book

Détails du sujet

Connaissance et attitude des médecins généralistes face aux maladies psychosomatiques: cas des hôpitaux de la zone de santé de Karisimbi


Résumé


Auteur : SEFU Pierrette
Niveau: G3
Département: sciences biomedicales
Année Ac: 2024-2025 , | 2026-02-02 08:01:24

Mots clés

Connaissance, attitudes, maladies psychosomatiques, médecins généralistes

Intérêt

Au sein de la ville de Goma, nous ne comptons qu’un seul centre de santé mental, celle-ci se situant dans la zone de santé de Goma. Ceci pour dire que la zone de santé de Karisimbi n’a, jusqu’à présent, aucun centre spécialisé dans le domaine psychosomatique.
Ce manque de structure spécialisée a un impact significatif sur la santé de la population quant à la gestion de ces maladies et constitue ainsi un sujet sensible au vu des situations vécues par cette même population.
Notre étude sera donc utile sur plusieurs plans à savoir :
Sur le plan scientifique : Peu d’études documentent la prise en charge des troubles psychosomatiques par les médecins généralistes en RDC, et encore moins dans la région de Goma. Ceci permettra de combler un vide de connaissances. L’étude de l’efficacité des pratiques existantes permet d’identifier quelles interventions ou protocoles sont réellement utilisés et efficaces dans un contexte réel, et de proposer des améliorations adaptées au contexte local
Sur le plan personnel : Étudier la question nous permettra de mieux comprendre les troubles psychosomatiques.
Sur le plan social : Les troubles psychosomatiques touchent une part importante de la population et sont souvent sous-diagnostiqués. Une meilleure prise en charge réduit la souffrance, les absences au travail et l’utilisation inappropriée des services de santé.

Problématique

Les troubles psychosomatiques font l’objet de plusieurs questionnements quant aux capacités de prise en charge des médecins généralistes dans le monde face à ces maladies.
Pour pallier ce problème, l’OMS a mis en place des recommandations et outils principaux pour confier aux médecins généralistes la prise en charge des troubles psychosomatiques. Ces recommandations sont regroupées en 5 critères principaux entre autre : Intégration de la santé mentale dans les soins primaires ; Formation des cliniciens non spécialistes ; Utilisation des protocoles et des outils pratiques ; Mise en place des services psychosociaux et des médicaments essentiels ; Suivi, supervision et évaluation.
Cependant, ce qui est fait dans le monde constitue une toute autre réalité suite à divers facteurs impliquant surtout les ressources des pays. Ainsi donc, concernant les guides et la formation, environ 74 % des pays répondants avaient des lignes directrices nationales pour intégrer la santé mentale dans les soins primaires et 81 % des pays déclaraient que les travailleurs en soins primaires reçoivent une certaine formation. Toutefois la formation n’est pas toujours systématique ni suffisante en profondeur. (Organization, 2021)
Pour la fonctionnalité réelle de l’intégration, seulement 31 % des pays répondants remplissaient au moins 4 des 5 critères définissant une intégration fonctionnelle. Autrement dit, la plupart des pays n’ont pas encore une intégration complète. Le pourcentage est beaucoup plus faible dans la région d’Afrique ou seulement 5pays soit 13 % ont atteint ce niveau. (Organization, 2021)
Souvent, même si la formation existe, l’offre réelle d’interventions psychologiques en première ligne est limitée. La proportion de pays offrant des interventions psychosociales reste faible seulement environ 19 % des pays répondants satisfaisaient ce critère. (WHO, 2021)
Parlant des médicaments essentiels, une part importante de pays signale que la plupart des centres primaires peuvent fournir des traitements pharmacologiques de base, mais la disponibilité varie beaucoup selon les régions et selon les pays à faibles ressources (WHO, 2021)
En outre, au Cameroun la mise en œuvre de l’intégration de la santé mentale est incomplète. Les facteurs qui expliquent la difficulté des médecins généralistes à détecter et à traiter correctement les présentations psychosomatiques incluent une formation insuffisante, un manque d’interventions psychosociales en soins primaires, une faible supervision spécialisée et une charge de travail et des contraintes organisationnelles. Sur les 20 districts de santé de la région, seulement 6 soit 30 % disposaient d’un service de santé mentale en 2020. Environ 1.87 professionnel de santé mentale en l’occurrence infirmier, psychologue, généraliste ou neurologue pour 100 000 habitants. (Toguem MG., 2022).
Plusieurs études ont été menées en RDC plus particulièrement à Lubumbashi ou on observe aujourd’hui une certaine amélioration depuis l’intégration des services de santé mentale dans les structures de soins primaires en utilisant le guide opérationnel de l’OMS.
Dans le site urbain (Tshamilemba), la part des consultations générales pour troubles mentaux est passée de 1.86 % à 3.66 % des consultations générales ; dans le site rural (Mangembo) les taux observés sont passés 2.35 % à 3.28 % selon la période analysée. Ces évolutions montrent une augmentation de l’accès et de la demande pour des soins mentaux après l’intégration. (Mukala Mayoyo, 2025)
Néanmoins, dans d’autres régions de la RDC, plusieurs facteurs rendent difficile la prise en charge des troubles psychosomatiques tels que : le manque de formation et de compétences spécifiques en santé mentale chez les soignants primaires, la pénurie de ressources humaines spécialisées, l’absence ou insuffisance de médicaments psychotropes dans les centres, l’absence de protocoles standardisés ou de lignes directrices locales, un faible financement et mauvaise gouvernance, les disparités régionales fortes.

Plan provisoire

Tableaux et figures
Epigraphe
Remerciement
Table des matières

INTRODUCTION
I.1 : Information généraleI.1.1 : Information générale sur le sujetI.1.2 : Présentation du milieu d’étudeI.2 Problématique I.3 Question de rechercheI.3.1 : Question généraleI.3.2 : Questions spécifiquesI.4 Hypothèses I.5 Objectifs I.5.1 Objectif généralI.5.2 Objectifs spécifiques I.6 Choix et intérêt du sujet I.7 Détermination du sujet dans le temps et dans l’espace
CHAPITRE II : REVUE DE LA LITTERATURE
CHAPITRE III METHODOLOGIE
3.1 Type d’étude 3.2 Période et durée3.3 Milieu d’étude3.4 Population d’étude3.5 Population ciblées3.6 Echantillonnage3.6.1 Critères d’inclusion3.6.2 Critères de non inclusion3.7 Récolte des données3.8 Traitement des données3.9 Cadre conceptuel3.10 Cadre opérationnel3.11 Paramètres d’études3.12 Considération éthique et déontologie
Chapitre VI : PRESENTATION DES RESULTATS
CHAPITRE IV: DISCUSSION DES RESULTATS
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES

Hypothèses


Hypothèse 1
Le niveau de connaissance des médecins généralistes de la zone de santé Karisimbi serait faible.
Hypothèse 2
Les médecins généralistes de cette zone de santé afficheraient une attitude négative par rapport à la prise en charge.

Méthodes


III.1. Type d’étude
Dans notre travail, nous avons opté pour une étude évaluative et transversale consistant à analyser des données collectées auprès des médecins généralistes au sein des hôpitaux de la zone de santé de Karisimbi à savoir : HGR/Virunga et Hôpital Militaire.
III.2. Population d’étude
La population de notre étude était composée des médecins généralistes exerçant dans les hôpitaux précités dont 11 de l’HGR/Virunga et 1 de l’Hôpital Militaire. Ce qui nous a donné un total de 12 médecins généralistes.
III.3. Critères d’inclusion et de non inclusion
A.Ccritères d’inclusions
Sont inclus dans le critère de sélection de notre travail :
Les médecins généralistes
Exerçant dans la ville de Goma, plus particulièrement dans l’un des hôpitaux précités
Ceux ayant déjà traité ou traitant régulièrement des cas de maladies psychosomatiques

B.Critères de non inclusion
Sont exclues, tout autre personne ne remplissant les critères de sélection souligné ci-haut.
III.4. Population cible
Tous les médecins généralistes repérés au cours de notre étude et qui répondent à tous les critères d’inclusion.
III.5. Échantillonnage
L'échantillonnage est un processus crucial dans la conduite des études et recherches. Il consiste à sélectionner un sous-ensemble représentatif de la population totale pour participer à une étude. De ce fait, nous avons sélectionné 12 médecins généralistes.

A.Détermination de la taille de l’échantillon
L’échantillon étant une partie de la population d’étude, nous n’avons utilisé aucune formule mathématique pour déterminer la taille de l’échantillon.
En l’absence de données locales publiées sur la prévalence des connaissances et attitudes des médecins généralistes face aux maladies psychosomatiques dans la ville de Goma, nous avons procédé à un échantillonnage exhaustif reprenant les connaissances et attitudes de 12 médecins généralistes dans les hôpitaux précités.
B. Le type d’échantillonnage
Pour ce travail, nous avons utilisé un échantillonnage exhaustif reprenant les connaissances et attitudes des médecins généralistes de l’HGR/Virunga face aux maladies psychosomatiques.


III.6. Méthodes, Techniques et Outils de collecte de données
Méthodes
Concernant la collecte de données, nous avons utilisé la méthode quantitative (consistant à élaborer un questionnaire de collecte avec des questions fermes afin de recueillir les données nécessaires qui seront tirées).

Techniques
Nous avons utilisé une fiche de collecte de données.

Outils de collecte de données
Nous avons fait recours à un questionnaire pour la récolte des données quantitatives.

A.Recrutement, Sélection et Formation des enquêteurs
Etant donné que ce travail de fin de cycle est un travail personnel présenté en vue de l'obtention d'un diplôme de licence en science biomédicale, aucun recrutement, ni sélection et formation d'enquêteurs n'a été fait.

B.Déroulement de l’enquête
Nous avons effectué notre enquête en plusieurs étapes à savoir :
Collecter les données à partir des questionnaires répondus par les médecins généralistes
Réaliser des analyses descriptives et comparatives des variables sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques des données recueillies afin de répondre aux questions de recherche.
C.Définition des variables
Variables dépendantes (Cadre conceptuel)
1.Score de connaissance
2.Score d’attitude
3.Adoption d’un protocole
4.Attitude de liaison médecin-patient
Variables indépendants (Cadre opérationnel)
1. Variables sociodémographiques & professionnelles (Âge (années), Sexe, Années d’expérience en soins primaires, Statut professionnel (médecin chef, généraliste, résident), Type d’établissement (hôpital public, clinique privée, CS))
2. Formation & exposition (Formation initiale en santé mentale, Formation continue spécifique sur psychosomatique, Participation à mhGAP / modules TCC, Expérience de travail avec psychiatre/psychologue)
3. Ressources & système (Accès aux guides/protocoles, Disponibilité de supervision clinique, Charge de travail (patients/jour), Temps moyen de consultation)
4. Facteurs personnels / cognitifs (Attitude personnelle envers la santé mentale, Croyances culturelles (échelle), Perception d’efficacité des traitements psychosociaux)
5. Variables patients (Présence de comorbidités psychiatriques fréquentes, Pression sociale / attentes des patients)
III.7. Saisie, Traitement et Analyse des données
Les données seront réalisées grâce aux différents critères et scores par rapport à la connaissance, l’attitude et la pratique.
Connaissance
Critères
Nous avons 8 questions : Q6 à Q13 qui comprennent chacune de vraies et de fausses réponses.
Toute réponse vraie = 1 ; Toute réponse fausse = 0

Score
Niveau de connaissance élevé : 6 – 8 bonnes réponses
Niveau de connaissance moyen : 4 – 5 bonnes réponses
Niveau de connaissance faible : 1 – 3 bonnes réponse


Attitude
Critères
Nous avons 5 questions : Q14 à Q18.
Toute attitude positive = 1 ; Toute attitude négative = 0
Score
Attitude positive : 3 à 5 réponses correctes
Attitude négatives : 1 à 2 réponses correctes

Pratique
Critères
Nous comptons 5 questions allant de Q19 à Q22.
Toute bonne pratique = 1 ; Toute mauvaise pratique = 0

Score
Bonne pratique : 3 à 5 bonnes réponses
Mauvaises pratiques : 1 à 2 bonnes réponses

Nous ferons donc recours au score de likert.
Les résultats seront présentés sous forme des tableaux, de fréquence et de pourcentage.
III.8. Control de la qualité des données
Après récolte, nous avons vérifié que toutes les questions ont été complétées et qu'aucune donnée ne manquait. Nous avons également vérifié la consistance et la cohérence des réponses afin de se rassurer qu'il n`y a pas eu omissions.
III.9. Diffusion ou dissémination des résultats
Une fois l'étude de l'échantillonnage réalisée, nous avons généralisé les résultats afin d'en prévoir les éventuels coûts et d'en mesurer l'impact.
III.10. Limites et difficultés rencontrées
Sur le terrain, nous avons manqué certaines données notamment en suite à la disponibilité des médecins pour répondre à nos questions.

Bibliographie


Directeur & Encadreur

Directeur: NAMEGABE Prof NTABE Edmond
Encadreur: Dr Aimée Dr Aimée

Status

Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON