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Détails du sujet

ASPECTS DIAGNOSTIQUES, THERAPEUTIQUES ET PRONOSTIQUES DES TRAUMATISMES CRANIENS GRAVES AU CENTRE HOSPITALIER BETHESDA.


Résumé


Auteur : ONOTAMBA TONONDJO
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2024-2025 , | 2025-11-10 14:17:38

Mots clés

Titre, problématique, intérêt, hypothèses, méthode plan provisoire et bibliographie.

Intérêt

Les traumatismes crâniens graves représentent un enjeu majeur de santé publique en raison de leur fréquence, de la lourdeur des prises en charge et des conséquences médico-économiques significatives. Leur mortalité élevée, pouvant atteindre jusqu’à 70 % dans certains contextes africains, ainsi que les séquelles physiques, cognitives et psycho-affectives, soulignent l’importance d’une meilleure compréhension de ces pathologies.
À Goma, où les accidents de la voie publique, les chutes et les violences sont fréquents, les TCE grave touchent particulièrement les jeunes adultes, entraînant une perte de productivité et un handicap durable.
L’étude des aspects diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques des TC graves permet de :
Identifier les facteurs associés à la morbidité et à la mortalité, afin d’optimiser la prise en charge dès la phase préhospitalière jusqu’à l’hospitalisation.
Fournir des données locales et actualisées sur l’incidence, la gravité et l’évolution des TC graves, indispensables pour la planification des ressources sanitaires et la définition de protocoles de prise en charge adaptés au contexte régional.
Éclairer les pratiques cliniques et soutenir le développement de stratégies préventives et réhabilitatives visant à réduire les séquelles fonctionnelles et améliorer le retour à la vie sociale et
professionnelle des patients.
Ainsi, cette étude contribue à combler le manque de données épidémiologiques et cliniques sur les TC graves dans le contexte africain en général et celui de la ville de Goma en particulier , et offre des éléments essentiels pour l’amélioration des soins et du pronostic des patients traumatisés.

Problématique

Le traumatisme crânien (TC) correspond à une atteinte de l’intégrité du crâne et/ou de l’encéphale consécutive à une agression mécanique, directe ou indirecte, par un agent extérieur, et constitue un enjeu majeur de santé publique [1]. Un traumatisme crânien est qualifié de grave lorsque le score de Glasgow (GCS) est inférieur ou égal à huit. Cette gravité est aggravée par l’apparition de lésions cérébrales secondaires d’origine systémique (ACSOS), dont les répercussions sur la morbidité et la mortalité sont bien établies. La prise en charge de ces lésions repose sur des décisions stratégiques allant de la prise en charge préhospitalière, incluant le ramassage et le transport du patient, à la phase hospitalière.
En raison de leur fréquence et des coûts financiers considérables qu’ils engendrent, les traumatismes crâniens constituent un problème de santé publique. Ils sont responsables de 50 à 60 % des décès post-traumatiques [2]. Au Canada, l’incidence annuelle des traumatismes crâniens graves varie entre 9 et 17,1 pour 100 000 habitants [3]. En France, plusieurs études ont été consacrées aux neurotraumatismes. L’INSERM [4], dans une étude prospective sur la population aquitaine, a révélé que les TC graves concernaient environ 25 cas pour 100 000 habitants par an, avec une mortalité atteignant 56 %.
En Afrique, bien que les données soient plus limitées, quelques études ont été réalisées dans différents pays. Au Maroc, une étude rétrospective menée en 2015 a recensé 45 cas de TC graves [5]. Au Bénin, une étude rétrospective sur la période 1998-2002 a enregistré 236 patients hospitalisés pour TC graves, avec une mortalité globale de 70 % [6]. Au Mali (Mopti), entre juillet 2015 et janvier 2016, les TC graves représentaient 5 à 10 % des traumatismes, avec un taux de mortalité compris entre 30 et 50 % [7].
Au-delà des atteintes physiques, les TC graves entraînent souvent un handicap invisible. Les dimensions cognitives, psycho-affectives et comportementales constituent des obstacles majeurs au retour du patient à une vie normale et à sa réinsertion dans le milieu familial et social. Le pronostic dépend principalement de la sévérité des lésions initiales, de la qualité de la prise en charge, des circonstances de l’accident ainsi que du contexte social et environnemental.
Compte tenu de la mortalité et de la morbidité élevée associées aux TC graves, nous avons entrepris une étude visant à analyser les aspects diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques des traumatismes crâniens graves au Centre Hospitalier Bethesda.

Plan provisoire

Introduction
Chapitre I : Revue de la littérature
Chapitre II : Méthodologie et matériels
Chapitre III : Résultats
Chapitre IV : Discussion
Conclusion et recommandations
Annexes et références bibliographiques

Hypothèses

1. Plus le traumatisme crânien est grave, plus le risque de décès et de complications est élevé.
2. Une prise en charge rapide et adaptée améliore le pronostic des patients.
3. L’âge, le sexe et les circonstances de l’accident influencent l’évolution clinique.
4. Les TC graves entraînent souvent des troubles cognitifs et comportementaux qui compliquent le retour à la vie normale.

Méthodes

II.1. CADRE D'ETUDE
Notre recherche sera effectuée au Centre Hospitalier Bethesda, situé à l’est de la
République Démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu, en ville de Goma, dans le Quartier Kyeshero.
II.2. NATURE D’ETUDE
Nous avons fait une étude cohorte rétrospective. Elle va s’étendre sur une période de deux ans soit du 1er Janvier 2024 au 31 Décembre 2025
II.3. POPULATION D’ETUDE
Tous les patients hospitalisés pour Traumatisme crânien grave.
II.4. SÉLECTION
II.4.1. CRITÈRES D’INCLUSION
Patients avec dossiers medicals complets.
Patients hospitalisés pour un traumatisme crânien grave, défini par un score de Glasgow ≤ 8 à l’admission.
Tous âges et sexes
II.4.2. CRITERES D’EXCLUSION
Patients présentant des traumatismes crâniens légers ou modérés (GCS > 8).
Patients décédés avant toute prise en charge hospitalière.
Patients dont le dossier médical est incomplet.
Patients présentant des pathologies neurologiques préexistantes sévères susceptibles d’altérer le pronostic indépendamment du traumatisme (ex. AVC récent, tumeur cérébrale évolutive).
II.4.3. ECHANTILLONNAGE
Échantillonnage : exhaustif.
II.5. VARIABLES D’ETUDE
Variables sociodémographiques : âge, sexe, profession, lieu de résidence.
Variables liées au traumatisme : cause et circonstances de l’accident, type de traumatisme, score de Glasgow initial, lésions associées.
Variables cliniques et paracliniques : signes neurologiques, paramètres vitaux, résultats d’imagerie et examens biologiques.
Variables thérapeutiques : prise en charge préhospitalière, interventions reçues (chirurgicales ou médicales), durée d’hospitalisation, complications.
Variables pronostiques : évolution clinique, score de Glasgow à la sortie, séquelles fonctionnelles, mortalité.
II.6. ANALYSE DE DONNÉES
Elle nous permettra de quantifier les résultats de notre étude sous forme de pourcentage.
%=(n x 100)/N
% : Pourcentage
n : Nombre de cas observés
N : Nombre total de cas enquêtés.
La rédaction et la mise en forme des textes seront effectuées par le logiciel Microsoft Word.
Quant à l’analyse des données nous allons utiliser le logiciel Excel.

Bibliographie

1. Graham DI, Ford I, Hum Edam J, Doyle, Teasdale GM, Lawrence AE, et al
Ischaemic brain damage is still common in fatal nonmissible head injury. J neural neurosurgPsychiatry 1989:346-350.
2. Tagliaferri F, Compagnone C, Korsic M, Servadei F, Kraus J.A systematic
review of brain injury epidemiology in Europe. Acta Neurochir 2006; 148:255-68.
3. Bissonnette B. From the macroscopie lesion to cellular ischemia ET Masson F. Epidemiology of severe cranial injuries. Ann Fr Anesth Reanim 2000; 19: 261-274.
4. Rénauld B. Traumatisme crâniocérébraux de l’adulte jeune. P140-152.Edition Brussel.
5. Errai A. Facteurs pronostiques du Traumatisme Crânien grave en réanimation. Thèse de Médecine, Université CADI AYYAD, Marrakech, 2015, N°55.
6. Aguèmon AR, Padonou JL, Yévègnon SR, Hounkpè, Madougou S, Djagnikpo AK et al. TC graves en réanimation au Bénin de 1998-2002
7. Sogoba B. Traumatisme Crânien à l’hôpital de Mopti : des statistiques qui interpellent. 3ème congrès de Neurosciences, Bamako, 2016.

Directeur & Encadreur

Directeur: Dr MEDARD Dr MEDARD
Encadreur: Dr Larry Dr Larry KAMABU

Status

Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON