Détails du sujet
Prévalence et prise en charge des infections nosocomiales à l’hôpital tertiaire HEAL Africa, du 1 janvier 2025 au 1 janvier 2026
Résumé
Auteur : CIRHUZA CIRHULWIRE
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-02-12 10:44:18
Mots clés
infections nosocomiales, Prévalence, Prise en charge
Intérêt
Choix et intérêt du sujet
a. Choix du sujet
Le choix de ce sujet repose sur l’importance croissante des infections nosocomiales comme indicateurs de la qualité des prestations hospitalières, surtout dans les milieux à ressources limitées comme la RDC. En tant que l’un des hôpitaux de référence du Nord-Kivu, HEAL Africa accueille un grand nombre de patients, ce qui en fait un cadre pertinent pour étudier la prévalence et la prise en charge de ces infections.
b. Intérêt du sujet
Dans le cadre de cette étude, nous avons choisi pour sujet : « De la prévalence à la prise en charge des infections nosocomiales à l’hôpital tertiaire Heal Africa du 1 décembre 2025 au 1 Mai 2026 ». La présente recherche revêt un quadruple intérêt : scientifique, académique, social et personnel.
• Du point de vue scientifique : approfondir nos connaissances en santé publique, en particulier sur les infections nosocomiales (IN), qui représentent un enjeu crucial de sécurité et de qualité des soins hospitaliers.
• Du point de vue académique : mettre en œuvre les acquis théoriques reçus au cours de notre formation, en les confrontant aux réalités du terrain hospitalier.
• Du point de vue social : comprendre les défaillances en matière de prévention et contrôle des infections nosocomiales. Les résultats pourraient aider à orienter les politiques locales de lutte contre les IN, dans un contexte de ressources limitées comme celui de la RDC.
• Du point de vue personnel : c’est un aboutissement important dans notre parcours académique et professionnel qui nous permet de renforcer notre expertise sur une problématique de santé hospitalière concrète mais aussi de contribuer activement à une amélioration des pratiques médicales dans notre environnement immédiat.
Problématique
Les infections nosocomiales constituent aujourd’hui l’un des principaux indicateurs de la qualité et de la sécurité des soins dans les systèmes de santé. Présentes dans tous les contextes de soins (hôpitaux, centres médicaux), elles représentent une complication fréquente et évitable, qui aggrave la morbidité, allonge la durée d’hospitalisation et augmente les coûts de traitement. Lorsque les établissements accueillent des cas complexes, la probabilité d’apparition de telles infections s’accroît.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans les pays à revenu élevé, environ 7 patients hospitalisés sur 100 contractent au moins une infection nosocomiale, tandis que ce chiffre monte à 10 à 15 pour 100 dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.[7]
En Afrique, les études révèlent une situation alarmante. Une méta-analyse réalisée par l’OMS a montré que la prévalence moyenne des IN dans les hôpitaux africains est de 15,5 %, ce qui représente l’un des taux les plus élevés au monde [8]. Des enquêtes au Nigeria ont révélé que les taux d'infection dans certaines unités chirurgicales pouvaient atteindre 23 % [9], tandis qu'en Tanzanie, près de 17 % des patients hospitalisés dans des hôpitaux de district développent au moins une IAS [10]. Ces chiffres mettent en lumière les faiblesses systémiques en matière de contrôle des infections, notamment le manque d’hygiène hospitalière, l’insuffisance des ressources humaines et matérielles, et l’absence de protocoles stricts de prévention.
En République Démocratique du Congo (RDC), les données nationales sur les IN sont encore fragmentaires, mais plusieurs études menées à Kinshasa, Lubumbashi et Bukavu ont rapporté des taux allant de 11 à 25 %, selon les services et les structures étudiés [11]. La situation est particulièrement préoccupante dans les provinces de l’Est du pays, marquées par l’instabilité, l’insécurité, et un système de santé fragilisé.
Le Nord-Kivu, en particulier, fait face à des défis majeurs en matière de santé publique, notamment à cause de la forte densité de population, des conflits armés récurrents et du déplacement massif des populations. Ces facteurs accentuent le risque de contamination croisée et la faible capacité de gestion des flux hospitaliers, ce qui augmente le risque d’IN dans les structures locales [12].
Dans la ville de Goma, une étude locale a rapporté une prévalence globale de 16 % (136 patients infectés sur 850 hospitalisés) dans deux hôpitaux de référence (17 % à l’HGR CBCA Virunga et 14,2 % à l’HGR La Charité). Dans cette étude, la prévalence dans les services de soins intensifs atteignait 31,6 %, et en néonatologie 25,7 % [13]. Ces chiffres reflètent un contexte de risques élevés liés aux installations, à la durée d’hospitalisation et à la nature des interventions.
L’hôpital tertiaire HEAL Africa accueille un grand nombre de patients vulnérables : femmes enceintes, blessés de guerre, victimes de violences sexuelles, enfants malnutris ; autant de situations exposant davantage aux actes invasifs et à la prolongation des séjours hospitaliers. L’hôpital est fortement sollicité lors de crises, ce qui contribue à la surcharge des services : par exemple, entre le 26 janvier et le 14 février 2025, HEAL Africa a accueilli 829 blessés, dont 174 restaient hospitalisés, avec certaines installations débordées. [14]
La complexité des cas, l’usage fréquent de dispositifs médicaux invasifs, la durée prolongée de l’hospitalisation et la surcharge des services sont autant de facteurs favorisant la survenue des infections nosocomiales dans cet établissement. Cependant, malgré l’ampleur du problème, peu d’études ont été conduites spécifiquement à HEAL Africa pour déterminer la prévalence et la prise en charge des infections nosocomiales. Ce manque de données fiables limite la capacité de l’institution à mettre en œuvre une politique de prévention et de contrôle ciblée et efficace.
Il apparaît donc essentiel d’entreprendre une étude centrée sur la prévalence et la prise en charge des infections nosocomiales à HEAL Africa, afin de fournir une base scientifique locale, d’améliorer la qualité des soins, de réduire la morbi-mortalité hospitalière et de renforcer la sécurité des patients et du personnel soignant. Cette démarche permettra d’orienter les décideurs sanitaires et les gestionnaires hospitaliers vers l’élaboration de stratégies de prévention adaptées, efficientes et durables dans la province du Nord-Kivu et en RDC.
Plan provisoire
• Page de garde
• Dédicace
• Remerciements
• Liste des sigles et abréviations
• Résumé
• Table des matières
• Liste des tableaux
• Liste des figures
Introduction générale
1. Contexte général et justification
2. Problématique
3. Intérêt du sujet (scientifique, académique, sanitaire, socio-économique et opérationnel)
4. Hypothèses de recherche
5. Objectifs de l’étude
Chapitre I : Revue de la littérature
Chapitre II : Matériel et méthodes
1. Type et design de l’étude
2. Cadre et période d’étude
3. Population d’étude
4. Critères d’inclusion et d’exclusion
5. Échantillonnage et taille de l’échantillon
6. Variables d’étude
7. Techniques et outils de collecte des données
8. Analyse et traitement statistique
9. Considérations éthiques
10. Limites et biais prévisibles
Chapitre III : Résultats
Chapitre IV : Discussion
Conclusion et recommandations
Références bibliographiques
Annexes Hypothèses
Hypothèses de recherche
a. Hypothèse générale
La prévalence des infections nosocomiales à l’Hôpital tertiaire HEAL Africa est élevée et leur prise en charge reste insuffisamment optimisée en raison de facteurs organisationnels, environnementaux et comportementaux.
b. Hypothèses spécifiques
1) Les services de chirurgie, de réanimation et de gynéco-obstétrique présentent les taux les plus élevés d’infections nosocomiales.
2) Les bactéries Gram négatif, notamment Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa et Escherichia coli, sont les agents les plus fréquemment isolés.
3) Les facteurs de risque les plus importants sont les gestes invasifs, la durée prolongée d’hospitalisation et une hygiène hospitalière insuffisante.
4) Les types d’infections nosocomiales les plus fréquents à HEAL Africa pouraient être les inféctions respitatoires et infections urinaires.
5) L’amélioration de la formation, de la surveillance et du contrôle des infections pourraientt réduire significativement leur incidence.
Méthodes
CHAPITRE II : MATERIELS ET METHODES
II.1. Cadre d’étude
Présentation de l’institution HEAL Africa
A. Situation géographique
Elle est située au sud de la ville de Goma, dans la commune de GOMA, Avenue des Ronds-points N111, à côté de la Banque de Développement de Pays de Grands Lacs (BDGL) ; Ses limites :
Au Nord : par l’hôtel MULINGA
Au Sud : par l’église MEPAC
A l’Est : par la Banque Centrale du Congo
A l’Ouest : par la société PINACLE Security.
B. Organisation administrative et structurelle
Les services médicaux qui comprennent : Le service d’orthopédie, Gynéco - obstétrique, Chirurgie générale, Médecine Interne, Pédiatrie et néonatologie, Soins intensifs, Médecine de Famille, Dentisterie, Ophtalmologie, Outreach.
Les services médicaux-techniques comprennent : le laboratoire, l’anesthésiologie, l’imagerie, la kinésithérapie, …
Autres services tels que : le service Informatique et Recherches, Statistique, Pharmacie, Logistique, Charroi automobile, Sécurité, Buanderie, Service de Propreté, Ministère Spirituel, etc.
Outre, ces services de HEAL AFRICA pilote beaucoup d’autres projets d’assistance sociale.
Description des services concernés par l’étude
Au cours de notre étude ; le service de Médecine Interne, chirurgie générale et orthopédie, Gynéco-obstétrique, Pédiatrie générale et néonatologie, et celui du Laboratoire nous intéresserons.
Le service de médecine interne de l’hôpital HEAL Africa est une unité de référence pour la prise en charge des pathologies de l’adulte. Il dispose d’une capacité d’hospitalisation de 32 lits, extensible en cas de saturation, et accueille des patients provenant de la ville de Goma et des zones rurales environnantes. Le service est supervisé par un chef de département et un chef de service, avec une équipe médicale composée de spécialistes, de médecins résidents et de stagiaires, appuyée par des infirmiers aid. Il bénéficie du soutien des soins intensifs pour les cas graves ainsi que d’une unité moderne d’endoscopie pour le diagnostic et la prise en charge des affections digestives.
Le service de chirurgie générale et d’orthopédie de l’hôpital HEAL Africa est une unité clé de prise en charge des affections chirurgicales et traumatologiques. Avec une capacité fonctionnelle intégrée dans l’hôpital et plusieurs blocs opératoires, il traite un grand nombre de patients souffrant de pathologies abdominales, tumeurs, traumatismes et déformations musculo-squelettiques. Il est dirigé par un chef de département et soutenu par une équipe de chirurgiens spécialisés et des médecins en formation, avec l’appui d’infirmiers en salle opératoire et de personnels de bloc. Le service réalise régulièrement des campagnes chirurgicales collaboratives avec des équipes externes pour renforcer l’accès aux interventions complexes.
Le service de pédiatrie et de néonatologie assure la prise en charge médicale des enfants depuis la naissance jusqu’à l’adolescence. Il comprend des lits pédiatriques et néonatals intégrés à l’hôpital, où sont traitées les infections infantiles, la malnutrition, les troubles du développement et les soins aux nouveau-nés à risque. Il est encadré par des pédiatres spécialistes, des médecins résidents et des stagiaires, avec des infirmiers spécialement formés à la surveillance des patients pédiatriques et néonatals. Ce service travaille en étroite collaboration avec la maternité pour assurer la transition mère-enfant après l’accouchement.
Le service de gynéco-obstétrique de HEAL Africa couvre la santé reproductive de la femme, le suivi des grossesses, les accouchements et les soins gynécologiques. Il comprend une maternité fonctionnelle dotée de lits dédiés aux consultions prénatales, au travail et à l’accouchement, ainsi qu’à la prise en charge des complications obstétricales. L’équipe est composée de gynécologues-obstétriciens, de résidents et de stagiaires, assistés par des infirmiers spécialisés. Ce service est aussi reconnu pour les soins spécialisés gratuits, notamment la réparation des fistules obstétricales, des prolapsus et d’autres séquelles liées à l’accouchement ou à la violence sexuelle.
Le service de laboratoire de l’hôpital HEAL Africa est une unité médico-technique essentielle, assurant le soutien diagnostique à l’ensemble des services cliniques. Il joue un rôle central dans le diagnostic, le suivi et l’orientation thérapeutique des patients hospitalisés et ambulatoires, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité des soins.
Les principaux types d’examens réalisés comprennent :
• Hématologie : numération formule sanguine, hémoglobine, groupage sanguin ;
• Biochimie : glycémie, urée, créatinine, transaminases, bilirubine, électrolytes ;
• Parasitologie : goutte épaisse et tests rapides du paludisme, examen des selles ;
• Bactériologie : examen cytobactériologique des urines, prélèvements de pus et plaies, examen des crachats ;
• Sérologie et immunologie : dépistage du VIH, hépatites virales, tests inflammatoires selon indication ;
• Examens d’urines : bandelette urinaire et analyse cytologique.
Par la diversité de ses analyses, le laboratoire constitue un pilier indispensable pour la prise en charge médicale et chirurgicale au sein de l’hôpital HEAL Africa
II.2. Type d’étude
Il s’agira d’une étude prospective, transversale à visée analytique. Elle portera sur la prévalence et la prise en charge des infections nosocomiales au sein de l’hôpital tertiaire HEAL Africa.
II.3. Population d’étude
La population d’étude sera constituée de tous les patients hospitalisés dans les différents services de l’hôpital tertiaire HEAL Africa durant la période allant du 1er décembre 2025 au 1er mai 2026.
Les services concernés inclurons notamment la chirurgie, la médecine interne, la pédiatrie, la gynéco-obstétrique et la réanimation.
II.4. Critères d’inclusion et d’exclusion
a) Critères d’inclusion :
Les patients présentant une infection nosocomiale et dont les dossiers médicaux sont complets et exploitables.
b) Critères d’exclusion :
Les patients presentant une infection nosocomiale et dont les dossiers médicaux ne sont pas complets et non exploitables. Patients n’ayant pas consentis de participer à l’étude.
II.5. Population cible
Les patients presentant une inféction nosocomiale dans les services de chirurgie, médecine interne, pédiatrie, gynéco-obstétrique et réanimation, durant notre période d’étude.
II.6. Échantillonnage
Afin de garantir la représentativité maximale de notre échantillon et d'éliminer tout biais de sélection potentiel, Notre travail inclura tous les dossiers répondant aux critères d’inclusion pendant notre période d’étude, il s’agira d’un échantillonnage exhaustif.
II.7. Méthodes, techniques et outils de collecte des données
La collecte des données sera faite à l’aide d’une fiche d’enquête structurée et pré-testée, élaborée à partir des recommandations de l’OMS et du Ministère de la Santé. Elle a recueilli les données sociodémographiques, cliniques, microbiologiques et les modalités de prise en charge.
Recrutement, sélection et formation des enquêteurs :
Les enquêteurs ont été sélectionnés parmi les infirmiers et médecins stagiaires travaillant à l’hôpital HEAL Africa. Une formation de deux jours a été organisée pour harmoniser la compréhension du questionnaire et les définitions des infections nosocomiales. Un superviseur principal a assuré le suivi et la vérification des données.
II.8. Saisie, traitement et analyse des données
Les données collectées serons saisies à l’aide du logiciel Kobocollect et analysées à l’aide de SPSS version 26.0. Les résultats serons présentés sous forme de tableaux, graphiques et pourcentages.
Les analyses inclurons une analyse descriptive, bivariée (test du Chi2) et multivariée (régression logistique). Le seuil de signification sera fixé à p < 0,05.
II.9. Contrôle de la qualité des données
Un contrôle rigoureux de la qualité des données seront effectué : vérification quotidienne des fiches, double saisie indépendante et pré-test sur 10 % de l’échantillon. Les définitions suivront les normes de l’OMS et du CDC.
II.10. Dissémination des résultats
Les résultats ont été partagés avec les responsables de l’hôpital Heal Africa pour améliorer la lutte contre les IN mais aussi sous forme d’un travail de fin d’études destiné à la faculté de médecine de l’ULPGL.
II.11. Considérations éthiques
L’étude respectera les principes éthiques de la recherche : autorisation préalable de la faculté de médecine l’ULPGL et de l’hopital tertiaire HEAL Africa, consentement éclairé des participants, confidentialité et anonymat seront garantis. Les données serons utilisées qu’à des fins scientifiques.
II.12. Les variables
Variable dépendante :
- Présence d’une infection nosocomiale ;
Variables indépendantes :
- Données sociodémographiques : âge, sexe, service ;
- Facteurs cliniques : pathologie initiale, acte invasif, traitement antibiotique ;
- Facteurs environnementaux : hygiène, stérilisation, densité ;
- Modalités de prise en charge : antibiothérapie, isolement, suivi microbiologique. Bibliographie
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Directeur & Encadreur
Encadreur: VULULI Dr SOSTHENE Dr SOSTHENE
Directeur: Dr Kangitsi Dr KANGITSI
Status
Décision ou observation:
Feu vert:
Déposé : NON
Défendu: NON
Finalisé: NON
Prévalence et prise en charge des infections nosocomiales à l’hôpital tertiaire HEAL Africa, du 1 janvier 2025 au 1 janvier 2026
Résumé
Auteur : CIRHUZA CIRHULWIRE
Niveau: L2
Département: Medecine Humaine
Année Ac: 2025-2026 , | 2026-02-12 10:44:18
Mots clés
infections nosocomiales, Prévalence, Prise en chargeIntérêt
Choix et intérêt du sujeta. Choix du sujet
Le choix de ce sujet repose sur l’importance croissante des infections nosocomiales comme indicateurs de la qualité des prestations hospitalières, surtout dans les milieux à ressources limitées comme la RDC. En tant que l’un des hôpitaux de référence du Nord-Kivu, HEAL Africa accueille un grand nombre de patients, ce qui en fait un cadre pertinent pour étudier la prévalence et la prise en charge de ces infections.
b. Intérêt du sujet
Dans le cadre de cette étude, nous avons choisi pour sujet : « De la prévalence à la prise en charge des infections nosocomiales à l’hôpital tertiaire Heal Africa du 1 décembre 2025 au 1 Mai 2026 ». La présente recherche revêt un quadruple intérêt : scientifique, académique, social et personnel.
• Du point de vue scientifique : approfondir nos connaissances en santé publique, en particulier sur les infections nosocomiales (IN), qui représentent un enjeu crucial de sécurité et de qualité des soins hospitaliers.
• Du point de vue académique : mettre en œuvre les acquis théoriques reçus au cours de notre formation, en les confrontant aux réalités du terrain hospitalier.
• Du point de vue social : comprendre les défaillances en matière de prévention et contrôle des infections nosocomiales. Les résultats pourraient aider à orienter les politiques locales de lutte contre les IN, dans un contexte de ressources limitées comme celui de la RDC.
• Du point de vue personnel : c’est un aboutissement important dans notre parcours académique et professionnel qui nous permet de renforcer notre expertise sur une problématique de santé hospitalière concrète mais aussi de contribuer activement à une amélioration des pratiques médicales dans notre environnement immédiat.
Problématique
Les infections nosocomiales constituent aujourd’hui l’un des principaux indicateurs de la qualité et de la sécurité des soins dans les systèmes de santé. Présentes dans tous les contextes de soins (hôpitaux, centres médicaux), elles représentent une complication fréquente et évitable, qui aggrave la morbidité, allonge la durée d’hospitalisation et augmente les coûts de traitement. Lorsque les établissements accueillent des cas complexes, la probabilité d’apparition de telles infections s’accroît.Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans les pays à revenu élevé, environ 7 patients hospitalisés sur 100 contractent au moins une infection nosocomiale, tandis que ce chiffre monte à 10 à 15 pour 100 dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.[7]
En Afrique, les études révèlent une situation alarmante. Une méta-analyse réalisée par l’OMS a montré que la prévalence moyenne des IN dans les hôpitaux africains est de 15,5 %, ce qui représente l’un des taux les plus élevés au monde [8]. Des enquêtes au Nigeria ont révélé que les taux d'infection dans certaines unités chirurgicales pouvaient atteindre 23 % [9], tandis qu'en Tanzanie, près de 17 % des patients hospitalisés dans des hôpitaux de district développent au moins une IAS [10]. Ces chiffres mettent en lumière les faiblesses systémiques en matière de contrôle des infections, notamment le manque d’hygiène hospitalière, l’insuffisance des ressources humaines et matérielles, et l’absence de protocoles stricts de prévention.
En République Démocratique du Congo (RDC), les données nationales sur les IN sont encore fragmentaires, mais plusieurs études menées à Kinshasa, Lubumbashi et Bukavu ont rapporté des taux allant de 11 à 25 %, selon les services et les structures étudiés [11]. La situation est particulièrement préoccupante dans les provinces de l’Est du pays, marquées par l’instabilité, l’insécurité, et un système de santé fragilisé.
Le Nord-Kivu, en particulier, fait face à des défis majeurs en matière de santé publique, notamment à cause de la forte densité de population, des conflits armés récurrents et du déplacement massif des populations. Ces facteurs accentuent le risque de contamination croisée et la faible capacité de gestion des flux hospitaliers, ce qui augmente le risque d’IN dans les structures locales [12].
Dans la ville de Goma, une étude locale a rapporté une prévalence globale de 16 % (136 patients infectés sur 850 hospitalisés) dans deux hôpitaux de référence (17 % à l’HGR CBCA Virunga et 14,2 % à l’HGR La Charité). Dans cette étude, la prévalence dans les services de soins intensifs atteignait 31,6 %, et en néonatologie 25,7 % [13]. Ces chiffres reflètent un contexte de risques élevés liés aux installations, à la durée d’hospitalisation et à la nature des interventions.
L’hôpital tertiaire HEAL Africa accueille un grand nombre de patients vulnérables : femmes enceintes, blessés de guerre, victimes de violences sexuelles, enfants malnutris ; autant de situations exposant davantage aux actes invasifs et à la prolongation des séjours hospitaliers. L’hôpital est fortement sollicité lors de crises, ce qui contribue à la surcharge des services : par exemple, entre le 26 janvier et le 14 février 2025, HEAL Africa a accueilli 829 blessés, dont 174 restaient hospitalisés, avec certaines installations débordées. [14]
La complexité des cas, l’usage fréquent de dispositifs médicaux invasifs, la durée prolongée de l’hospitalisation et la surcharge des services sont autant de facteurs favorisant la survenue des infections nosocomiales dans cet établissement. Cependant, malgré l’ampleur du problème, peu d’études ont été conduites spécifiquement à HEAL Africa pour déterminer la prévalence et la prise en charge des infections nosocomiales. Ce manque de données fiables limite la capacité de l’institution à mettre en œuvre une politique de prévention et de contrôle ciblée et efficace.
Il apparaît donc essentiel d’entreprendre une étude centrée sur la prévalence et la prise en charge des infections nosocomiales à HEAL Africa, afin de fournir une base scientifique locale, d’améliorer la qualité des soins, de réduire la morbi-mortalité hospitalière et de renforcer la sécurité des patients et du personnel soignant. Cette démarche permettra d’orienter les décideurs sanitaires et les gestionnaires hospitaliers vers l’élaboration de stratégies de prévention adaptées, efficientes et durables dans la province du Nord-Kivu et en RDC.
Plan provisoire
• Page de garde
• Dédicace
• Remerciements
• Liste des sigles et abréviations
• Résumé
• Table des matières
• Liste des tableaux
• Liste des figures
Introduction générale
1. Contexte général et justification
2. Problématique
3. Intérêt du sujet (scientifique, académique, sanitaire, socio-économique et opérationnel)
4. Hypothèses de recherche
5. Objectifs de l’étude
Chapitre I : Revue de la littérature
Chapitre II : Matériel et méthodes
1. Type et design de l’étude
2. Cadre et période d’étude
3. Population d’étude
4. Critères d’inclusion et d’exclusion
5. Échantillonnage et taille de l’échantillon
6. Variables d’étude
7. Techniques et outils de collecte des données
8. Analyse et traitement statistique
9. Considérations éthiques
10. Limites et biais prévisibles
Chapitre III : Résultats
Chapitre IV : Discussion
Conclusion et recommandations
Références bibliographiques
Annexes
Hypothèses
Hypothèses de recherchea. Hypothèse générale
La prévalence des infections nosocomiales à l’Hôpital tertiaire HEAL Africa est élevée et leur prise en charge reste insuffisamment optimisée en raison de facteurs organisationnels, environnementaux et comportementaux.
b. Hypothèses spécifiques
1) Les services de chirurgie, de réanimation et de gynéco-obstétrique présentent les taux les plus élevés d’infections nosocomiales.
2) Les bactéries Gram négatif, notamment Klebsiella pneumoniae, Pseudomonas aeruginosa et Escherichia coli, sont les agents les plus fréquemment isolés.
3) Les facteurs de risque les plus importants sont les gestes invasifs, la durée prolongée d’hospitalisation et une hygiène hospitalière insuffisante.
4) Les types d’infections nosocomiales les plus fréquents à HEAL Africa pouraient être les inféctions respitatoires et infections urinaires.
5) L’amélioration de la formation, de la surveillance et du contrôle des infections pourraientt réduire significativement leur incidence.
Méthodes
CHAPITRE II : MATERIELS ET METHODESII.1. Cadre d’étude
Présentation de l’institution HEAL Africa
A. Situation géographique
Elle est située au sud de la ville de Goma, dans la commune de GOMA, Avenue des Ronds-points N111, à côté de la Banque de Développement de Pays de Grands Lacs (BDGL) ; Ses limites :
Au Nord : par l’hôtel MULINGA
Au Sud : par l’église MEPAC
A l’Est : par la Banque Centrale du Congo
A l’Ouest : par la société PINACLE Security.
B. Organisation administrative et structurelle
Les services médicaux qui comprennent : Le service d’orthopédie, Gynéco - obstétrique, Chirurgie générale, Médecine Interne, Pédiatrie et néonatologie, Soins intensifs, Médecine de Famille, Dentisterie, Ophtalmologie, Outreach.
Les services médicaux-techniques comprennent : le laboratoire, l’anesthésiologie, l’imagerie, la kinésithérapie, …
Autres services tels que : le service Informatique et Recherches, Statistique, Pharmacie, Logistique, Charroi automobile, Sécurité, Buanderie, Service de Propreté, Ministère Spirituel, etc.
Outre, ces services de HEAL AFRICA pilote beaucoup d’autres projets d’assistance sociale.
Description des services concernés par l’étude
Au cours de notre étude ; le service de Médecine Interne, chirurgie générale et orthopédie, Gynéco-obstétrique, Pédiatrie générale et néonatologie, et celui du Laboratoire nous intéresserons.
Le service de médecine interne de l’hôpital HEAL Africa est une unité de référence pour la prise en charge des pathologies de l’adulte. Il dispose d’une capacité d’hospitalisation de 32 lits, extensible en cas de saturation, et accueille des patients provenant de la ville de Goma et des zones rurales environnantes. Le service est supervisé par un chef de département et un chef de service, avec une équipe médicale composée de spécialistes, de médecins résidents et de stagiaires, appuyée par des infirmiers aid. Il bénéficie du soutien des soins intensifs pour les cas graves ainsi que d’une unité moderne d’endoscopie pour le diagnostic et la prise en charge des affections digestives.
Le service de chirurgie générale et d’orthopédie de l’hôpital HEAL Africa est une unité clé de prise en charge des affections chirurgicales et traumatologiques. Avec une capacité fonctionnelle intégrée dans l’hôpital et plusieurs blocs opératoires, il traite un grand nombre de patients souffrant de pathologies abdominales, tumeurs, traumatismes et déformations musculo-squelettiques. Il est dirigé par un chef de département et soutenu par une équipe de chirurgiens spécialisés et des médecins en formation, avec l’appui d’infirmiers en salle opératoire et de personnels de bloc. Le service réalise régulièrement des campagnes chirurgicales collaboratives avec des équipes externes pour renforcer l’accès aux interventions complexes.
Le service de pédiatrie et de néonatologie assure la prise en charge médicale des enfants depuis la naissance jusqu’à l’adolescence. Il comprend des lits pédiatriques et néonatals intégrés à l’hôpital, où sont traitées les infections infantiles, la malnutrition, les troubles du développement et les soins aux nouveau-nés à risque. Il est encadré par des pédiatres spécialistes, des médecins résidents et des stagiaires, avec des infirmiers spécialement formés à la surveillance des patients pédiatriques et néonatals. Ce service travaille en étroite collaboration avec la maternité pour assurer la transition mère-enfant après l’accouchement.
Le service de gynéco-obstétrique de HEAL Africa couvre la santé reproductive de la femme, le suivi des grossesses, les accouchements et les soins gynécologiques. Il comprend une maternité fonctionnelle dotée de lits dédiés aux consultions prénatales, au travail et à l’accouchement, ainsi qu’à la prise en charge des complications obstétricales. L’équipe est composée de gynécologues-obstétriciens, de résidents et de stagiaires, assistés par des infirmiers spécialisés. Ce service est aussi reconnu pour les soins spécialisés gratuits, notamment la réparation des fistules obstétricales, des prolapsus et d’autres séquelles liées à l’accouchement ou à la violence sexuelle.
Le service de laboratoire de l’hôpital HEAL Africa est une unité médico-technique essentielle, assurant le soutien diagnostique à l’ensemble des services cliniques. Il joue un rôle central dans le diagnostic, le suivi et l’orientation thérapeutique des patients hospitalisés et ambulatoires, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité des soins.
Les principaux types d’examens réalisés comprennent :
• Hématologie : numération formule sanguine, hémoglobine, groupage sanguin ;
• Biochimie : glycémie, urée, créatinine, transaminases, bilirubine, électrolytes ;
• Parasitologie : goutte épaisse et tests rapides du paludisme, examen des selles ;
• Bactériologie : examen cytobactériologique des urines, prélèvements de pus et plaies, examen des crachats ;
• Sérologie et immunologie : dépistage du VIH, hépatites virales, tests inflammatoires selon indication ;
• Examens d’urines : bandelette urinaire et analyse cytologique.
Par la diversité de ses analyses, le laboratoire constitue un pilier indispensable pour la prise en charge médicale et chirurgicale au sein de l’hôpital HEAL Africa
II.2. Type d’étude
Il s’agira d’une étude prospective, transversale à visée analytique. Elle portera sur la prévalence et la prise en charge des infections nosocomiales au sein de l’hôpital tertiaire HEAL Africa.
II.3. Population d’étude
La population d’étude sera constituée de tous les patients hospitalisés dans les différents services de l’hôpital tertiaire HEAL Africa durant la période allant du 1er décembre 2025 au 1er mai 2026.
Les services concernés inclurons notamment la chirurgie, la médecine interne, la pédiatrie, la gynéco-obstétrique et la réanimation.
II.4. Critères d’inclusion et d’exclusion
a) Critères d’inclusion :
Les patients présentant une infection nosocomiale et dont les dossiers médicaux sont complets et exploitables.
b) Critères d’exclusion :
Les patients presentant une infection nosocomiale et dont les dossiers médicaux ne sont pas complets et non exploitables. Patients n’ayant pas consentis de participer à l’étude.
II.5. Population cible
Les patients presentant une inféction nosocomiale dans les services de chirurgie, médecine interne, pédiatrie, gynéco-obstétrique et réanimation, durant notre période d’étude.
II.6. Échantillonnage
Afin de garantir la représentativité maximale de notre échantillon et d'éliminer tout biais de sélection potentiel, Notre travail inclura tous les dossiers répondant aux critères d’inclusion pendant notre période d’étude, il s’agira d’un échantillonnage exhaustif.
II.7. Méthodes, techniques et outils de collecte des données
La collecte des données sera faite à l’aide d’une fiche d’enquête structurée et pré-testée, élaborée à partir des recommandations de l’OMS et du Ministère de la Santé. Elle a recueilli les données sociodémographiques, cliniques, microbiologiques et les modalités de prise en charge.
Recrutement, sélection et formation des enquêteurs :
Les enquêteurs ont été sélectionnés parmi les infirmiers et médecins stagiaires travaillant à l’hôpital HEAL Africa. Une formation de deux jours a été organisée pour harmoniser la compréhension du questionnaire et les définitions des infections nosocomiales. Un superviseur principal a assuré le suivi et la vérification des données.
II.8. Saisie, traitement et analyse des données
Les données collectées serons saisies à l’aide du logiciel Kobocollect et analysées à l’aide de SPSS version 26.0. Les résultats serons présentés sous forme de tableaux, graphiques et pourcentages.
Les analyses inclurons une analyse descriptive, bivariée (test du Chi2) et multivariée (régression logistique). Le seuil de signification sera fixé à p < 0,05.
II.9. Contrôle de la qualité des données
Un contrôle rigoureux de la qualité des données seront effectué : vérification quotidienne des fiches, double saisie indépendante et pré-test sur 10 % de l’échantillon. Les définitions suivront les normes de l’OMS et du CDC.
II.10. Dissémination des résultats
Les résultats ont été partagés avec les responsables de l’hôpital Heal Africa pour améliorer la lutte contre les IN mais aussi sous forme d’un travail de fin d’études destiné à la faculté de médecine de l’ULPGL.
II.11. Considérations éthiques
L’étude respectera les principes éthiques de la recherche : autorisation préalable de la faculté de médecine l’ULPGL et de l’hopital tertiaire HEAL Africa, consentement éclairé des participants, confidentialité et anonymat seront garantis. Les données serons utilisées qu’à des fins scientifiques.
II.12. Les variables
Variable dépendante :
- Présence d’une infection nosocomiale ;
Variables indépendantes :
- Données sociodémographiques : âge, sexe, service ;
- Facteurs cliniques : pathologie initiale, acte invasif, traitement antibiotique ;
- Facteurs environnementaux : hygiène, stérilisation, densité ;
- Modalités de prise en charge : antibiothérapie, isolement, suivi microbiologique.
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