
5. Discussion ;
6. Conclusion
Hypothèses
1. La prévalence des comas diabétiques au service des urgences de l' hôpital Heal Africa serait significativement plus élevé chez les patients de plus de 50 ans , en comparaison avec les patients plus jeunes , en raison de la présence accrue de comorbidité également d' une gestion moins efficace de la maladie ;2. Les patients admis pour coma diabétiques présentant de niveau de glycémie supérieures à 400mg/dl à leur arrivée auraient un pronostic moins favorable avec une durée d' hospitalisation plus longue et un risque accrue de complications par rapport à ceux ayant de niveaux de glycémie inférieurs;
3. Un accès limité à de soins de santé préventifs et à une éducation sur la gestion du diabète serait associé à une incidence plus élevée de comas diabétiques chez les patients de la région de Goma influençant ainsi le pronostic et les résultats clinique à court terme
Méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive à visée analytique réalisée sur une période d’une année. La population d’étude sera constituée par l’ensemble des patients admis durant la période d’étude. Seront inclus les patients hospitalisés pour coma diabétique avec une durée de séjour supérieure à 24h. Les données étaient colligées sur une fiche de recueil préconçue, à l’aide des dossiers médicaux des patients et des registres d’hospitalisations. Les paramètres étudiés étaient les caractéristiques sociodémographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives. Les données recueillis étaient saisies sur un tableau Excel. Le logiciel SPSS version 20 était utilisé pour les analyses statistiques.Bibliographie
1. Richard RISASI , Christian MOTUTA Amis ;Profil épidémiologique, clinique et facteurs de risque de diabète sucré. Cas de l’Hôpital Provincial Général de Référence de Kinshasa Richard RISASI Etutu Juniora, Adolphe LUKUSA Mbayab, Christian MOTUTA Amisic2. Odou KONE : thèse de doctorat ; Aspects epidemio-cliniques therapeuiquesetpronostiques des complications metaboliques aigues du diabete au service d’accueil des urgences du chu gabriel toure de bamako
3. Ngomas JF ET Sima Zué A ; Epidémiologie et facteurs pronostiques des comas diabétiques en réanimation au Centre Hospitalier Universitaire de Libreville
4. Atlas du diabète de la FID [en ligne]. 6e ed. Fédération internationale du diabète.2013[Consultéle05052015] Disponible sur http//www.santédiabète.org/fr/le –diabète en chiffres
5. Jemea B, Bengono Bengono R, Ndongo AS, et al. Complications Aiguës Métaboliques du Diabète en Réanimation : Epidémiologie, Prise en Charge et Pronostic à Yaoundé Health Sci. Dis, 2021;22 (8):42-46
Directeur & Encadreur
Directeur: Dr Maurice Dr Maurice MASODAEncadreur: KAHATWA Dr SERGE
Status
Décision ou observation:Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
