Détails du sujet
ÉTUDE DES FACTEURS DE RISQUE DES HÉMORRAGIES DU PREMIER TRIMESTRE DE LA GROSSESSE CAS DE L’HÔPITAL KYESHERO DU 01/01/2024 au 01/01/2025
Résumé
Auteur : NDANGUMA NDANGUMA
Niveau: G3
Département: sciences biomedicales
Année Ac: 2024-2025 , | 2025-11-20 08:51:39
Mots clés
Hémorragies, géstationnelle ,
Intérêt
L’intérêt de ce travail est triple :
Scientifique : combler le manque de données locales sur les hémorragies précoces en RDC.
Clinique : améliorer la prise en charge et la prévention des complications liées aux saignements gestationnels.
Problématique
Les hémorragies précoces de la grossesse, définies comme tout saignement survenant avant 20 semaines d’aménorrhée (SA), constituent l’une des complications obstétricales les plus fréquentes au premier trimestre. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS, 2023), elles concernent environ 15 à 25 % des grossesses cliniquement reconnues et représentent près de 20 % des urgences obstétricales précoces dans le monde [World Health Organisation, 2023]. Ces hémorragies, souvent perçues comme bénignes, peuvent néanmoins annoncer des issues défavorables telles que l’avortement spontané, la prématurité, le retard de croissance intra-utérin ou le faible poids de naissance [18].
Sur le plan étiologique, les causes et facteurs de risque sont nombreux et interdépendants. L’âge maternel avancé est un déterminant majeur: les femmes de plus de 30 ans présentent un risque 1,3 fois supérieur de saignement précoce, et ce risque augmente significativement après 35 ans, atteignant près de 50 % chez les primipares âgées de 40 ans ou plus [14].
Les antécédents obstétricaux défavorables, tels que fausse couche ou avortement spontané, constituent également un facteur prédictif important. Selon Patel et al. (2025), les femmes ayant déjà présenté une fausse couche ont un risque de récidive de 20 % après un épisode et jusqu’à 40 % après deux épisodes consécutifs [15].
Les anomalies utérines (fibromes, malformations ou cicatrices post-chirurgicales) jouent un rôle déterminant dans la fragilisation du site d’implantation embryonnaire. Pan et al. (2023) ont montré que la présence de fibromes sous-muqueux multiplie le risque d’avortement précoce par trois de plus,la survenue d’un hématome sous-chorial augmente significativement la probabilité de décollement trophoblastique et d’interruption de grossesse [16].
Les infections génitales, notamment à Chlamydia trachomatis, Mycoplasma hominis et Neisseria gonorrhoeae, sont fréquemment impliquées. L’ACOG (2023) et Zhou et al. (2023) soulignent que ces infections sont détectées chez 10 à 20 % des femmes admises pour menace d’avortement précoce, confirmant leur rôle pathogène direct [10]. À cela s’ajoutent des facteurs comportementaux et psychosociaux. Le tabagisme maternel augmente le risque de saignement précoce de 60 %, tandis que le stress intense et le faible niveau socio-économique sont également associés à une incidence plus élevée d’hémorragies précoces [11]. Une couverture prénatale inadéquate est aussi corrélée à une augmentation du risque, comme démontré au Nigeria par Osei et Diallo (2024)[12].
Les conséquences obstétricales et néonatales de ces hémorragies sont loin d’être négligeables. D’après une méta-analyse récente, les femmes ayant présenté une hémorragie au premier trimestre présentent un risque accru de prématurité (15 %), de faible poids de naissance (20 %) et de rupture prématurée des membranes (12 %) [18,19]. Par ailleurs, les répercussions psychologiques sur les patientes sont importantes, incluant l’anxiété, dépression et symptômes de stress post-traumatique [20].
En Afrique subsaharienne, les données disponibles révèlent une prévalence variable des hémorragies précoces, estimée entre 10 et 18 % selon les contextes [22]. Dans plusieurs pays comme le Nigeria, le Ghana ou la Tanzanie, ce phénomène reste sous-déclaré en raison du faible accès aux soins obstétricaux et de l’absence de systèmes de surveillance efficaces [12].
En République Démocratique du Congo, la problématique demeure particulièrement préoccupante. Selon Mbogo(2023), le manque de statistiques fiables et les difficultés de suivi des grossesses précoces entravent la compréhension réelle de l’ampleur du problème [23].
Dans la ville de Goma, située dans une zone à forte densité démographique et marquée par un contexte socio-économique fragile, les hémorragies précoces de la grossesse représentent un motif fréquent de consultation dans les structures hospitalières, notamment à l’Hôpital Kyeshero. Cependant, aucune étude systématique récente n’a documenté leur fréquence réelle ni les facteurs de risque spécifiques à ce contexte.
Ainsi donc, Cette absence de données locales empêche la mise en œuvre d’interventions préventives ciblées et de stratégies de prise en charge adaptées aux réalités du terrain. Plan provisoire
Tableaux et figures
Epigraphe
Remerciement
Table des matières
INTRODUCTION
I.1 : Information générale
I.1.1 : Information générale sur le sujet
I.1.2 : Présentation du milieu d’étude
I.2 Problématique
I.3 Question de recherche
I.3.1 : Question générale
I.3.2 : Questions spécifiques
I.4 Hypothèses
I.5 Objectifs
I.5.1 Objectif général
I.5.2 Objectifs spécifiques
I.6 Choix et intérêt du sujet
I.7 Détermination du sujet dans le temps et dans l’espace
CHAPITRE II : REVUE DE LA LITTERATURE
CHAPITRE III METHODOLOGIE
3.1 Type d’étude
3.2 Période et durée
3.3 Milieu d’étude
3.4 Population d’étude
3.5 Population ciblées
3.6 Echantillonnage
3.6.1 Critères d’inclusion
3.6.2 Critères de non inclusion
3.7 Récolte des données
3.8 Traitement des données
3.9 Cadre conceptuel
3.10 Cadre opérationnel
3.11 Paramètres d’études
3.12 Considération éthique et déontologie
Chapitre VI : PRESENTATION DES RESULTATS
CHAPITRE IV: DISCUSSION DES RESULTATS
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES Hypothèses
Les hémorragies précoces de la grossesse à l’Hôpital Kyeshero de Goma seraient influencées par une combinaison de facteurs maternels, obstétricaux, infectieux et anatomiques, augmentant le risque de complications obstétricales défavorables. Méthodes
A) Méthode analytique
Elle va nous aider à analyser les données collectées et à les interpréter.
B) Méthode statistique
Elle va nous permettre de calculer en pourcentage (sous forme de graphique) quelques données.
Nous allons alors utiliser la formule suivante :
n= Nombre de cas observés
N= Nombre total des cas
%= Pourcentage
Techniques
La technique de collecte des données sera l’analyse descriptive.
Outils de collecte des données
Notre outil est un questionnaire d’enquête qui sera soumis aux femmes inscrites dans les critères d’inclusion. Bibliographie
1. Smith, Jean. “L’impact psychologique des saignements du premier trimestre sur les femmes enceintes.” Revue de Gynécologie et d’Obstétrique 45, no. 2 (2023): 123–130.
2. Johnson, Émilie, et Sarah Brun. “Hémorragies du premier trimestre : revue de la prévalence et des résultats.” Journal International de Santé Maternelle 12, no. 4 (2022): 245–258.
3. Lee, Angéla, et Michel Vert. “Comprendre les saignements précoces de la grossesse : implications pour la santé maternelle et fœtale.” Journal Africain de Santé Reproductive 16, no. 1 (2024): 56–70.
4. Osei, Kwame, et Fatoumata Diallo. “Hémorragies du premier trimestre en Afrique subsaharienne : revue des données.” Sciences de la Santé Africaines 22, no. 3 (2025): 89–99.
5. Mbogo, Jacques. “Mortalité maternelle en Afrique subsaharienne : le rôle des hémorragies gestationnelles précoces.” Journal Africain d’Obstétrique 34, no. 2 (2023): 112–118.
6. Ngoya, Chantal, et Marc Thompson. “L’importance de la détection précoce des saignements gestationnels.” Journal Médical Sud-Africain 111, no. 7 (2024): 567–572.
7. World Health Organization. World Health Statistics 2023. Geneva: World Health Organization, 2023. Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Complications de la grossesse au premier trimestre : données épidémiologiques mondiales. Rapport annuel sur la santé maternelle et néonatale. Genève: OMS, 2023.
8. Patel, D., A. Sharma, et V. Shah. “Previous abortion as a significant risk factor for first-trimester bleeding: an observational study in India.” Journal of Reproductive Health 12, no. 1 (2025): 45–52.
9. American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG). Infections sexually transmitted and first-trimester bleeding. Practice Bulletin No. 240. Washington, D.C.: ACOG, 2023.
Directeur & Encadreur
Directeur: Dr Aimée Dr Aimée
Encadreur: Dr SOSTHENE Dr SOSTHENE
Status
Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
ÉTUDE DES FACTEURS DE RISQUE DES HÉMORRAGIES DU PREMIER TRIMESTRE DE LA GROSSESSE CAS DE L’HÔPITAL KYESHERO DU 01/01/2024 au 01/01/2025
Résumé
Auteur : NDANGUMA NDANGUMA
Niveau: G3
Département: sciences biomedicales
Année Ac: 2024-2025 , | 2025-11-20 08:51:39
Mots clés
Hémorragies, géstationnelle ,Intérêt
L’intérêt de ce travail est triple :
Scientifique : combler le manque de données locales sur les hémorragies précoces en RDC.
Clinique : améliorer la prise en charge et la prévention des complications liées aux saignements gestationnels.
Problématique
Les hémorragies précoces de la grossesse, définies comme tout saignement survenant avant 20 semaines d’aménorrhée (SA), constituent l’une des complications obstétricales les plus fréquentes au premier trimestre. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS, 2023), elles concernent environ 15 à 25 % des grossesses cliniquement reconnues et représentent près de 20 % des urgences obstétricales précoces dans le monde [World Health Organisation, 2023]. Ces hémorragies, souvent perçues comme bénignes, peuvent néanmoins annoncer des issues défavorables telles que l’avortement spontané, la prématurité, le retard de croissance intra-utérin ou le faible poids de naissance [18].Sur le plan étiologique, les causes et facteurs de risque sont nombreux et interdépendants. L’âge maternel avancé est un déterminant majeur: les femmes de plus de 30 ans présentent un risque 1,3 fois supérieur de saignement précoce, et ce risque augmente significativement après 35 ans, atteignant près de 50 % chez les primipares âgées de 40 ans ou plus [14].
Les antécédents obstétricaux défavorables, tels que fausse couche ou avortement spontané, constituent également un facteur prédictif important. Selon Patel et al. (2025), les femmes ayant déjà présenté une fausse couche ont un risque de récidive de 20 % après un épisode et jusqu’à 40 % après deux épisodes consécutifs [15].
Les anomalies utérines (fibromes, malformations ou cicatrices post-chirurgicales) jouent un rôle déterminant dans la fragilisation du site d’implantation embryonnaire. Pan et al. (2023) ont montré que la présence de fibromes sous-muqueux multiplie le risque d’avortement précoce par trois de plus,la survenue d’un hématome sous-chorial augmente significativement la probabilité de décollement trophoblastique et d’interruption de grossesse [16].
Les infections génitales, notamment à Chlamydia trachomatis, Mycoplasma hominis et Neisseria gonorrhoeae, sont fréquemment impliquées. L’ACOG (2023) et Zhou et al. (2023) soulignent que ces infections sont détectées chez 10 à 20 % des femmes admises pour menace d’avortement précoce, confirmant leur rôle pathogène direct [10]. À cela s’ajoutent des facteurs comportementaux et psychosociaux. Le tabagisme maternel augmente le risque de saignement précoce de 60 %, tandis que le stress intense et le faible niveau socio-économique sont également associés à une incidence plus élevée d’hémorragies précoces [11]. Une couverture prénatale inadéquate est aussi corrélée à une augmentation du risque, comme démontré au Nigeria par Osei et Diallo (2024)[12].
Les conséquences obstétricales et néonatales de ces hémorragies sont loin d’être négligeables. D’après une méta-analyse récente, les femmes ayant présenté une hémorragie au premier trimestre présentent un risque accru de prématurité (15 %), de faible poids de naissance (20 %) et de rupture prématurée des membranes (12 %) [18,19]. Par ailleurs, les répercussions psychologiques sur les patientes sont importantes, incluant l’anxiété, dépression et symptômes de stress post-traumatique [20].
En Afrique subsaharienne, les données disponibles révèlent une prévalence variable des hémorragies précoces, estimée entre 10 et 18 % selon les contextes [22]. Dans plusieurs pays comme le Nigeria, le Ghana ou la Tanzanie, ce phénomène reste sous-déclaré en raison du faible accès aux soins obstétricaux et de l’absence de systèmes de surveillance efficaces [12].
En République Démocratique du Congo, la problématique demeure particulièrement préoccupante. Selon Mbogo(2023), le manque de statistiques fiables et les difficultés de suivi des grossesses précoces entravent la compréhension réelle de l’ampleur du problème [23].
Dans la ville de Goma, située dans une zone à forte densité démographique et marquée par un contexte socio-économique fragile, les hémorragies précoces de la grossesse représentent un motif fréquent de consultation dans les structures hospitalières, notamment à l’Hôpital Kyeshero. Cependant, aucune étude systématique récente n’a documenté leur fréquence réelle ni les facteurs de risque spécifiques à ce contexte.
Ainsi donc, Cette absence de données locales empêche la mise en œuvre d’interventions préventives ciblées et de stratégies de prise en charge adaptées aux réalités du terrain.
Plan provisoire
Tableaux et figuresEpigraphe
Remerciement
Table des matières
INTRODUCTION
I.1 : Information générale
I.1.1 : Information générale sur le sujet
I.1.2 : Présentation du milieu d’étude
I.2 Problématique
I.3 Question de recherche
I.3.1 : Question générale
I.3.2 : Questions spécifiques
I.4 Hypothèses
I.5 Objectifs
I.5.1 Objectif général
I.5.2 Objectifs spécifiques
I.6 Choix et intérêt du sujet
I.7 Détermination du sujet dans le temps et dans l’espace
CHAPITRE II : REVUE DE LA LITTERATURE
CHAPITRE III METHODOLOGIE
3.1 Type d’étude
3.2 Période et durée
3.3 Milieu d’étude
3.4 Population d’étude
3.5 Population ciblées
3.6 Echantillonnage
3.6.1 Critères d’inclusion
3.6.2 Critères de non inclusion
3.7 Récolte des données
3.8 Traitement des données
3.9 Cadre conceptuel
3.10 Cadre opérationnel
3.11 Paramètres d’études
3.12 Considération éthique et déontologie
Chapitre VI : PRESENTATION DES RESULTATS
CHAPITRE IV: DISCUSSION DES RESULTATS
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
Hypothèses
Les hémorragies précoces de la grossesse à l’Hôpital Kyeshero de Goma seraient influencées par une combinaison de facteurs maternels, obstétricaux, infectieux et anatomiques, augmentant le risque de complications obstétricales défavorables.Méthodes
A) Méthode analytique
Elle va nous aider à analyser les données collectées et à les interpréter.
B) Méthode statistique
Elle va nous permettre de calculer en pourcentage (sous forme de graphique) quelques données.
Nous allons alors utiliser la formule suivante :
n= Nombre de cas observés
N= Nombre total des cas
%= Pourcentage
Techniques
La technique de collecte des données sera l’analyse descriptive.
Outils de collecte des données
Notre outil est un questionnaire d’enquête qui sera soumis aux femmes inscrites dans les critères d’inclusion.
Bibliographie
1. Smith, Jean. “L’impact psychologique des saignements du premier trimestre sur les femmes enceintes.” Revue de Gynécologie et d’Obstétrique 45, no. 2 (2023): 123–130.2. Johnson, Émilie, et Sarah Brun. “Hémorragies du premier trimestre : revue de la prévalence et des résultats.” Journal International de Santé Maternelle 12, no. 4 (2022): 245–258.
3. Lee, Angéla, et Michel Vert. “Comprendre les saignements précoces de la grossesse : implications pour la santé maternelle et fœtale.” Journal Africain de Santé Reproductive 16, no. 1 (2024): 56–70.
4. Osei, Kwame, et Fatoumata Diallo. “Hémorragies du premier trimestre en Afrique subsaharienne : revue des données.” Sciences de la Santé Africaines 22, no. 3 (2025): 89–99.
5. Mbogo, Jacques. “Mortalité maternelle en Afrique subsaharienne : le rôle des hémorragies gestationnelles précoces.” Journal Africain d’Obstétrique 34, no. 2 (2023): 112–118.
6. Ngoya, Chantal, et Marc Thompson. “L’importance de la détection précoce des saignements gestationnels.” Journal Médical Sud-Africain 111, no. 7 (2024): 567–572.
7. World Health Organization. World Health Statistics 2023. Geneva: World Health Organization, 2023. Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Complications de la grossesse au premier trimestre : données épidémiologiques mondiales. Rapport annuel sur la santé maternelle et néonatale. Genève: OMS, 2023.
8. Patel, D., A. Sharma, et V. Shah. “Previous abortion as a significant risk factor for first-trimester bleeding: an observational study in India.” Journal of Reproductive Health 12, no. 1 (2025): 45–52.
9. American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG). Infections sexually transmitted and first-trimester bleeding. Practice Bulletin No. 240. Washington, D.C.: ACOG, 2023.
Directeur & Encadreur
Directeur: Dr Aimée Dr AiméeEncadreur: Dr SOSTHENE Dr SOSTHENE
Status
Décision ou observation:Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
